Projet-pilote de food trucks à Québec en 2017

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Un camions de cuisine de rue à Montréal

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(Québec) Il y aura un projet-pilote sur la cuisine de rue à l'été 2017, a annoncé Régis Labeaume lundi soir.

Les analyses que souhaite mener son administration rendent le délai trop serré pour 2016, a indiqué le maire de Québec, accompagné de la conseillère Julie Lemieux, en point de presse lundi. Mais il y aura bel et bien de la place à ce type de cuisine, a reconnu M. Labeaume. «Il n'y en aura pas l'été prochain, mais probablement l'autre été», a dit le maire de Québec, en qualifiant les camions-restaurants «d'incontournables».

Leur éventuelle implantation quasi inévitable au centre-ville de Québec devra toutefois se faire en collaboration avec les restaurateurs déjà présents. 

«Je n'ai rien contre les food trucks, c'est juste que je veux être solidaire des restaurateurs qui paient des taxes depuis des années», a réitéré M. Labeaume lundi.

«On veut vraiment consulter tous les acteurs du milieu, les restaurateurs et aussi ceux qui sont intéressés à faire de la cuisine de rue pour voir comment implanter ça», a expliqué Julie Lemieux. «Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il y a des enjeux d'équité fiscale, de salubrité, de circulation», a-t-elle énuméré. 

La question d'un «contingentement» dans le centre-ville, où le nombre de restaurants est limité, devra notamment être revue. «C'est ça qu'on va regarder», a dit M. Labeaume.

Sur 700 établissements qui emploient de 15 000 à 20 000 personnes dans la capitale, 120 se retrouvent dans des zones - notamment du Vieux-Québec - où les camions-restaurants voudraient s'installer. «On fait une réflexion très large du dossier et on inclut la cuisine de rue dans cette réflexion», a poursuivi Mme Lemieux sur ce contingentement qui existe depuis les années 1980.

Pétition et intérêt

La semaine dernière, Régis Labeaume a fait sursauter les partisans de la cuisine de rue en déclarant qu'aucun citoyen ne lui avait «demandé d'avoir un food truck». Il a aussi soutenu que le sujet intéressait surtout les journalistes et les propriétaires de tels camions-restaurants.

Plusieurs citoyens ont vivement réagi, notamment sur les réseaux sociaux, et une pétition pour la légalisation de ce type de restauration dans les rues de Québec avait atteint 4400 signatures, lundi soir.

De quoi avoir influencé la décision? «On savait ça. J'ai jamais dit que le monde n'était pas intéressé. Je sais qu'il y a du monde intéressé. Mais personne considère que c'est une urgence», a justifié M. Labeaume lundi.

Les citoyens ont vivement réagi, notamment sur les réseaux sociaux et une pétition pour la légalisation de ce type de restaurant a atteint plus de 4000 noms.

De quoi avoir influencé la décision? «On savait ça. J'ai jamais dit que le monde n'était pas intéressé. Je sais qu'il y a du monde intéressé. Mais personne considère que c'est une urgence», a-t-il justifié lundi.

Le maire de Québec Régis Labeaume... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 5.0

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Le maire de Québec Régis Labeaume

Le Soleil, Yan Doublet

Boucherie W.E. Bégin sur Saint-Jean: un immeuble «dégueulasse», déplore Labeaume

L'immeuble abandonné de l'ancienne Boucherie W.E. Bégin sur la rue Saint-Jean est «dégueulasse» et est un «scandale», a lancé sans détour Régis Labeaume. Le maire de Québec y voit une fois de plus la nécessité pour la Ville d'avoir le pouvoir de démolir et «d'envoyer la facture au propriétaire».

«C'est un scandale, cette affaire-là!», a lancé le maire en ne mâchant pas ses mots à l'endroit de l'avocat Luc Massicotte, propriétaire de l'immeuble depuis 2010.

«Il a acheté cette boucherie visiblement pour spéculer. Et visiblement, il n'a pas une cent. Pendant ce temps, ça pourrit et ça pue», a lancé M. Labeaume après avoir été questionné par Jean-François Schoofs, de la Société de développement commercial (SDC) du Faubourg.

Le propriétaire de l'immeuble de la rue Saint-Jean,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 6.0

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Le propriétaire de l'immeuble de la rue Saint-Jean, Luc Massicotte, promet depuis 2012 la construction d'une nouvelle boucherie et de condos. Or, près de quatre ans plus tard, l'édifice placardé fait l'objet de critiques, notamment en raison des odeurs qui s'en dégagent l'été. 

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Luc Massicotte promet depuis 2012 la construction d'une nouvelle boucherie et de condos dans cet immeuble au coeur du faubourg Saint-Jean-Baptiste. Or, près de quatre ans plus tard, l'édifice placardé fait l'objet de critiques, notamment sur le plan de la sécurité et des odeurs pendant la période estivale.

Le propriétaire a de nouveau affirmé en août que l'immeuble serait bientôt démoli. Mais rien n'est encore fait. La SDC du Faubourg a donc demandé au conseil municipal qu'est-ce qui pouvait être fait.

Le problème, a répondu Régis Labeaume, est que la Ville est «incapable de passer à l'action». 

Il souhaite que la possibilité pour la Ville de procéder à la démolition elle-même et de refiler le coût au propriétaire fasse partie de la loi sur le statut de capitale présentement en préparation du gouvernement du Québec par le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux.

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