Immeubles insalubres: l'administration Labeaume peut agir, tranche Guérette

La conseillère Anne Guérette se demande pourquoi l'administration Labeaume... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La conseillère Anne Guérette se demande pourquoi l'administration Labeaume n'en fait pas davantage pour punir les propriétaires «de bâtiments mal entretenus et non sécuritaires».

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(Québec) Contrairement à ce que soutient l'administration Labeaume, la Ville a le pouvoir de forcer le propriétaire d'un immeuble insalubre à rénover, estime la conseillère Anne Guérette qui invoque un article de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.

«Il y en a des recours», a assuré l'élue de Démocratie Québec en point de presse devant l'Église Saint-Coeur-de-Marie de la Grande Allée. Pour Anne Guérette, il s'agit d'un exemple d'un bâtiment laissé à l'abandon. La fin de semaine dernière, la cheminée menaçait de s'écrouler, a-t-elle déploré. La Ville dit ne pas pouvoir forcer un propriétaire à rénover. Or, elle peut se prévaloir de l'article 227 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, réplique Mme Guérette. Cet article stipule notamment que la Cour supérieur peut «ordonner, aux frais du propriétaire, l'exécution des travaux.»

La conseillère de Cap-aux-Diamants se demande pourquoi l'administration Labeaume n'en fait pas davantage pour punir les propriétaires «de bâtiments mal entretenus et non sécuritaires». Elle pense notamment à des cas récents comme l'ancienne Boucherie Bégin de la rue Saint-Jean, la Maison Pollack.

Pas suffisant

Cet article de loi est bien connu de la Ville, a répliqué la vice-présidente du comité exécutif responsable de l'aménagement, Julie Lemieux.

«Tout ce que Mme Guérette dit, on le fait déjà dans certains dossiers. Mais ça ne règle malheureusement pas tous es problèmes», a-t-elle expliqué. Des amendes, comme la Ville en impose présentement au propriétaire de la Maison Pollack, peinent à avoir un impact.

«Avec 12 000$ d'amendes à la Maison Pollack, est-ce que les résultats sont là?» a-t-elle demandé . «Nos amendes maximales pas si élevées. Un propriétaire peut bien peinturer ou solidifier, et mais après quoi, qu'est-ce qu'il va faire?» a ajouté Mme Lemieux, réitérant qu'il faut plus «d'outils» pour non seulement forcer à solidifier une structure, mais surtout pouvoir obliger un promoteur à faire quelque chose avec son bâtiment ou à développer un terrain comme dans le cas récemment dénoncé de l'ilot Saint-Vincent-de-Paul.

Pour ce qui est précisément du cas de l'Église Saint-Coeur-de-Marie, Mme Lemieux assure que la Ville de Québec entend faire vérifier la solidité. «S'il y a un enjeux de sécurité, on pourrait intervenir rapidement», a-t-elle promis.

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