Baie de Beauport: baignade visée dès cet été

Un contrat a finalement accordé à l'Université Laval... (Photothèque Le Soleil, Érick Labbé)

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Un contrat a finalement accordé à l'Université Laval pour élaborer un nouveau système prévisionnel de la qualité de l'eau du fleuve pour le secteur de la baie de Beauport.

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(Québec) La Ville de Québec travaille pour que la baignade soit autorisée dès cet été à la baie de Beauport grâce au développement d'un modèle permettant de prédire la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent.

Le Soleil révélait la semaine dernière qu'un groupe travaillait sur les mesures et méthodes d'analyse dans le but de permettre éventuellement les trempettes dans le fleuve à partir de cette plage urbaine.

Un contrat est finalement accordé à l'Université Laval pour élaborer un nouveau système prévisionnel de la qualité de l'eau du fleuve pour le secteur de la baie de Beauport. D'une valeur maximale de 104 000 $, le contrat prévoit l'analyse des données de qualité de l'eau, la comparaison avec les données météorologiques et de débordement des égouts pluviaux ainsi que le développement d'un système de prévision.

Peut-être en juillet

Ce système doit être prêt pour la mi-juin, précise Jacques Perron, porte-parole de la Ville de Québec. Les employés de la Ville seront ensuite formés pour l'utiliser. Si bien qu'en juillet, les baigneurs pourraient vraisemblablement se rafraîchir dans les eaux du fleuve. Le rapport final sera déposé au plus tard le 1er août.

«Ça reste un projet expérimental, mais on souhaite que ça fonctionne. Si les chercheurs s'embarquent là-dedans, c'est qu'ils sont confiants d'arriver à un résultat», mentionne M. Perron.

C'est le chercheur Peter Vanrolleghem, du Département de génie civil et génie des eaux, qui agira comme chercheur principal. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation de la qualité de l'eau. Une partie de la recherche pourra également être réalisée par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Les égouts dans le fleuve

L'an dernier encore, l'administration Labeaume refusait d'envisager la baignade dans le fleuve, de crainte que l'eau soit contaminée par des coliformes. Lors de fortes précipitations, les égouts pluviaux peuvent transporter les surplus des égouts tout court.

M. Perron refuse de parler d'un changement de cap et pointe plutôt les avancées en modélisation. En plus de compiler les données météorologiques et les débordements, le nouveau modèle s'attardera au déplacement et à la croissance des pathogènes. «Il faut savoir à quelle vitesse la rivière (Saint-Charles) et le fleuve abaissent naturellement le niveau de coliformes»., résume le porte-parole.

«Si le modèle est valable, on va être capable d'offrir la baignade avec une plus grande fiabilité et une plus grande rapidité», insiste-t-il. Le délai visé se compte en heures plutôt qu'en jours, comme actuellement.

Autres sites

Dans un deuxième temps, la Ville de Québec pourrait considérer la baignade ailleurs sur le fleuve. Après la baie de Beauport, la plage Jacques-Cartier, près des ponts, est souvent citée comme un lieu potentiel. «Si c'est performant cet outil-là, pourquoi on ne l'appliquerait pas ailleurs?» dit M. Perron. «Il faudrait toutefois refaire les calculs parce que les courants et l'effet des marées sont totalement différents.»

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