Le maire de Saint-Augustin prêt à démissionner si les conseillers font de même

Lise Lortie, France Hamel, Denis Côté et Guy Marcotte... (Le Soleil, Frédéric Matte)

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Lise Lortie, France Hamel, Denis Côté et Guy Marcotte ont rencontré la presse, mardi.

Le Soleil, Frédéric Matte

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) À la demande d'un citoyen, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, s'est dit prêt à démissionner de son poste et à se présenter à une autre élection. À condition bien sûr que les cinq conseillers qui lui sont opposés fassent de même.

«Vous ne serez jamais capables de vous entendre. Je vous demande de démissionner tout le monde ensemble et de laisser le droit à la population de juger de votre bilan lors d'une élection. J'espère que vous n'attendrez pas 18 mois, car là, on est pris en otage», avait demandé le citoyen Pierre Châtillon lors d'une assemblée extraordinaire houleuse.

«Moi, une démission de tous, n'importe quand!», a répondu le maire Juneau. La déclaration a été applaudie à tout rompre par la majeure partie des plus de 300 personnes qui prenaient place dans la salle du conseil. Les conseillères Lise Lortie et France Hamel ont toutefois répondu qu'elles n'avaient pas l'intention de remettre leur démission.

Les conseillers venaient tout juste de rejeter officiellement l'entente sur la quote-part à verser à l'agglomération négociée par le maire Juneau avec la Ville de Québec. Les cinq conseillers ont tous voté contre une proposition qui visait à accepter l'entente et le maire a été le seul à l'approuver.

Cinq bonifications

Plus tard durant la séance, les conseillers ont expliqué qu'ils seraient prêts à accepter l'entente sur la quote-part à condition que cinq bonifications y soient apportées.

Ils souhaitent d'abord et avant tout que le montant de base de la quote-part, fixé à 23,8 millions $, soit diminué pour en retirer ce qu'ils considèrent comme des sommes versées en trop au fil des ans. Dans un même ordre d'idées, ils refusent que soit abandonnée la poursuite intentée contre la Ville de Québec concernant ces sommes versées en trop et le calcul de la quote-part.

«Nous voulons que la poursuite soit maintenue et que les sommes récupérées servent à diminuer notre dette», a déclaré France Hamel. Lise Lortie estime pour sa part que la poursuite constitue le meilleur levier pour forcer Québec à négocier de nouveau.

Développements

Les conseillers voudraient aussi conserver pour de futurs développements résidentiels deux zones gardées en réserve dans le schéma d'aménagement de l'agglomération. La nouvelle entente prévoit de les abandonner au profit de deux autres zones qui n'ont pas encore obtenu l'aval de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Ils voudraient également qu'une fenêtre de cinq ans soit incluse dans l'entente afin de pouvoir y apporter des ajustements advenant certains effets indésirables découlant de son interprétation et de son application.

Finalement, les conseillers souhaiteraient la nomination d'un médiateur qui pourrait faciliter les négociations entre eux et le maire Juneau afin de pouvoir éventuellement en arriver à une proposition commune à déposer à la Ville de Québec.

En point de presse, le maire Juneau a affirmé qu'il avait bien essayé de faire diminuer le montant de départ de la quote-part dans ses négociations avec Québec. «J'y avais pensé, mais pour toutes sortes de raison, c'était irrecevable », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'avait pas l'intention de retourner négocier avec le maire Labeaume d'ici la date butoir du 15 février. «À deux reprises, M. Labeaume a dit qu'il n'était pas question de négocier de nouveau», conclut-il. 

En point de presse, le maire Juneau a affirmé qu'il avait bien essayé de faire diminuer le montant de départ de la quote-part dans ses négociations avec Québec. « J'y avais pensé, mais pour toutes sortes de raison, c'était irrecevable », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'avait pas l'intention de retourner négocier avec le maire Labeaume d'ici la date butoir du 15 février. « À deux reprises, M. Labeaume a dit qu'il n'était pas question de négocier de nouveau », conclut-il.

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