Trois remèdes pour Québec 2026

Pour régler le problème de la fameuse montagne... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Pour régler le problème de la fameuse montagne qui n'est pas assez haute, Québec pourrait présenter une candidature conjointe avec une autre ville, comme Lake Placid, par exemple (photo).

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Des JO à Québec ?

Sports

Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Québec) Régis Labeaume s'envole mercredi pour une mission à Paris, en France, et à Lausanne, en Suisse. Pierre angulaire de ce séjour européen : la rencontre, le lundi 11 avril, avec le président du Comité international olympique, Thomas Bach. Le maire de Québec dit être en «mode écoute» pour avoir plus de détails sur les nouvelles règles prévoyant des Jeux olympiques plus «modestes» lors de cette visite que le CIO qualifie de «rencontre de courtoisie». Une tournée exploratoire, donc, à l'issue de laquelle les réponses obtenues par le maire seront déterminantes pour savoir si Québec va plus loin dans la relance de son aventure olympique pour 2026. Mais quelles mesures du virage expliqué dans L'Agenda 2020 du CIO peuvent avoir changé la donne? Quels problèmes ayant par le passé fait entrave à une candidature de Québec pourraient être surmontés par ces nouvelles règles? Le Soleil a épluché les 40 recommandations adoptées à Monaco en décembre 2014.

PROBLÈME : pas de montagne assez haute

SOLUTION: Candidature conjointe

Il s'agit sans conteste du point principal des réformes proposées dans L'Agenda 2020 du Comité international olympique. Et la nouveauté qui permet à Québec de raviver sa flamme olympique. «Le CIO autorisera, pour les Jeux olympiques, l'organisation de sports entiers ou de disciplines hors de la ville hôte ou, dans des cas exceptionnels, hors du pays hôte, notamment pour des raisons géographiques et de durabilité», peut-on lire au point 4 de la recommandation numéro 1 de L'Agenda 2020.

Cette question de pouvoir se jumeler à une ville hors du pays hôte est particulièrement pertinente pour Québec. En effet, Lake Placid, une ville de l'État de New York à 400 km de la capitale, est dans la mire. On y imagine bien y tenir la descente masculine sur une montagne assez haute, ce dont ne bénéficie pas Québec.

Et pour des installations dispendieuses et souvent sous-utilisées comme une piste de bobsleigh. Un investissement de quelque 135 millions $ que pourrait alors éviter Québec. «Être partenaire avec les États-Unis, ç'a-tu du bon sens?» s'est demandé récemment le maire Régis Labeaume. Il entend bien poser la question à Thomas Back la semaine prochaine.

Chose certaine, depuis que le maire de Québec a annoncé qu'il partait en Suisse, la question d'une ville conjointe est au coeur de son argumentaire. «Il n'y aura jamais d'Olympiques sans une autre ville partenaire», a-t-il réitéré le 29 mars.

PROBLÈME : les JO, c'est trop cher!

SOLUTION : réduire les coûts d'organisation et de gestion

«Des rapports sur les coûts des Jeux olympiques sans cesse plus élevés ont eu un impact sur l'enthousiasme public envers les candidatures et l'organisation des Jeux», reconnaît le CIO dans ses documents dont découlent les 40 recommandations de l'Agenda 2020. On y évoque notamment «le changement de climat politique et économique». Un constat on ne peut plus évident à voir la difficulté d'attribuer les Jeux de 2022. Le CIO en expose à la Recommandation 12 de sa volonté de fournir des «solutions clé en main» aux comités organisateurs. Pour les Jeux d'été qui se tiendront à Rio dans quelques mois, le CIO versera 1,5 milliard $US. Et quelque 880 millions $US à Pékin en 2022. Quelles responsabilités financières reviendront à la ville hôtesse? L'Agenda 2020 ne s'avance pas sur le partage précis des coûts des Jeux nouveau genre à partir de 2024. Et beaucoup de questions resteront à poser au CIO. Car les gros sous aux JO touchent une foule de domaines : infrastructures, transport, sécurité, commandites, promotion, droits de télévision, alouette! Les villes candidates «doivent savoir ce qui leur sera imposé», notait le 25 mars le spécialiste du marketing sportif à l'Université Laval, Frank Pons.

PROBLÈME : trop gros, trop de monde

SOLUTION : fixer une limite aux accréditations

Une ville hôtesse des Jeux olympiques peut-elle se retrouver avec un peu trop de visite? La question est considérée au CIO. Si elle touche particulièrement les Olympiques d'été, la volonté de limiter le nombre de personnes accréditées peut jouer dans l'organisation et la logistique d'accueil pour la ville hôtesse. Ainsi, à la Recommandation 9 de L'Agenda 2020, on lit que «le CIO limitera le nombre d'athlètes, d'officiels et d'épreuves aux Jeux olympiques d'hiver, approximativement à 2900 athlètes, 2000 entraîneurs et à 100 épreuves». Le document précise aussi que le Comité «étudiera comment le nombre total d'autres accréditations aux Jeux olympiques peut être réduit».

Autre point qui demeure toutefois assez vague : «passer d'un programme basé sur les sports à un programme basé sur des épreuves». Le CIO dit vouloir autoriser les comités organisateurs «à soumettre une proposition en vue de l'inclusion d'une ou de plusieurs épreuves supplémentaires au programme olympique pour l'édition des Jeux olympiques concernée». Un impact pour Québec 2026? Voilà une autre question au menu pour le tête-à-tête Labeaume-Bach du 11 avril.

Les changements obligés

Dans son virage vers des Jeux olympiques plus «modestes», le Comité international olympique parle de JO plus accessibles, plus humains, plus durables, éthiques, transparents et équitables. Mais sous ces belles vertus se trouve une réalité : le changement est obligatoire parce que les JO, plus personne ne veut les organiser.

Peu avant l'adoption de ces nouveaux principes devant guider l'attribution et la gestion des JO, le CIO avait en effet dû se rendre à l'évidence : seules deux villes étaient candidates pour 2022.

Pékin en Chine et Almaty au Kazakhstan. La première l'a emporté sans grande surprise.

Dans les mois précédents, Oslo, Stockholm, Cracovie, Munich et Davos, pourtant pressenties, ont toutes laissé tomber leur candidature, faute d'intérêts, de fonds publics ou d'appui de la population.

Les Jeux de Sotchi 2014, avec leur folie des grandeurs et une très forte sécurité, ont coûté 50 milliards $.

Résultat : une vaste réflexion qui a mené à l'adoption à l'unanimité, le 7 décembre 2014, de L'Agenda 2020 lors d'une rencontre du CIO à Monaco le 9 décembre 2014. Ces 40 recommandations sont le résultat d'une réforme lancée à l'arrivée du président actuel, Thomas Bach, qui a succédé à Jacques Rogge en septembre 2013. C'est lui que le maire de Québec, Régis Labeaume, rencontrera le lundi 11 avril pour une réunion organisée par le CIO.

L'Agenda 2020, qui peut être consulté intégralement sur le site du CIO, a été rédigé après «une année de discussions et de consultations avec toutes les parties prenantes du Mouvement olympique, avec des experts externes et le public», peut-on lire dans le document de 27 pages.

Au total, le CIO estime que les 40 recommandations ont été élaborées à partir de 400 000 communications et 1200 idées lancées.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer