Le maire de Donnacona deviendra directeur général

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«Quand j'ai appris que Bernard Naud, qui est directeur général depuis 31 ans, prenait sa retraite le 30 juin, ça a commencé à me travailler» a mentionné le maire de Donnacona, Sylvain Germain.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Un événement plutôt inhabituel dans le monde municipal se produira le 8 avril alors que le maire de Donnacona, Sylvain Germain, quittera son poste pour devenir, quatre jours plus tard, le nouveau directeur général de la Ville.

Un événement tellement rare que le maire suppléant, Marc Hébert, avoue n'avoir trouvé aucun précédent dans les recherches qu'il a faites dans le monde municipal au Québec. Il a fallu demander conseil à l'avocat de la Ville pour savoir si une telle transition était possible légalement et éthiquement parlant.

«Quand j'ai appris que Bernard Naud, qui est directeur général depuis 31 ans, prenait sa retraite le 30 juin, ça a commencé à me travailler. Et moi, dans ma carrière, j'ai toujours écouté quand je ressentais de telles vibrations à l'interne», illustre M. Germain, qui occupe depuis 1997 le poste de directeur général de la garderie La Veilleuse de Saint-Marc-des-Carrières.

Conseillers surpris

M. Germain a annoncé ses couleurs aux autres élus en novembre. «Dès qu'ils ont commencé à discuter de ça [la succession de M. Naud], je me suis retiré de la table en mentionnant que le poste m'intéressait. Les conseillers étaient surpris, ils ne s'y attendaient pas du tout», poursuit-il.

«Comme il n'y avait pas de précédent, nous avons consulté l'avocat de la Ville, Me Martin Bouffard, qui a analysé la situation et nous a confirmé que tout était correct au niveau éthique et légal. Nous avons ensuite embauché la firme Optimum Talent pour analyser la candidature de M. Germain. Ils lui ont fait passer des entrevues et des tests psychométriques et nous ont fait une recommandation très favorable», indique Marc Hébert.

Sans affichage

Le conseil a donc décidé de procéder sans affichage et d'embaucher le maire... comme directeur général. «Je suis très heureux car j'étais élu depuis 2005, maire depuis 2010 et j'avais toujours adoré mon expérience », explique celui qui avait été élu sans opposition pour succéder à l'ex-maire André Marcoux en 2010 et n'avait pas eu d'adversaire non plus aux élections de 2013.

«Cependant, ce n'était pas un poste à temps plein et, comme j'ai toujours été quelqu'un d'extrêmement engagé, ça donnait des semaines assez chargées. Maintenant, je pourrai me consacrer à 120 % à un seul emploi au lieu de porter deux chapeaux, de jouer deux rôles. Je me consacrerai à ce qui m'allume le plus: le monde municipal», indique M. Germain, qui présidera sa dernière séance du conseil le 29 mars.

Comme le poste de maire sera à combler, une élection partielle sera nécessaire à Donnacona, dont la date sera déterminée sous peu. Le maire suppléant, Marc Hébert, occupera entre temps l'intérim mais a déclaré au Soleil qu'il n'était pas intéressé à briguer les suffrages à la mairie.

Il touchera son indemnité de départ

Même s'il ne fera que changer de bureau à l'hôtel de ville de Donnacona, le maire Sylvain Germain a l'intention de toucher l'allocation de départ prévue par la Loi sur le traitement des élus municipaux, qui pourrait s'élever à près de 10 000 $.

«Je veux suivre à la lettre le manuel des employés-cadres, et malgré mes années d'expérience dans un poste de direction ainsi qu'à la mairie, on ne me reconnaîtra aucune année d'expérience lors de mon entrée comme directeur général», a expliqué M. Germain au Soleil.

«J'ai l'intention d'analyser tout ça, mais pour cette raison, pour l'instant, je pense me prévaloir de l'allocation de départ s'il y en a une qui est prévue par la loi. Si certaines allocations sont disponibles, mon objectif est d'aller les chercher. Si elles sont prévues, elles sont là», poursuit-il.

La Loi sur le traitement des élus municipaux stipule que le montant de l'allocation est, grosso modo, égal au produit obtenu lorsqu'on multiplie la rémunération moyenne d'une quinzaine par le nombre d'années de service.

Comme la rémunération annuelle du maire de Donnacona s'élève à 44 372,22 $, soit un salaire de base de 29 581,48 $ et une allocation de dépenses de 14 790,74 $, il gagne 1 706,62 $ par période de deux semaines. Ce montant, multiplié par les cinq années et cinq mois passés par M. Germain à la mairie, équivaut à une allocation de départ d'environ 9300 $.

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