Marine Le Pen fait fi des élus et des critiques

  • Le message de Marine Le Pen est passé au second plan lorsqu'une dizaine de manifestants ont perturbé la conférence de presse. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Le message de Marine Le Pen est passé au second plan lorsqu'une dizaine de manifestants ont perturbé la conférence de presse.

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville.

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  • Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville.

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  • Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville.

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  • Plusieurs partisans de M<sup>me</sup> Le Pen en ont profité pour prendre en photo la politicienne française. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Plusieurs partisans de Mme Le Pen en ont profité pour prendre en photo la politicienne française.

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  • Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville.

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  • Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Marine Le Pen, chef du Front national, était de passage à Québec dimanche. Elle a fait une conférence de presse à l'hôtel Marriott de la place D'Youville.

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  • Des manifestants se sont présentés à l'hôtel Marriott pour protester contre les politiques de Marine Le Pen. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Des manifestants se sont présentés à l'hôtel Marriott pour protester contre les politiques de Marine Le Pen.

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  • «Ici, terre d'accueil, on préfère l'arrivée de milliers d'immigrants que la venue d'une seule raciste», était-il écrit sur une banderole tenue par les manifestants (dont François Deschamps, au centre) à la conférence de presse de Marine Le Pen. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    «Ici, terre d'accueil, on préfère l'arrivée de milliers d'immigrants que la venue d'une seule raciste», était-il écrit sur une banderole tenue par les manifestants (dont François Deschamps, au centre) à la conférence de presse de Marine Le Pen.

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  • Une altercation s'est d'ailleurs produite entre un manifestant et un homme de l'entourage de M<sup>me</sup> Le Pen. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Une altercation s'est d'ailleurs produite entre un manifestant et un homme de l'entourage de Mme Le Pen.

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  • Oups... Léger problème technique de la part des manifestants! (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Oups... Léger problème technique de la part des manifestants!

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  • Des manifestants se sont présentés à l'hôtel Marriott pour protester contre les politiques de Marine Le Pen. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Des manifestants se sont présentés à l'hôtel Marriott pour protester contre les politiques de Marine Le Pen.

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(Québec) Un groupe de manifestants a perturbé, dimanche matin, la conférence de presse de la chef du Front national (FN), Marine Le Pen, en visite à Québec, en raison de la position de son parti politique en matière d'immigration.

«Je ne suis pas venue pour faire la tournée des popotes des responsables politiques québécois.» La cheffe du Front national (FN), Marine Le Pen, répond ainsi aux élus qui refusent de la rencontrer depuis son arrivée, vendredi, en sol québécois.

Libéraux, péquistes et caquistes : tous ont affirmé ne pas avoir l'intention de discuter avec la leader de la formation française aux idées controversées en matière d'immigration. Puis, le maire de Québec en a fait autant. «Ces partis d'extrême droite qui pullulent en Europe, je trouve ça dangereux», a-t-il indiqué, samedi, au Soleil.

Interrogée sur ce qu'elle en pensait lors d'une conférence de presse présentée dans la capitale, dimanche, la principale intéressée ne semblait pas s'en émouvoir. «Que l'oligarchie québécoise et canadienne ne soit pas très heureuse de me voir ne m'étonne pas une demi-seconde. Et si elle l'était, je serais presque inquiète», a-t-elle ironisé.

«Ils peuvent toujours chacun prendre le micro pour dire : "On ne veut pas la recevoir", ajoute-t-elle. Ça tombe bien, je ne leur ai rien demandé. Je pense avoir assez de notoriété pour pouvoir m'exprimer directement auprès des Québécois sans avoir à passer par tel ou tel élu de tel ou tel parti», a-t-elle indiqué à la presse réunie à l'Hôtel Marriott de la place D'Youville.

Mais qu'avait-elle à exprimer? Elle dit avoir choisi la ville de Québec pour parler du fait français dans le monde en cette Journée internationale de la francophonie. Mais son message est passé au second plan, avant même qu'elle n'ouvre la bouche. Une dizaine de manifestants étaient présents pour dénoncer la position du FN.

«La jeunesse emmerde le Front national», pouvait-on lire sur une banderole de manifestants infiltrés dans la conférence de presse. Des insultes, on en est venu à la violence physique. Un des contestataires a même reçu un coup de poing d'un membre de l'équipe Le Pen, ou du moins un sympathisant du Front national.

«Ici, terre d'accueil, on préfère l'arrivée de milliers d'immigrants que la venue d'une seule raciste», était-il écrit sur une autre banderole. Le groupe a quitté les lieux de lui-même après quelques minutes.

Habituée à ce genre de manifestations, Mme Le Pen était loin d'être démontée, disant même «s'inquiéter de ne pas les avoir vus [les opposants]» depuis son arrivée au Québec. «Allez prendre une douche, les gamins, et allez vous coucher», leur a-t-elle lancé.

