Shoiry «profondément blessé» par son ex-chef de cabinet

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Paul Shoiry

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(Québec) Profondément «blessé» et très émotif, Paul Shoiry réfute totalement les allégations de son ancien chef de cabinet, Guy Beaudet, qui soutient ne pas avoir vu son contrat renouvelé parce qu'il était atteint d'un cancer. Des «divergences» sont plutôt à l'origine de la fin de la collaboration de M. Beaudet avec Démocratie Québec, dit le chef de l'opposition à l'hôtel de ville.

«Ces propos sont totalement injustifiés. C'est un coup dur, je suis profondément blessé», a réagi M. Shoiry.

Dans le Journal de Québec de samedi, Guy Beaudet affirmait que M. Shoiry n'a pas reconduit son contrat de chef de cabinet au 31 décembre parce qu'il luttait contre le cancer. En entrevue au Soleil en début de soirée lundi, il a réitéré ses propos. «Il a profité du fait que j'étais affaibli par le cancer le 17 décembre pour me congédier par téléphone», a-t-il dit, qualifiant le geste de «coup de cochon». 

Des propos qui avaient profondément affecté M. Shoiry lorsque prononcés une première fois lors de diverses entrevues en fin de semaine. «Je suis un gars de compassion, je sais ce que c'est la maladie», a dit M. Shoiry lors d'un point de presse émotif où il a à maintes reprises refoulé ses larmes. 

Surtout que le cancer l'a touché particulièrement, lui qui a perdu sa femme de cette maladie en 2009. «Je l'ai accompagnée pendant 11 mois dans cette horrible maladie», a relaté M. Shoiry, la gorge nouée.

«J'aimerais dire à Guy qu'il me blesse et qu'il nuit beaucoup à ma réputation. J'aimerais qu'il cesse», a imploré M. Shoiry.

«Rien à voir»

Souhaitant «rétablir les faits», l'élu de Démocratie Québec a assuré que le non-renouvellement de contrat de son ex-chef de cabinet serait survenu même sans le cancer.

«Ça n'a rien à voir. Il y avait des divergences importantes», a tranché M. Shoiry.

M. Beaudet, 62 ans, était entré en fonction le 4 août, en remplacement de Michel Guimond, décédé subitement en janvier. 

Diagnostiqué d'un cancer du côlon peu après son arrivée en poste, Guy Beaudet a continué à conseiller Démocratie Québec à distance.

Mais les traitements ont rendu son implication difficile au cours de l'automne. «Il n'était pas souvent en forme», a dit M. Shoiry en soutenant avoir assuré tout son soutien à son ex-collaborateur dans cette épreuve.

Pendant son congé de maladie, M. Beaudet touchait 70 % de son salaire de 90 000 $. Il affirme aujourd'hui se retrouver devant rien et aurait souhaité une entente pour continuer à toucher certaines indemnités le temps d'un retour à temps partiel au printemps.

Aurait-il été possible de renouveler le contrat de M. Beaudet? «Nous sommes aussi dans la gestion de fonds publics, a dit M. Shoiry. Directeur de cabinet, c'est un travail à temps plein.»

Guy Beaudet admet des «divergences»

Guy Beaudet a admis lundi que sa collaboration avec Paul Shoiry n'était pas toujours facile et que certaines «divergences» arrivaient parfois. Mais pas assez pour justifier un congédiement, estime l'ex-chef de cabinet qui dit avoir été «blessé en premier» par l'élu de Démocratie Québec.

«Qui a blessé qui en premier?» a lancé M. Beaudet en entrevue lundi. Une entrevue pendant laquelle il en a remis sur la manière «cavalière» dont M. Shoiry lui a annoncé qu'il ne serait plus à l'emploi de son cabinet après le 31 décembre 2016. «Il a dit : Salut Beaudet, t'es out

Au bout du fil, M. Beaudet a toutefois admis au Soleil avoir eu certaines «divergences» avec Paul Shoiry. Le chef de cabinet avoue qu'il était proche d'Anne Guérette, qui a clairement fait part de ses intentions de briguer la direction du parti. Il croit aussi qu'un homme comme lui à la longue feuille de route dans les coulisses de la politique confronte parfois le chef, ce que n'aimait pas M. Shoiry, a-t-il soutenu. «Peut-être que j'étais une entrave pour lui. Il a voulu reprendre le contrôle à sa façon», a avancé M. Beaudet. «Peut-être qu'un moment il sentait que les conseillers avaient le goût de prendre plus de place», a-t-il ajouté en allusion à Anne Guérette et Yvon Bussières, les deux autres élus de Démocratie Québec.

Des gens au nom desquels l'ex-chef de cabinet dit d'ailleurs ne pas vouloir intenter de recours judiciaires sur son non-renouvellement de son contrat.

«Je fais le choix pour le parti et pour les gens de Démocratie Québec qui restent de ne pas donner suite à des procédures et de clore le dossier aujourd'hui. Je ferme la porte et je passe à autre chose», a-t-il conclu.

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