Le maire Labeaume veut une ville plus «festive»

Régis Labeaume entend changer les règlements pour permettre aux... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Régis Labeaume entend changer les règlements pour permettre aux événements comme le Carnaval de durer plus longtemps et de vendre de l'alcool plus tard.

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(Québec) Régis Labeaume veut que Québec soit plus «festive». Et il fera changer les règlements pour permettre aux événements de durer plus longtemps et de vendre de l'alcool plus tard.

«Je ne dis pas qu'on va avoir de l'abus dans les rues, mais je veux que les événements puissent terminer plus tard, pouvoir servir de l'alcool plus tard. Québec, il faut que ça reste festif», a révélé M. Labeaume en mêlée de presse en marge du couronnement de la reine du Carnaval jeudi soir.

«On va relaxer un peu pour permettre aux gens de festoyer un peu plus tard. Mon sentiment est qu'on doit laisser plus de marge de manoeuvre aux événements», a-t-il ajouté.

Et son projet est sérieux. Au point où le maire a rencontré mercredi les responsables de diverses directions de la Ville de Québec pour voir quels amendements pourraient être apportés, histoire de mettre un peu de piquant dans les nuits dans la capitale.

«À Québec, on n'a pas 87 ans de moyenne d'âge, sauf le respect que j'ai pour les gens de 87 ans», a-t-il lancé, estimant que certains événements doivent souvent se terminer trop abruptement. Le règlement municipal oblige généralement la fin du party à 23h.

Même si l'échéancier est trop serré pour changer les règlements à temps pour le Carnaval de cette année, les propos de Régis Labeaume font écho à ceux du président du conseil d'administration du Carnaval, Alain April. Dans Le Soleil de jeudi, M. April disait souhaiter le retour d'un peu de «vice» et de «fun» dans la fête hivernale à coup de quelques gorgées de caribou.

«Amenons une petite flasque [ou une canne]. Il n'y a rien de mal à ça. Ça fait partie de la game», a dit M. April. «C'est un carnaval, c'est une fête», avait ajouté celui selon qui le défilé serait devenu un peu trop politically correct.

Cinq ans après la Saint-Jean

Jeudi, Régis Labeaume n'a pas détaillé quels événements seraient touchés cinq ans après avoir sévèrement interdit la consommation d'alcool dans les rues à la Saint-Jean-Baptiste.

Ce coup de barre sécuritaire était nécessaire pour la soirée du 23 juin, estime encore M. Labeaume aujourd'hui. Mais le virage souhaité ayant été pris, il y a maintenant lieu de voir pour des assouplissements qui toucheraient plusieurs fêtes.

De toute façon, a soutenu le maire, les policiers usent déjà de jugement.

«C'est une question d'attitude pour les fêtards et attitude pour les policiers. Quand c'est correct, quand il n'y a pas de soucis et les gens s'amusent, je pense que nos policiers sont très tolérants, c'est une question de jugement», a affirmé M. Labeaume.

«Et si vous me dites que personne ne prend du caribou dans les rues de Québec, je ne vous crois pas. Il y en a qui en prennent, et qui en prennent tard et comme par hasard, personne ne les arrête», a conclu le maire, se disant «très satisfait des policiers». «Mais là, c'est les règles officielles que je veux faire changer.»

Pas besoin de déranger pour s'amuser

Consommer de l'alcool au Carnaval n'est «pas la fin du monde», croit Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool, mais, selon lui, Alain April aurait poussé un peu le bouchon.

«On n'a pas besoin de "déranger" pour s'amuser», réplique M.Sacy, selon qui le président du conseil d'administration du Carnaval aurait associé plaisir à abus lors d'une entrevue publiée dans Le Soleil ce matin.

M. April y affirmait qu'il fallait ramener «un peu de vice» au Carnaval, et que la petite flasque dans le manteau faisait partie de la fête, quitte à déranger quelque peu. 

Que les adultes prennent un verre, d'accord, mais avec modération, réplique Hubert Sacy. «La consommation excessive et l'abus d'alcool ne sont pas de bonnes idées, même s'il y a le Carnaval.»

Le directeur général d'Éduc'alcool met aussi les festivaliers en garde contre la consommation d'alcool à l'extérieur. Contrairement aux idées reçues, explique-t-il, le petit verre de caribou ne réchaufferait pas, mais dilaterait plutôt les vaisseaux sanguins, ce qui aurait pour effet de refroidir le corps. Un cocktail qui peut se révéler dangereux lors des jours de grand froid.   Gabrielle Thibault-Delorme

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