Les conseillers de Saint-Augustin recommandent le rejet de l'entente sur la quote-part

France Hamel est d'avis que le maire de... (Le Soleil, Erick Labbé)

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France Hamel est d'avis que le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, a un plan et que les conseillers municipaux n'en font pas partie.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Brandissant le rapport de l'expert François Des Rosiers, les conseillers municipaux de Saint-Augustin-de-Desmaures recommandent le rejet de l'entente négociée par le maire Sylvain Juneau sur le partage de la quote-part d'agglomération.

Les conclusions du rapport, dont la conseillère France Hamel a dévoilé les grandes lignes mardi lors d'une séance extraordinaire, critiquent plusieurs éléments de l'entente, notamment le choix de la quote-part de base de 23 898 987 $.

 « En renonçant à récupérer en partie ou en totalité ces montants, on reconduit des sommes injustifiées », a lu Mme Hamel, parlant de ce point comme d'un élément crucial. Selon l'expert, le partage proposé présenterait des avantages pour les quinze prochaines années. Après 2030 cependant, l'entente actuelle serait selon lui plus avantageuse que le projet d'entente.

 M. Des Rosiers estime que le déficit actualisé causé par le projet d'entente serait de 11,5 millions $, ce qui militerait en faveur du maintien de l'entente actuelle sans égard au montant récupérable, qu'il évalue à 37,8 millions $, dans la poursuite contre la Ville de Québec. Il considère donc l'avantage relatif à l'entente actuelle à plus de 49 millions $ sur une période de 25 ans.

 Ainsi, Mme Hamel a demandé à la Ville de tenir des séances d'information avec le rapport de l'expert et a demandé au maire de renégocier une entente plus favorable à long terme avec la Ville de Québec et à en soumettre à nouveau les résultats à l'expert.

Le maire Sylvain Juneau, qui ne loge pas à la même enseigne que les conseillers issus de l'administration de l'ex-maire Marcel Corriveau, n'était évidemment pas du même avis. « Ma première impression est que ce rapport se situe quelque part entre un travail bâclé et un sérieux torchon », a-t-il déclaré.

Il a reproché à l'expert de tenter de prédire l'indice des prix à la consommation dans 25 ans et de ne pas avoir considéré que la Ville n'aurait plus à payer les déficits de l'agglomération en vertu de la nouvelle entente proposée.

 « Je ne suis la onzième génération de Juneau à Saint-Augustin. Ce n'est pas vrai qu'on va foirer ma ville comme ça et c'est pour ça que je me suis lancé en politique », a-t-il lancé, amenant la majorité des citoyens présents à se lever et à le gratifier d'une salve d'applaudissements.

France Hamel ne reviendra pas en 2017

Pressée de toute part de démissionner par des partisans du maire Sylvain Juneau, la conseillère municipale France Hamel a déclaré mardi soir qu'elle n'avait pas l'intention de se présenter à nouveau aux élections générales de 2017.

«En 2017, on ne sera plus là, on l'a tous dit!», a déclaré la conseillère du district Portneuf à une citoyenne qui la sommait, elle et ses collègues de l'administration de l'ex-maire Marcel Corriveau, de remettre sa démission au terme de la séance extraordinaire du conseil. D'autres citoyens avaient fait la même demande aux conseillers lors de la période de questions.

«Non, je n'ai pas l'intention de me présenter en 2017», a répété Mme Hamel quand Le Soleil l'a questionnée sur ses intentions qu'elle n'avait pas encore formulées publiquement. Son collègue du district Les Bocages, Guy Marcotte, a affirmé que lui non plus ne souhaitait pas être dans la course, avant de tempérer un peu ses propos.

Les conseillers Denis Côté et Lise Lortie n'ont pour leur part pas voulu aller aussi loin que leurs collègues. «Un an et demi, c'est une éternité en politique», a simplement affirmé M. Côté. «Quant à moi, j'avais toujours dit que je ne me présenterais jamais en politique et, pourtant, je suis là», a enchaîné Mme Lortie.

Les quatre conseillers s'entendaient toutefois pour dire qu'ils n'avaient aucunement l'intention de quitter leur poste avant la fin de leur mandat, même s'ils y ont été invités par des citoyens. «Nous allons faire notre mandat jusqu'au bout», a insisté M. Côté.

Les citoyens de Saint-Augustin-de-Desmaures iront toutefois aux urnes le 20 mars afin d'élire un conseiller pour le district du Lac. La conseillère Marie-Julie Cossette, également membre du parti Horizon Saint-Augustin de l'ex-maire Corriveau, a démissionné à la fin de 2015. Elle n'avait assisté qu'à 30 % des séances du conseil durant l'année tout en continuant de toucher son plein salaire.

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