Le maire de Stoneham accuse Labeaume de créer une ruée sur les permis de construction

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La décision de la Communauté métropolitaine de Québec de reporter de six mois l'application du RCI fait craindre une ruée pour les permis de construction à Stoneham.

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(Québec) Le maire de Stoneham, Robert Miller, accuse Régis Labeaume d'avoir «créé un monstre». Il craint une véritable ruée vers les permis de construction durant les six prochains mois dans la couronne nord, pour ne pas dire un boum immobilier incontrôlable. «C'est complètement malade!»

M. Miller digérait déjà mal tout le processus «en catimini» ayant mené au règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur l'eau potable, adopté en mars. Voilà qu'il ulcère. «J'ai l'habitude d'être patient, d'être quelqu'un qui cherche des solutions. Mais là, vous avez assez ri de nous. Vous avez fini de casser du sucre sur le dos des gens de Stoneham», a-t-il lancé en conférence de presse, vendredi matin.

Le maire Miller réagissait ainsi à la décision de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) de reporter de six mois l'application du RCI, annoncée jeudi par son président, Régis Labeaume. «On vient de nous dire qu'on a fait une démarche inutile pendant quatre mois de temps», a pesté M. Miller. Le RCI prévoit d'interdire toute construction sur un terrain en pente de plus 15 % et oblige à être raccordé au réseau d'égouts et d'aqueduc.

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Le maire de Stoneham, Robert Miller, accuse Régis Labeaume d'avoir «créé un monstre».

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M. Miller affirme que le bar est maintenant ouvert. Il craint tout particulièrement une demande monstre de permis par les citoyens qui, après avoir perdu espoir de construire en décembre après l'imposition par la CMQ d'un moratoire sur la construction, voient une porte de sortie pour mener à bien leurs projets résidentiels. La fenêtre de six mois ajoute à la pression, poursuit le maire de Stoneham. 

«Ça représente pour nous, à l'interne, entre 400 et 500 permis en une période de six mois [d'ici le 20 octobre]. [...] C'est quatre ans et demi de permis!» a dénoncé M. Miller. Pour une année normale, Stoneham délivre entre 85 et 100 permis, selon le service d'urbanisme. Une ruée vers les permis de construction s'était également vue au mois de décembre, à quelques jours de l'imposition du moratoire. 

Qualifiant les agissements du maire de Québec de «dictature», M. Miller s'est amusé, pince-sans-rire, à jouer au médium. Selon lui, son homologue de la capitale lui fera porter l'odieux de l'octroi massif de permis de construction au cours des prochains mois. 

Réglementation modifiée

Pour éviter que les projets résidentiels ne partent tous en même temps cet été, les élus de Stoneham entendent amender la réglementation municipale. «On va donner une période d'un an [au lieu des six mois actuels] pour construire. Quelqu'un pourrait par exemple venir chercher son permis au mois de septembre, début octobre 2016, et il aura jusqu'à octobre 2017 pour construire. On veut essayer d'étirer ça parce que c'est fou. En dedans de six mois, c'est malade, ça ne passe pas.»

Un tel boum appréhendé fait craindre des impacts sur l'environnement, ce que M. Miller juge ironique considérant qu'il s'agit de l'objectif du RCI. «Je crains une catastrophe pour l'environnement [...] On a créé un beau merdier dont le seul responsable est le maire de Québec et président de la CMQ, Régis Labeaume.»

Endettement des citoyens

Marc Bertrand, conseiller municipal de Lac-Beauport, où trois demandes de permis de construction ont été déposées dès vendredi matin, était présent en appui au maire Miller.

Il croit que certains ménages vont s'endetter prématurément pour compléter leur projet d'avenir. «À mon avis, c'est presque le pire scénario. [...] Ce que ça risque de faire, c'est d'engorger les services municipaux et, moi, ce qui me fait peur, c'est qu'énormément de citoyens risquent de s'endetter pour faire des travaux qu'ils auraient peut-être prévu faire dans deux ans», a dit M. Bertrand. «Les gens voient la sortir de secours et ils vont la prendre.»

Le conseiller affirme que le RCI dans sa forme actuelle est invalide et qu'il ne passera pas le test au ministère des Affaires municipales. «Je suis très confiant qu'il y a des fonctionnaires crédibles, sérieux, et qu'un ministre va se rendre compte que ce règlement-là est [...] immoral, invalide, injustifié.»

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