Un conseiller de Stoneham défend le projet d'expansion de sa ferme

Par mesure de précaution, et conformément aux règles... (Photothèque Le Soleil)

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Par mesure de précaution, et conformément aux règles sanitaires en vigueur, l'ensemble des 14 000 canards de cet élevage seront euthanasiés.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Propriétaire de la ferme Le Canard des Cantons de Stoneham, le conseiller municipal Louis-Antoine Gagné jure que le projet d'expansion de son entreprise, dans laquelle il souhaite pouvoir aussi élever des porcs et des chèvres, se fera sans impact négatif sur l'environnement.

«Il faut comprendre que je n'élève qu'un très petit nombre d'animaux, soit 300 canards et une centaine de poulets par année, en plus de 25 poules pondeuses. J'aimerais continuer à diversifier ma production afin de pouvoir un jour réussir à en vivre», a expliqué au Soleil ce père de cinq enfants qui avait demandé au conseil municipal une modification d'un usage conditionnel qui lui avait été accordé en 2010.

La demande en question a été rayée lundi de l'ordre du jour de la séance régulière du conseil municipal de Stoneham et M. Gagné devra donc s'y prendre d'une autre façon pour ajouter quelques porcs et quelques chèvres à son élevage.

«La demande de modification a été rayée, car, finalement, elle ne cadrait pas dans notre règlement», indique le maire de Stoneham, Robert Miller. «La procédure à prendre est plutôt une modification du règlement. C'est un processus qui dure de deux à trois mois et qui inclut des consultations publiques.»

Inquiétudes

M. Gagné n'est pas sans savoir que certains citoyens sont inquiets de son projet. «Je comprends les craintes, avec le dossier des bassins versants et tout. Mais nous sommes en transition vers l'agriculture bio, alors l'idée n'est pas de faire plus de pollution. Il n'est pas non plus question d'une mégaporcherie, mais d'une douzaine de porcs en pâturage à l'année. Mes porcs ne pollueraient pas davantage que mes canards», a-t-il déclaré au Soleil.

Il ajoute que le règlement municipal qu'il voudrait voir modifié a été créé au début des années 2000, à l'époque du moratoire sur la production porcine. «Et malheureusement, il identifie certains élevages au lieu d'utiliser le principe des unités animales. Par exemple, cinq porcs représentent une unité animale, soit l'équivalent d'un cheval ou d'une vache. Si on peut avoir deux chevaux, pourquoi je ne pourrais pas avoir dix porcs?» se demande-t-il.

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