Immigration

Comme elle l'avait fait la veille, la dirigeante du FN a critiqué la politique d'immigration du gouvernement Trudeau, qui vise à accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin 2016. «Sans contestation, il est possible que l'État islamique infiltre des terroristes parmi le flot de migrants. Il existe un danger très important.» Un discours qu'elle tient depuis le début de la crise des migrants en Europe.

Elle met aussi en garde contre l'idée qu'il est possible d'intégrer des immigrants aux valeurs si différentes. «Il n'y a que des faux humanistes pour penser que lorsqu'un homme arrive sur un territoire, c'est uniquement 60 ou 80 kilos de chair. Non!» clame-t-elle.

«Il vient avec ses valeurs, sa culture, sa religion et il va chercher, par la manière la plus naturelle qui soit, à rejoindre une communauté qui partage les mêmes valeurs et cultures et il va chercher à imposer, en quelque sorte, ses valeurs, sa culture, sa religion pour pouvoir la vivre sans se soumettre obligatoirement aux règles du pays qui l'accueille [...] Une société multiculturelle est une société multiconflictuelle.»

Une opinion qui ne trouve généralement pas écho de ce côté-ci de l'Atlantique, mais qui, selon Mme Le Pen, doit pouvoir être exprimée en démocratie. «J'ai le sentiment, depuis que je suis arrivée, qu'il existe pas mal de tabous, de sujets qu'on n'a pas le droit d'aborder sans se faire insulter par la litanie traditionnelle : fascistes, xénophobes, repliés sur eux-mêmes.»

«Les Québécois se feront leur propre idée sur qui je suis et sur ce que je dis sans demander l'autorisation au maire ou à je ne sais quel autre ministre. La diabolisation, surtout lorsqu'elle est caricaturale et ordurière, est en général une démonstration de faiblesse. Je crois que la classe politique traditionnelle a peur. Elle craint l'émergence de mouvements libres qui ne se sont soumis à aucune multinationale, à aucune puissance d'argent, à aucun diktat de la pensée unique», a-t-elle conclu.

Mme Le Pen doit quitter Québec lundi pour retourner à Montréal où elle rejoindra une délégation de députés européens en mission commerciale.

Discours «xénophobes» sous de beaux vernis

François Deschamps était du groupe qui a perturbé la conférence de presse de Marine Le Pen. Pour lui, il était important de dénoncer le discours du Front national (FN), dont les idées prennent de plus en plus racine auprès d'une certaine frange de la population au Québec.

M. Deschamps créait en octobre, avec une poignée de citoyens de Québec, le regroupement Bienvenue aux réfugiés. Une façon de faire contrepoids aux opposants à l'arrivée massive de réfugiés syriens au Canada... et à Québec.

«Nous ne sommes pas un groupe d'aide à l'accueil. Nous sommes un groupe politique. Nous faisons de l'éducation populaire, explique l'activiste. Plusieurs personnes pensent que les réfugiés font la belle vie en arrivant ici. Ce n'est pas un choix de carrière d'être réfugié», précise-t-il.

Depuis son arrivée au Québec, Marine Le Pen critique la politique d'accueil de 25 000 Syriens du gouvernement Trudeau. Elle soutient que la présente crise menace l'équilibre social et politique des pays d'accueil et que des terroristes peuvent s'infiltrer parmi les migrants.

Pour M. Deschamps, la dirigeante du FN fait des amalgames «dangereux» entre la situation vécue en Europe et la réalité de l'immigration canadienne. Sous de beaux vernis, avance-t-il, son discours a de quoi exacerber la xénophobie chez certains.

«Nous devions être présents aujourd'hui [hier] et faire une action pour dénoncer ses propos. Surtout que nous remarquons qu'il y a de plus en plus de gens qui adhèrent à ce discours.» Il prend en exemple la création de groupes comme La Meute, actif au Québec, qui «sert à réunir ceux qui sont inquiets face à l'envahisseur islamique», peut-on lire sur sa page Facebook.

«Pour la première fois, ces gens sont coordonnés», s'inquiète le résident de Québec, qui affirme avoir reconnu des représentants de ce groupuscule à la conférence de Mme Le Pen. Il craint aussi la montée des idées du FN dans des formations politiques reconnues comme le Parti québécois. Samedi, le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, a senti le besoin de se dissocier de Mme Le Pen après avoir appris que des gens, s'affichant comme de jeunes péquistes, l'avaient rencontrée parce qu'ils s'intéressaient à ce que fait le parti français d'extrême droite.

«Il ne faut pas être dupe. Elle vient au Québec en prétextant parler de francophonie, mais en réalité, elle est venue se faire du capital politique», conclut M. Deschamps.

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