L'église Saint-Jean-Baptiste pourrait abriter un centre de généalogie techno

L'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1882, est fermée au... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1882, est fermée au culte depuis mai 2015.

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(Québec) Un Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone qui miserait sur la technologie et l'interactivité pourrait bien voir le jour dans l'église Saint-Jean-Baptiste, fermée au culte depuis mai 2015.

Les élus du comité exécutif ont voté mercredi pour une subvention de 45 029 $ à l'organisme Espace Solidaire pour pousser plus loin son projet de Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone.

Le projet regrouperait des expositions thématiques, des outils de recherche généalogique à la fine pointe de la technologie, une «expérience immersive multimédia», des espaces communautaires et un «lieu interactif lié à la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel». Dans la poursuite de la vocation initiale de l'église située au coeur du faubourg Saint-Jean-Baptiste, l'édifice compterait aussi «une aire de recueillement et de ressourcement».

Mais, pour l'instant, les 45029 $ serviront à voir si tout cela est réaliste, combien ça coûte et, surtout, si une telle vocation permettra d'assurer la survie de ce bijou patrimonial construit en 1882.

Le projet reçu avait été particulièrement apprécié par le comité mis sur pied pour trouver quoi faire de l'église Saint-Jean-Baptiste.

«Tout le monde a trouvé l'idée excellente», a dit la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, à propos du comité composé de citoyens, des élus, des représentants du ministère de la Culture, de la fabrique Saint-Jean-Baptiste et du diocèse de Québec.

«Mais il faut la documenter, évaluer les coûts, le marché, les revenus qui proviendraient de ce projet», a énuméré l'élue. «C'est ce que l'étude va analyser dans les prochains mois.»

Si tout va bien, l'étude pourrait donner une idée plus claire dès juin, a-t-elle dit, ne cachant pas une certaine «urgence» d'agir dans ce dossier.

Cité dans le communiqué de presse de la Ville, le maire Régis Labeaume voit pour sa part un projet s'inscrivant «dans une vision de développement de circuits touristiques de tourisme généalogique et religieux». «Il pourrait éventuellement faire partie intégrante du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique», a mentionné le maire, à l'origine de ce réseau de 80 villes fondé officiellement à Québec en octobre dernier.

Pour 2017?

Du côté de la fabrique, l'abbé Pierre Gingras s'est réjoui de l'octroi de cette subvention municipale au projet de Carrefour, une somme, dit-il, qui s'ajoute à la part versée par Espace Solidaire pour mener l'étude de faisabilité. «Tout le monde s'entend pour que cette église ne devienne pas un autre Saint-Coeur-de-Marie», a-t-il lancé, en allusion à l'église de la Grande Allée inoccupée depuis des années. L'abbé Gingras voit dans ce projet de généalogie la poursuite de la vocation du bâtiment centenaire, celle de «respecter l'histoire, en être la gardienne et permettre aux gens de revenir aux racines».

Dans le meilleur des mondes, il imaginerait bien voir le Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone ouvrir ses portes pour l'été 2017, année du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Ottawa finance d'ailleurs diverses initiatives locales patrimoniales et culturelles à cette occasion. Le projet pourrait-il être présenté? Ce n'est pas impossible. Mais jeudi, ni l'abbé Gingras ni Julie Lemieux se sont avancés sur cette perspective, préférant dans un premier temps voir les résultats de l'étude.

Le chantier-école n'est pas compromis

L'analyse du projet de Carrefour de généalogie ne change rien à la réalisation éventuelle d'une autre idée souvent avancée pour l'église Saint-Jean-Baptiste, celle d'un chantier-école pour la formation aux métiers traditionnels de maçon, de ferblantier ou de forgeron. «Pour les chantiers-apprentissages, on parle surtout de la réfection de l'église», a dit Julie Lemieux. «Les deux projets peuvent fonctionner ensemble», a aussi soutenu l'abbé Gingras, ajoutant que l'espace est vaste et que d'autres projets pourront aussi être considérés pour occuper l'imposant bâtiment patrimonial.

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