Commerçants mécontents: «Un problème d'évaluation», dit Labeaume

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Le maire Labeaume a souligné que le propriétaire de l'Inox, Philippe Desrosiers (photo), l'un des commerçants rencontrés lundi, a vu son compte de taxes baisser cette année.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les commerçants de Québec ne sont pas particulièrement surtaxés, selon le maire Régis Labeaume. Au terme d'une rencontre avec des entrepreneurs mécontents, dont plusieurs restaurateurs, il en vient à la conclusion que le problème repose davantage sur la hausse de la valeur des bâtiments commerciaux.

Un petit groupe de commerçants disant en représenter une trentaine au total a obtenu une rencontre avec le maire de Québec, lundi, une semaine après avoir lancé un cri du coeur dans le Journal de Québec. Ces derniers ont dit crouler sous les taxes municipales et lutter pour leur survie.

«On a passé à travers le dossier et on en est arrivé à la conclusion que ce n'était pas un problème de taxes, c'est un problème d'évaluation des bâtiments», a déclaré Régis Labeaume en point de presse, lundi, à sa sortie de la rencontre, à laquelle participait également Jonathan Julien, vice-président du comité exécutif de la Ville.

Selon le maire, la hausse de la valeur des bâtiments commerciaux aurait davantage été difficile à absorber pour les commerçants. La hausse du compte de taxes n'aurait pas fluctué davantage à Québec qu'ailleurs, mais aurait été influencée par l'augmentation des dernières évaluations foncières. «Ceci dit, ça n'a pas plus augmenté qu'ailleurs», a ajouté M. Labeaume. 

Le maire a insisté sur le fait qu'il n'avait pas de contrôle sur les évaluations. «On fait juste appliquer les lois du Québec, a-t-il dit. On a juste une poignée et c'est l'augmentation de taxes. L'évaluation des bâtisses, on n'a pas de poignée.»

Formule Robin des Bois

À ce sujet, le maire a rappelé aux commerçants qu'ils avaient, pour beaucoup d'entre eux, profité de la formule Robin des Bois mise sur pied par la Ville de Québec en 2013 et reconduite cette année. «Ils auraient payé plus cher de taxes n'eut été de ce qu'on a fait.» La formule vise à réduire le fardeau fiscal des petites entreprises en faisant payer davantage les plus grandes. 

M. Labeaume a notamment évoqué que le propriétaire de l'Inox, Philippe Desrosiers, l'un des commerçants rencontrés lundi, a vu son compte de taxes baisser cette année. Le maire a plus tard affirmé que «quand t'as moins de clients dans ton restaurant, tu te focus plus sur les dépenses. Il y a quelque chose d'humain là-dedans, c'est normal.»

Au terme de l'exercice, le maire constate que les entreprises n'ont pas «de problème commun» et que chacun avait son problème à confier. Il entend les régler un à un. «Ma porte est ouverte.»

Les commerçants ayant participé à la réunion, lundi, sont sortis de l'hôtel de ville l'air enthousiastes. Philippe Desrosiers a parlé d'une discussion «positive» et «amicale». Il avait cependant encore des inquiétudes. «Les taxes foncières, c'est quelque chose, mais c'est toutes les autres taxes comme les taxes d'eau et les taxes de vidanges. [...] On a voulu lancer un signal d'alarme.»

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