Exclusif

Ancien zoo : élargir l'accès à défaut de mieux, suggère Blais

Le gouvernement attend toujours une solution afin de... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le gouvernement attend toujours une solution afin de développer les terrains de l'ancien jardin zoologique. En attendant, le ministre François Blais veut en élargir l'accès à la population.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le ministre et député de Charlesbourg, François Blais, suggère d'agrandir le parc des Moulins en attendant d'avoir une solution viable au développement des terrains de l'ancien jardin zoologique.

Le Soleil a révélé jeudi que la Société des établissements de plein air (SEPAQ) s'apprête à refuser le seul dossier qui fait l'objet d'une analyse pour le terrain du jardin zoologique fermé en 2006. Des doutes ont été soulevés quant à la solidité du montage financier et à la faisabilité du parc thématique du promoteur Perry Wong, un courtier immobilier de Québec.

Le ministre Blais se dit «déçu mais pas découragé» par la tournure des choses. «J'ai beaucoup de respect pour les gens qui se sont présentés avec leur argent et qui ont présenté des projets, a noté M. Blais. C'était par la suite aux actuaires de la SEPAQ d'évaluer la solidité de ça. S'il n'est pas solide, c'est vraiment le gouvernement du Québec qui se serait retrouvé avec la facture. Donc, il n'y avait aucun risque à prendre.» 

Son collègue responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, a dit vouloir «réfléchir» à la suite. «On a tout fait pour avoir un promoteur qui va permettre de développer le zoo, a affirmé M. Hamad. Si je suis à la place des citoyens, je pense qu'ils seront heureux qu'on ne veuille pas gaspiller leur argent.»

Titulaire de la circonscription où sont situés les terrains, le ministre Blais souhaite en élargir l'accès rapidement à la population. Beaucoup de familles se sont installées dans les environs, et il y a des «attentes» à l'endroit de l'ancien zoo. «Ces dernières années, on a limité l'accès pour attendre la conclusion de ce qui allait se passer avec la partie centrale (celle avec les pavillons), a dit M. Blais. Moi, je pense maintenant qu'il faut ouvrir cet accès-là.»

Le zoo occupait une espèce d'enclave au coeur des terrains en question. La partie située à l'est forme maintenant le parc des Moulins, géré par la Commission de la capitale nationale du Québec. Le ministre Blais croit que les boisés au sud et à l'ouest du jardin pourraient aussi recevoir les gens. Une suggestion qui devrait par contre respecter les activités d'un actuel locataire des lieux, l'Hôtel de Glace. 

Il dit avoir l'accord de son collègue Laurent Lessard, responsable de la SEPAQ, pour que le produit des parcelles de terrain vendues jusqu'à maintenant serve au développement du site. Il y a un an, le Réseau de transport de la Capitale a acheté pour 3 millions $ un terrain pour y installer un stationnement incitatif. La Ville a aussi récemment réservé 1,2 million $ pour l'achat d'un lot où serait installé un centre animalier.

Le ministre Blais veut comprendre pourquoi l'appel de propositions lancé à l'été 2014 n'a pas permis de trouver un projet porteur. «C'est possible que les bâtiments qui sont là soient à la fois un actif mais une contrainte, lance-t-il. Ce n'est pas évident d'en faire ce que l'on veut.» Une serre indo-australienne a été construite au coût de 15 millions $. 

La faute à Hamad

Pour les partis d'opposition, la situation actuelle est imputable au ministre Sam Hamad qui n'a pas su trouver le bon promoteur. «Il ne fait rien, Sam Hamad, dans la région, a déclaré la péquiste Agnès Maltais. Il est incapable de lever le dossier du zoo. On a nettoyé le dossier lors de notre passage au pouvoir, et là, ça retombe entre ses mains. Qu'est-ce que ça fait? Ça cale. Ça stagne. Comme d'habitude.»

Son de cloche similaire du côté du caquiste Éric Caire, qui ajoute le dossier de l'ancien zoo à «la longue liste des échecs de Sam Hamad». «Ce n'est pas normal qu'un terrain de cette envergure, avec des facilités pour la construction, situé au coeur de la ville, qu'il n'y ait que quelques projets déposés et qu'un seul ait retenu l'attention de la SEPAQ, a dit M. Caire. Ça veut dire que le ministre a échoué à attirer des investisseurs.»

Péladeau va «flusher» Québec, croit la CAQ

Pierre Karl Péladeau a fait la démonstration de son manque d'intérêt pour la région à travers le dossier de l'ancien zoo de Québec, charge le député caquiste Éric Caire. 

Le député de La Peltrie s'est insurgé jeudi de l'incapacité du chef péquiste à répondre à une question en point de presse sur l'ex-jardin zoologique. 

«Il a tassé quelqu'un qui connaît et qui aime Québec [Agnès Maltais] à des fins strictement politiques, a blâmé M. Caire. La ville est une opportunité d'affaires pour lui. Si les gens de Québec ne sont pas des partenaires d'affaires à sa convenance, il va nous flusher comme il a flushé les autres.»

Lors du remaniement de son cabinet fantôme, l'automne dernier, M. Péladeau s'est approprié les responsabilités de porte-parole pour la capitale et la métropole afin de «s'impliquer davantage». 

«S'il y a un dossier à Québec qui a fait couler de l'encre, c'est bien la situation de l'ancien zoo, a poursuivi M. Caire. Et M. Péladeau n'est pas au courant. Ça m'apparaît assez préoccupant.»

Importance nationale

Jeudi, le chef péquiste est ressorti après son point de presse en compagnie de la députée Agnès Maltais, qui a répondu aux questions du Soleil sur le jardin zoologique. Il explique que le dossier de l'ex-zoo n'a pas été abordé lors de ses rencontres avec les élus de la région de Québec. 

«Notre capitale nationale, c'est d'importance nationale, a indiqué M. Péladeau. Je m'entretiens fréquemment avec les autorités municipales et j'ai des échanges fréquents avec la députée de Taschereau. Par contre, je ne connais pas tous les dossiers.»

Bien qu'elle n'ait plus le titre de porte-parole officielle, Mme Maltais fait le «transfert de connaissances» avec son chef lorsque de grands dossiers émergent. Ce dernier fait les rencontres et décide des orientations, comme tout porte-parole, assure Maltais. «Mais comme ça, je ne peux pas lui étaler toute la capitale nationale d'un coup, explique-t-elle. C'est beaucoup de dossiers, la capitale.»  

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer