Piscine Saint-Thomas-d'Aquin: Shoiry dénonce la coupe de services

La Ville de Québec estime qu'il en coûterait... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La Ville de Québec estime qu'il en coûterait au moins 375 000 $ pour rénover la piscine Saint-Thomas-d'Aquin, jugée désuète.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) La fermeture annoncée de la piscine Saint-Thomas-d'Aquin est la rupture d'une promesse électorale de Régis Labeaume, lui qui avait juré de ne pas couper dans les services aux citoyens, selon le chef de l'opposition Paul Shoiry.

«Le choix n'est pas conforme aux engagements électoraux du maire Labeaume. Le maire se targue de ne pas couper dans les services. Là, on a un exemple où il le fait», a réagi M. Shoiry. 

L'élu de Démocartie Québec a officiellement appuyé une résolution prise mercredi par le conseil de quartier de la Cité-Universitaire d'imposer un moratoire de deux ans, le temps de revoir cette décision de cesser la location de la piscine de la rue Boivin, près de l'avenue Myrand. «On doit la maintenir ouverte et réévaluer le dossier», a dit M. Shoiry.

Vendredi, Le Soleil faisait état du nouveau combat des citoyens du secteur qui font face à la fermeture de leur piscine pour la deuxième fois. En 2002, l'ex-maire Jean-Paul L'Allier avait convenu de garder ouvert cet équipement après la contestation de citoyens. Mais le contexte est tout autre aujourd'hui, plaide l'administration Labeaume qui a décidé dans le budget 2016 de cesser de payer 28 000 $ en location à la coopérative d'organismes communautaires La Maison des entreprises de coeur, propriétaire des lieux depuis 2002.

La Ville de Québec estime qu'il en coûterait au moins 375 000 $ pour remettre à niveau cette piscine jugée désuète.

Les conseillers Rémy Normand et Jonatan Julien ainsi que le maire Régis Labeaume ont tour à tour plaidé lors du conseil municipal du 18 janvier que la piscine avait un faible taux de fréquentation et que les résidents de Sainte-Foy et de Sillery étaient bien desservis. 

Affluence

De son côté, Paul Shoiry concède que l'affluence n'est pas grande de jour pendant la semaine depuis l'annulation du programme vacances-été des jeunes. Mais la population en profite particulièrement en fin de journée, dit-il.

À l'instar de certains citoyens, dont François Dussault qui témoignait dans Le Soleil de vendredi, M. Shoiry se questionne aussi sur les données d'affluence fournies par la Ville qui, dit-il, sont très éloignées des observations concernant le nombre de baigneurs sur le terrain. 

En 2014, 3341 présences ont été enregistrées à la piscine Saint-Thomas-d'Aquin, ce qui la place en dernière position, indiquent les documents du budget 2016 de la Ville. Sa popularité a aussi été plombée par le fait que les enfants du programme vacances-été n'y vont plus depuis cette année, une baisse de 1200 présences. 

En entrevue, Paul Shoiry concède qu'il a été informé de la volonté de l'administration Labeaume lors des consultations en vue du budget. «J'étais au courant, mais on nous avait dit de ne pas en parler avant l'adoption du budget, notamment parce que le propriétaire de la piscine, la Maison des entreprises de coeur n'était pas encore au courant», a justifié l'élu de Démocratie Québec.

M. Shoiry rejette aussi l'argument de la Ville de Québec voulant que, justement, la «Ville n'est pas chez elle» dans ce dossier. «Ce n'est pas un bon argument, car la Ville a souvent investi dans des terrains qui ne sont pas à elle», a-t-il avancé, donnant l'exemple des équipements sportifs à l'école secondaire Vanier ou encore des palestres de gym.

Trou dans le budget des organismes communautaires

Les quelque 28 000 $ que la Ville de Québec ne payera plus pour la location de la piscine Saint-

Thomas-d'Aquin créent un trou dans les coffres de la Maison des entreprises de coeur. 

«La décision de mettre un terme au bail a un impact pour nous important à court terme», a indiqué le directeur général, Dave Bussières. Mais en entrevue au Soleil lundi, il a dit avoir bon espoir que la coopérative qui regroupe sous un même toit dix organismes communautaires pourra toucher un autre type de financement en guise de compensation. 

«On est en discussions avec certains partenaires, dont la Ville, pour trouver des solutions. La Ville de Québec a toujours été un partenaire de premier plan et on désire qu'elle le demeure», a confié M. Bussières. 

La Maison des entreprises de coeur a hérité de la piscine lors de l'achat de l'ancienne école Saint-Thomas-d'Aquin, sur la rue Boivin, en 2002. Bien que M. Bussières ne soit «pas insensible» aux citoyens qui veulent garder leur piscine, son organisme n'a ni le mandat ni les ressources pour de gérer une piscine publique. La fin de la location par la Ville signifiera donc la fermeture de cette installation sportive.

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