Canot à glace et Crashed Ice en démonstration dans d'éventuels JO à Québec

Si des Jeux olympiques devaient être présentés un... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Si des Jeux olympiques devaient être présentés un jour à Québec, le canot à glace, épreuve typiquement québécoise, pourrait être présentée en démonstration.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Des JO à Québec ?

Sports

Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Lausanne, Suisse) «Je ne suis pas en mode olympique! Calmez-vous le pompon!» Régis Labeaume a beau répéter cette formule comme un mantra depuis des semaines, il partage un peu plus chaque jour sa vision de ce que pourraient être des Jeux d'hiver à Québec en 2026. Dernière trouvaille en date : présenter le canot à glace sur le fleuve et le Crashed Ice comme discipline de démonstration.

Le maire de Québec en a parlé lundi avec le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

«Quand on a rencontré M. Bach, on lui a décrit la course en canot. Il capotait», a lancé M. Labeaume en mêlée de presse mercredi après-midi à Lausanne en Suisse. «Il n'en revenait pas. On lui a dit : "Nous, on ajouterait la course en canot en démonstration et le monde entier verrait ça".»

Le maire aimerait aussi montrer le Crashed Ice, ce sport de patinage extrême qui s'est tenu pendant plusieurs années au coeur du Vieux-Québec.

Le caractère éminemment commercial de ce sport littéralement inventé par la compagnie autrichienne de boissons énergisantes Red Bull serait un point à éclaircir, mais la volonté de Québec est là.

«Ce serait les deux sports à considérer. Le canot à glace, ça ferait un malheur! Ce serait extraordinaire.»

Mais, même s'il rêve à voix haute, devinez ce que Régis Labeaume a répété après cette révélation : «Je ne suis pas en mode olympique.»

«Mais si un jour, dans quelques années, peut-être dans 20 ans...», a-t-il lancé, souhaitant couper court à une impression de plus en plus répandue à Québec depuis son arrivée à Lausanne dimanche. Plusieurs élus comme ceux de l'opposition à l'hôtel de ville, certains commentateurs et des citoyens ont l'impression que son idée est faite et qu'il ramènera dans ses valises la volonté ferme d'une candidature pour 2026.

«Tout le monde répète que je suis en mode olympique, je ne sais pas qui est en mode olympique, mais moi, je ne le suis pas», a tranché pour la xième fois M. Labeaume mercredi après-midi à Lausanne.

«Ça échafaude. C'est pas drôle. Il est peut-être temps que j'arrive en ville pour calmer tout le monde, a-t-il lancé. Ceux qui prétendent que je suis en mode olympique, qu'ils se calment», a ajouté M. Labeaume en les invitant à «prendre leur gaz égal».

 «Sauf que l'analyse qu'on fait là, on la fait pour des années. On va être capables de planifier pour l'avenir. On a accès à beaucoup d'informations. Ici, c'est le Vatican», a-t-il illustré en allusion à la proximité des fédérations sportives et du potentiel d'échanges et de rencontres. 

«À fond pour les Jeux d'hiver 2026» 

Il n'y a pas qu'au Québec où Régis Labeaume devra marteler qu'il «n'est pas en mode olympique». Le site Internet parisien FrancsJeux.com, consacré au sport international dans la Francophonie, a titré fort le sujet de son infolettre de mercredi. «Le maire de Québec à fond pour les Jeux d'hiver 2026», pouvait-on lire. Un article lié au courriel était pour sa part coiffé du titre «Maintenant, je crois aux Jeux à Québec en 2026». En fait, l'article fait allusion au fait que Régis Labeaume a dit lundi «croire au sérieux» du président Thomas Bach a réformer les JO. De là à dire qu'il croit aux Jeux à Québec, il y a un pas que Régis Labeaume travaille bien fort à ne pas voir franchi en répétant, là encore, qu'il n'est «pas en mode olympique».

Outre ce titre, FrancsJeux fait toutefois un résumé juste des dernières semaines au Québec, des diverses réactions à la mission du maire Labeaume en Suisse et à la perspective d'une nouvelle aventure olympique pour la capitale.

Le maire Régis Labeaume et le pdg du... (Collaboration spéciale, Le Soleil, Valérie Gaudreau) - image 2.0

Agrandir

Le maire Régis Labeaume et le pdg du Centre des congrès de Québec, Pierre-Michel Bouchard en point de presse mercredi après-midi à Lausanne.

Collaboration spéciale, Le Soleil, Valérie Gaudreau

«Les coûts, ça fait peur aux payeurs de taxes»

Que Québec fonce ou non pour une candidature aux Jeux olympiques de 2026 à l'issue de «l'analyse» en cours, il faudra voir quelles autres villes seraient dans la course. Pour l'instant, on sait que Sion, la capitale du Valais, en Suisse, souhaite obtenir les JO d'hiver de 2026. Combien d'autres candidatures dans la mire? «Aucune autre au moment où on se parle. On le saurait. On s'est organisé pour savoir ce qui se passe chez d'autres candidatures», a dit le maire de Québec, Régis Labeaume, à Lausanne mercredi. Il voit dans le faible nombre actuel de candidatures pressenties la confirmation que les Jeux doivent devenir plus «modestes», comme le souhaite le président du CIO, Thomas Bach. «Ce n'est pas pour rien qu'ils changent. Parce que le modèle actuel fait peur à tout le monde. Les coûts, ça fait peur aux payeurs de taxes», a dit M. Labeaume. En 2006, Sion n'a pas obtenu les Jeux d'hiver de 2006, qui se sont tenus à Turin. Lausanne recevra pour sa part les Jeux olympiques d'hiver de la Jeunesse en 2020.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer