Empiétement au Parc de l'Escarpement: «La sanction va venir de la population»

«Qu'est-ce qui s'est passé? Qui a demandé quoi?... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

«Qu'est-ce qui s'est passé? Qui a demandé quoi? Qui a fermé les yeux? Est-ce que les propriétaires ont fait une demande quelconque?» a lancé  Paul Shoiry, lundi, au sujet des terrains qui empiètent sur le parc de l'Escarpement. «On veut des réponses claires», a tranché le chef de l'opposition, Paul Shoiry.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville trouve «vraiment bizarre et étrange» que la Ville de Québec ait tant tardé à faire appliquer un jugement contre des propriétaires dont les terrains empiètent sur le parc de l'Escarpement. Ce sera à la population de décider, lors des démarches pour le changement de zonage, réplique le maire Régis Labeaume.

«Qu'est-ce qui s'est passé? Qui a demandé quoi? Qui a fermé les yeux? Est-ce que les propriétaires ont fait une demande quelconque?» a lancé le chef de l'opposition, Paul Shoiry. «On veut des réponses claires», a-t-il tranché.

Les élus de Démocratie Québec réagissaient à un reportage du Soleil qui, lundi, révélait que de 2009 à 2011, la Ville de Québec avait gagné en cour contre six propriétaires de la rue de la Gerboise, dont les terrains empiètent sur le parc de l'Escarpement. Au total, ces résidents du secteur Lebourgneuf occupent quelque 45 000 pieds carrés sans payer de taxes et sans être embêtés par le jugement jamais mis à exécution.

Dossier réactivé

Au cabinet du maire, on a annoncé avoir «réactivé le dossier», vraisemblablement dans la foulée des questions posées par Le Soleil. Les terrains seront donc évalués et vendus aux citoyens qui souhaitent régulariser la situation et continuer à jouir de ces larges espaces.

Questionné en point de presse avant le conseil municipal, le maire Régis Labeaume a ajouté qu'il reviendrait à la population de décider, puisque la vente aux résidents dépendra d'un règlement sur le changement de zonage. «Ce qui va se passer est assez simple. Là, on les fait évaluer. On leur dit : "Vous les achetez, ou on passe le bulldozer"», a-t-il illustré. 

Mais si les citoyens décident d'acheter les parcelles de terrain, leurs voisins décideront si la Ville peut aller de l'avant avec un changement de zonage. «La population pourrait exiger un référendum. Alors, la sanction va venir de la population», a poursuivi le maire.

Quant à savoir pourquoi il s'est écoulé plus de cinq ans avant qu'il y ait une réaction après le jugement de la Cour supérieure, M. Labeaume a admis candidement ne pas avoir suivi le dossier de près. «Honnêtement, depuis 2011, j'avais perdu ça de vue. Là, c'est revenu dans l'actualité, alors c'est ce qu'on va faire.»

Partager

À lire aussi

  • Mylène Moisan | Vivre sur du terrain «emprunté»

    Mylène Moisan

    Vivre sur du terrain «emprunté»

    CHRONIQUE/ Entre 2009 et 2011, la Ville a gagné en Cour supérieure contre les propriétaires de six maisons, rue de la Gerboise, parce que leurs... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer