Le Réchaud, un lieu sûr en ces temps de grand froid

Le Réchaud se trouve à deux pas de... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le Réchaud se trouve à deux pas de la Maison de Lauberivière et ouvre ses portes dès qu'un mercure de -10 °C ou moins est prévu durant la nuit.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le nouvel outil pour contrer l'errance à Québec par temps froid est mis à contribution en cette première réelle vague polaire de l'hiver sur la capitale. Depuis son inauguration, le 1er février, le Réchaud a ouvert ses portes une dizaine de nuits.

Le petit local situé sur la rue Saint-Paul a déjà accueilli quelques dizaines de personnes sans abri pour se réchauffer durant la nuit, a confirmé dimanche Éric Boulay, directeur général de la Maison de Lauberivière, instigateur du Réchaud.

«Ça peut ne pas paraître beaucoup, mais à chaque fois, ce sont de cinq à dix personnes de plus qu'on va chercher et qui ne sont pas dehors la nuit à - 30. On va chercher des gens qu'on n'allait pas chercher avant qui, pour différentes raisons, ne fréquentaient pas les refuges», s'est réjoui M. Boulay.

En plus d'être une porte d'entrée supplémentaire pour les individus en situation de vulnérabilité, le Réchaud ne coûte pas très cher à opérer. La Ville de Québec a injecté 8700 $ dans le projet-pilote. Ouvert de 23h à 7h, le lieu permet à ceux qui n'ont pas de toit pour se réchauffer de le faire en compagnie d'intervenants sociaux. Ces derniers peuvent ainsi diriger les personnes dans le besoin vers les ressources appropriées.

Le local ne sert pas de dortoir, n'ayant aucun lit, mais bien de cocon de sécurité pour éviter l'exposition à des conditions extrêmes. 

Le Réchaud se trouve à deux pas de la Maison de Lauberivière et ouvre ses portes dès qu'un mercure de - 10 °C ou moins est prévu durant la nuit. «À date, on a ouvert environ dix jours depuis l'inauguration.»

La police, un grand allié

Le mot s'est rapidement passé chez les différentes partenaires du milieu communautaire et les autorités. Selon Éric Boulay, la police municipale est l'un des plus grands alliés pour lutter contre l'itinérance. «Ils sont ceux qui sont le plus susceptibles de trouver des gens seuls ou isolés», a-t-il souligné. «À chaque fois, j'envoie un courriel aux policiers pour dire que le Réchaud est ouvert.» 

De cette manière, les policiers ont la possibilité de déposer un individu au Réchaud, plutôt que de lui faire passer la nuit dans une cellule, si les refuges sont pleins ou ne font pas l'affaire. 

Le Réchaud était ouvert dans la nuit de dimanche à lundi, qui s'annonçait encore très froide. Au réveil dimanche matin, il faisait près de - 30 °C sur Québec. Éric Boulay invite la population à donner des vêtements d'hiver qu'ils n'utilisent plus. Il rappelle que certaines personnes refusent catégoriquement de passer la nuit ailleurs que dans la rue. Ces vêtements leur donneront au moins une protection supplémentaire.

Malgré les conditions climatiques extrêmes, le refuge de la Maison de Lauberivière n'était pas débordé ces jours-ci, selon M. Boulay.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer