Saint-Sauveur réclame un lien mécanique vers la haute ville

Le plan de mobilité durable du quartier Saint-Sauveur... (Photos Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Le plan de mobilité durable du quartier Saint-Sauveur recommande un lien mécanique qui permettrait d'accéder plus facilement à la haute ville. Pour l'instant, les résidents doivent emprunter des artères comme la Pente-Douce (photo).

Photos Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le quartier Saint-Sauveur souhaiterait avoir un lien mécanique qui permettrait aux personnes à mobilité réduite et aux familles avec poussettes d'accéder plus facilement à la haute ville. Cette recommandation est l'une des 62 constituant le plan de mobilité durable déposé jeudi par le conseil de quartier.

«Saint-Sauveur est un quartier qui compte beaucoup de familles et de personnes ne possédant pas d'automobile. Cependant, monter en haute ville avec une poussette ou un fauteuil roulant est tout un défi. La côte de l'Aqueduc est très en pente et la côte de la Pente-Douce est très loin. Même l'accès pour les piétons par l'escalier Victoria n'est pas de tour repos», explique Éric Martin, du comité des citoyens de Saint-Sauveur.

Le lien mécanique le plus proche, l'ascenseur du Faubourg, est situé à deux kilomètres, dans Saint-Roch. Dans son plan de mobilité durable, le conseil de quartier présente à titre d'exemple une photo de l'ascenseur Lacerda, qui relie depuis 1873 la basse ville et la haute ville de Salvador de Bahia, au Brésil. «Québec n'est pas la seule ville avec des montées et des falaises. Il y en a partout dans le monde et il y a des liens mécaniques», indique M. Martin.

Pour la conseillère municipale Chantal Gilbert, qui assistait au dévoilement, l'idée d'un troisième lien mécanique entre la basse ville et la haute ville est ambitieuse, mais nécessitera davantage d'analyse.

«Ça va coûter tellement cher qu'il faudra que le conseil municipal analyse ça plus en profondeur», a-t-elle affirmé, faisant remarquer qu'un autre projet semblable était plus avancé que celui de Saint-Sauveur.

Infrastructures insuffisantes

«Il y a longtemps qu'on parle d'un lien mécanique pour les cyclistes et les personnes à mobilité réduite entre Saint-Roch et le Vieux-Québec, et je pense qu'on va étudier d'abord ce projet avant d'aller plus loin avec celui de Saint-Sauveur», poursuit-elle, concédant tout de même que les infrastructures actuelles ne sont pas suffisantes.

«Même l'ascenseur du Faubourg, il t'amène en bas de Sainte-Claire, ce qui est loin d'être l'idéal. Et le funiculaire, c'est correct qu'il soit opéré par une entreprise privée, mais, idéalement, il faudrait qu'il soit gratuit», a poursuivi la conseillère.

Outre cet élément, le plan de mobilité durable de Saint-Sauveur comprend plusieurs autres propositions, notamment l'aménagement d'axes cyclables, l'amélioration de la fréquence de certains circuits d'autobus, la végétalisation de certains stationnements, la baisse de la limite de vitesse à 30 km/h dans les rues résidentielles et le retrait d'une voie de circulation en direction ouest le long de la rue Marie-de-l'Incarnation.

Dans ce dernier cas, le but est de réduire la distance à franchir pour les piétons qui désirent traverser la rue et d'en profiter pour reverdir l'allée. La conseillère Chantal Gilbert a indiqué que ce projet spécifique devrait être analysé dans le cadre des consultations sur le service rapide par bus, qui doit passer par ce couloir.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer