Labeaume convaincu du «sérieux» du CIO à changer les Jeux

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«Cinq heures de travail et franchement, on a eu une tonne de réponses.» Le maire de Québec Régis Labeaume est sorti d'une longue rencontre avec le président du CIO, Thomas Bach.

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Des JO à Québec ?

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Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Lausanne, Suisse) «Cinq heures de travail et franchement, on a eu une tonne de réponses.» Le maire de Québec, Régis Labeaume, est sorti enthousiaste d'une longue rencontre avec des représentants du Comité international olympique (CIO) lundi à Lausanne. Juste avant, il a dîné avec le président, Thomas Bach, qui lui a réservé un accueil chaleureux.

«J'ai l'impression que le président Bach est en train de donner un virage majeur à cette organisation. On l'entendait de loin, mais notre expérience d'aujourd'hui nous dit que c'est très sérieux», a commenté M. Labeaume à propos de L'Agenda 2020, au menu de la réunion de lundi.

«J'écoutais ces gens-là et, vraiment, je crois à ça maintenant. Je suis venu ici pour vérifier mon hypothèse et ma compréhension, c'est que c'est sérieux», a-t-il martelé devant les journalistes québécois au siège du CIO.

«On est passé à travers tous les éléments et à chaque élément, on avait une réponse et si on ne l'a pas eue maintenant, on l'aura plus tard», a expliqué le maire de Québec.

M. Labeaume, son attaché de presse, Paul-Christian Nolin et le président de Gestev, Patrice Drouin, ont participé à la rencontre avec Jacqueline Barrett, directrice associée aux Jeux olympiques, Hannah Burns, qui dirige le développement des candidatures, et Mattias Kaestner, à la tête des services offerts aux villes candidates.

L'Agenda 2020, document adopté par le CIO en 2014 peu après l'arrivée du président Bach, contient 40 recommandations pour réformer les JO d'été et d'hiver. La volonté est de les rendre plus «modestes», moins coûteux et «à échelle humaine» après les excès de Sotchi 2014.

L'une des principales recommandations de L'Agenda 2020 est de permettre des candidatures conjointes avec d'autres villes. C'est ce qui intéresse la Ville de Québec en premier lieu avec un jumelage avec Calgary ou Lake Placid, par exemple.

Et sur ce point, Régis Labeaume dit avoir été satisfait des réponses obtenues. «Ce n'est plus une hypothèse, c'est acquis. Il n'y a aucun problème pour qu'on tienne ça dans deux villes, même de deux pays différents. C'est majeur», a certifié le maire.

Pour Québec, une candidature conjointe viserait notamment à régler le problème de la montagne pour la descente masculine. La région n'en possède pas d'assez imposante. Mais même sur ce point, des solutions ont été discutées lundi. «On a montré notre projet, mais on verra. Toutes sortes de réflexions se font en ce moment. Il y a toutes sortes d'hypothèses dans l'air. Le temps venu, on va rencontrer la Fédération internationale de ski.»

Une rencontre est d'ailleurs prévue sous peu avec son président, Gian-Franco Kasper.

«Bienvenue»

Avant la rencontre technique, le maire de Québec avait reçu un accueil chaleureux du président du CIO, Thomas Bach.

«Comme le maire l'a déjà indiqué, il y a des questions et nous sommes prêts à répondre à toutes vos questions parce que c'est une procédure très transparente, très ouverte et nous sommes ici pour cette réunion technique et vous fournir toutes les informations nécessaires. Bienvenue», a déclaré M. Bach.

Après une poignée de main et quelques mots à la presse, les deux hommes sont entrés dans une salle le temps de partager un repas. M. Bach n'a toutefois pas participé à la rencontre technique qui s'est terminée un peu après 17h30, heure de Lausanne.

Finies les démarches parallèles au COC, assure Labeaume

L'analyse d'une possible candidature de Québec pour les Jeux d'hiver de 2026 se fera avec le Comité olympique canadien (COC) dans le coup, a assuré Régis Labeaume après sa réunion au siège du Comité international olympique (CIO) à Lausanne. Même le président du CIO, Thomas Bach, y a fait allusion devant les journalistes lundi.

Si la présente visite en Suisse a été organisée directement entre le cabinet du maire de Québec et le CIO qui l'a invité, les démarches parallèles sont du passé, a assuré Régis Labeaume.

«À partir de maintenant, je vais m'asseoir avec Tricia Smith», a dit M. Labeaume à propos de la présidente du Comité olympique canadien qui a succédé en novembre à Marcel Aubut, parti dans la controverse après des allégations de harcèlement sexuel. 

