Les conseillers de Saint-Augustin enterrent le projet d'entente

Le maire Sylvain Juneau... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le maire Sylvain Juneau

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les cinq conseillers de Saint-Augustin-de-Desmaures issus de l'administration de l'ex-maire Marcel Corriveau ont enterré lundi soir, devant une salle hostile, le projet d'entente sur le partage de la quote-part de l'agglomération.

Les conseillers opposés au maire Sylvain Juneau ont tous voté contre la nouvelle entente amendée déposée par le maire Sylvain Juneau en séance extraordinaire. «Le conseil a voté contre. On vit avec l'entente de 2009. On passe à autre chose», a déclaré le maire après avoir été le seul à donner son appui. 

Pris dans les dernières heures de la journée identifiée comme date butoir pour ratifier l'entente par le maire de Québec, Régis Labeaume, ce vote a été accueilli par les huées de la majorité des quelque 300 personnes qui prenaient place dans la salle du conseil. 

«Il n'y a plus d'entente. Si M. Labeaume est prêt à rediscuter des termes du projet d'entente, je suis ouvert. Autrement, je pense qu'on va s'en reparler en novembre 2017», a répondu le maire aux questions d'un citoyen, faisant référence aux prochaines élections municipales. 

Plus tôt, le maire Labeaume avait fermé la porte à de nouvelles négociations avec Saint-Augustin. «J'ai plus rien à dire. C'est terminé à minuit ce soir», avait-il lancé avant l'assemblée du conseil municipal de Québec.

«Je dois vous dire que c'est décevant, c'est difficile à saisir. J'ai l'impression qu'on est en présence d'une perte de contact avec la réalité. Je crois qu'il y a un problème d'aveuglement. Les conseillers auraient dû écouter la population, et même leur expert qui disait que l'entente était bonne pour les 15 prochaines années», a aussi déclaré le maire Juneau, qui considère comme «impossibles» les conditions fixées par les conseillers pour ratifier l'entente.

Pour la conseillère France Hamel, le fait que la Ville de Québec négocie présentement un statut particulier de capitale avec le gouvernement du Québec pourrait cependant ouvrir la porte à une nouvelle négociation. «Politiquement parlant, on est dans une période où on pourrait penser renégocier. Je ne sais pas de quelle façon, mais n'oublions pas qu'en 2009, le gouvernement a confirmé 12 millions $ par année à Québec en même temps que nous avons accepté l'entente», a-t-elle déclaré après la séance.

Deuxième candidat

D'autre part, un deuxième candidat s'est lancé officiellement dans la course au poste de conseiller du district du Lac lundi. Après l'ex-candidat à la mairie Éric Dussault, Raynald Brulotte a posé sa candidature en disant carrément vouloir appuyer le maire Juneau.

Présent à la séance, le nouveau candidat a lancé sa campagne en accusant les conseillers de ne pas être à l'écoute des citoyens et en laissant entendre que leur gestion et leurs décisions pouvaient être la cause des problèmes financiers de la Ville. 

«Les gens qui vont m'appuyer devront considérer que c'est aussi un appui envers le maire Juneau et les efforts qu'il fait pour redresser la situation», a-t-il déclaré lors de la période de questions.

Le maire passe à l'attaque

Une fois tournée la page du projet d'entente sur la quote-part de l'agglomération, le maire Sylvain Juneau est passé à l'attaque lundi soir devant les cinq conseillers municipaux qui lui sont opposés.

«Si on ne parle pas de l'agglo, on va parler du fiasco dans lequel ces gens-là nous ont placés en prenant des décisions séance après séance. Maintenant, on va se concentrer sur l'enquête interne et l'enquête du ministère des Affaires municipales et de l'Organisation du territoire», a déclaré le maire juste avant la période de questions. 

Il en a remis à la suite de la question du citoyen Alain Beaurivage, qui s'était montré favorable aux conseillers. «Je les ai, les avis juridiques, je le sais, ce qu'ils ont à cacher, a-t-il lancé à propos des conseillers. «Le 28 septembre 2015, je voulais rendre un avis juridique public, mais les conseillers ne se sont pas présentés et ont dit qu'ils auraient voté contre s'ils avaient été là.»

La conseillère France Hamel a toutefois nié qu'elle et ses collègues aient quoi que ce soit à cacher. «Si on n'a pas voulu rendre l'avis juridique public, c'est simplement parce que l'avocat nous a dit que ce ne serait pas à l'avantage de la Ville de le faire.»  

Avec Valérie Gaudreau

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