La réflexion cruciale des prochains mois, a assuré M. Labeaume, se fera en toute «transparence» avec le COC.

En courte séance de photo à l'arrivée du maire Labeaume au siège du CIO, le président Thomas Bach avait d'ailleurs eu un mot pour les responsables canadiens du Mouvement olympique.

«Je suis ravi de cette rencontre qui a été initiée à l'époque par le Comité olympique canadien», a-t-il dit.

«De la diplomatie»

Questionné sur cette affirmation de Thomas Bach à l'issue de la rencontre de travail, Régis Labeaume a interprété ces propos comme une volonté de Thomas Bach «de rester en bons termes avec le Comité olympique canadien».

«Moi, j'ai parlé à Tricia Smith pour être certain que ça ne dérangeait pas trop de monde», a-t-il expliqué à propos de son voyage en Suisse. «Vous savez, il y a des membres du Comité olympique canadien qui ont été un petit peu surpris alors que le président dise ça, je pense que c'est de la gestion politique. C'est de la diplomatie.»

Autre obligation avant de voir Québec devenir officiellement candidate pour 2026 : savoir si d'autres villes veulent les JO. «Est-ce que Toronto prévoit être candidate pour les Olympiques d'été de 2028? Calgary pour 2026? Je ne le sais pas. Il y a plein de choses actuellement en mouvance. Il faut que j'aille m'asseoir avec Tricia», a conclu M. Labeaume.

Lu, vu, entendu

LU

Le magazine officiel du Mouvement olympique pour constater que la passion du CIO pour Lillehammer est bien réelle. Alors que le maire Régis Labeaune parlait dimanche du désir de «retrouver l'esprit» des Jeux «modestes et festifs» qui se sont déroulés dans cette petite ville de Norvège en 1994, voilà qu'ils font l'objet d'un article élogieux pour l'utilisation des installations olympiques. «Tout ce qui a été construit pour les Jeux d'hiver 1994 demeure utilisé soit par la collectivité, soit à des fins commerciales. Aucun des sites n'est dépassé aujourd'hui, aucun d'entre eux n'a vraiment pris de l'âge, ce qui signifie que, depuis 1994, ils ont été constamment utilisés et modernisés», dit le directeur exécutif des Jeux olympiques, Christophe Dubi.

VU

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Le passage de Régis Labeaume a été souligné par le CIO qui avait inscrit son nom sur les cartes de visiteur distribuées aux journalistes. Un écran géant à l'entrée des bureaux lausannois affichait aussi le passage du maire. 

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On imagine que c'est la tradition pour tous les invités reçus par le Comité international olympique, mais n'empêche, le passage de Régis Labeaume a été souligné par le CIO qui avait inscrit le nom de maire sur les cartes de visiteur distribuées aux journalistes. Un écran géant à l'entrée des bureaux lausannois affichait aussi le passage du maire. «Bienvenue au maire Régis Labeaume, maire de Québec», pouvait-on lire. On souhaitait toutefois la bienvenue au «mayor of Quebec City»... en anglais.  

ATTENDU

Eh oui, vous avez bien lu! Aujourd'hui, on change cette partie de rubrique «entendu» par «attendu». Longue journée de «pied de grue» pour les journalistes québécois qui suivent Régis Labeaume en mission à Lausanne. Plus de cinq heures d'attente au siège du CIO pendant que se déroulait la rencontre avec les représentants du Mouvement olympique. Des heures pendant lesquelles les représentants de la presse québécoise ont, il faut le dire, été traités aux petits oignons avec espace pour travailler, fauteuils, tables, accès Internet et... un dîner. Un buffet a en effet été servi pour faire patienter les journalistes cloîtrés. Au CIO, on sait recevoir! Et on vous confirme aussi que Coca-Cola, commanditaire majeur des Jeux olympiques, était plutôt bien représentée au rayon des breuvages...

Olympiques: Lévis sera derrière Québec

Si Québec veut organiser des Jeux olympiques «modestes», la Ville de Lévis est tout à fait prête à participer. «On va être derrière Québec s'il se passe quelque chose au niveau de l'organisation de Jeux olympiques, c'est certain», a réagi le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, avant la séance du conseil municipal lundi. M. Lehouillier partage la vision du maire Régis Labeaume quant à l'organisation d'un événement rassembleur, mais moins coûteux. «Je pense qu'il y aurait peut-être un intérêt à le faire», dit-il, soulignant que Lévis possède de grands espaces, qui pourraient accommoder Québec dans la tenue d'une telle rencontre internationale. «On va être solidaires», ajoute-t-il. 

Avec Patricia Cloutier

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