Les conseillers de Saint-Augustin défendent leur choix d'expert

L'hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les cinq conseillers municipaux de Saint-Augustin-de-Desmaures ont dû défendre mardi soir le choix du professeur François Desrosiers de l'Université Laval comme expert relativement au projet d'entente sur le partage de la quote-part de l'agglomération.

Lors de la première séance du conseil de 2016, plusieurs citoyens ont remis en question le choix de M. Desrosiers parce qu'il a réalisé des mandats pour la Ville de L'Ancienne-Lorette, où les citoyens se sont prononcés à plus de 94 % contre le projet d'entente lors d'une consultation populaire faite par la poste.

«Ce n'était un secret pour personne que M. Desrosiers avait un mandat passé avec L'Ancienne-Lorette. Cependant, il a travaillé sur l'entente de 2009 et l'avis que nous lui demandons concerne l'entente de 2015», s'est justifié le conseiller Louis Potvin, questionné par un citoyen concernant le mandat accordé pour 12 000 $ au professeur qui doit remettre son rapport au plus tard le 29 janvier.

«Il est l'un des deux ou trois experts au Québec qui connaissent ce domaine», a-t-il poursuivi. «Nous avons considéré quelques experts et M. Desrosiers répondait à tous nos critères», a ajouté la conseillère France Hamel.

Le maire Sylvain Juneau, auquel les cinq conseillers de l'ancienne administration sont opposés, a pour sa part affirmé qu'il n'avait pas du tout été impliqué dans le processus de sélection de l'expert.

Après la séance du conseil, il a déclaré aux médias qu'il n'en avait pas contre François Desrosiers personnellement, mais bien contre le fait qu'il ait déjà réalisé des travaux pour la Ville de Québec, travaux qui n'ont en bout de piste pas été retenus, et contre le fait qu'il ait reçu 200 000 $ en honoraires de L'Ancienne-Lorette.

Le maire a aussi mis en doute la consultation menée par la poste à L'Ancienne-Lorette. «Ça laisse place à trop de problèmes potentiels. Si consultation il y avait, moi, je prônerais un vrai référendum. Cependant, ce n'est pas nécessairement possible avec les délais dont on dispose», a-t-il affirmé durant l'assemblée.

Deux vetos

L'année 2016 a débuté de la même façon dont 2015 avait pris fin autour de la table du conseil de Saint-Augustin, les conseillers ayant fait rayer de l'ordre du jour une proposition dont le maire souhaitait débattre et le maire ayant utilisé à deux reprises son droit de veto afin de reporter à une séance ultérieure des propositions préalablement approuvées par la totalité des conseillers.

L'une de ces propositions visait à retirer à la firme Quotient le mandat de juricomptabilité dans le dossier de la poursuite contre la Ville de Québec relativement au partage de la quote-part pour le confier à la firme Deloitte, qui effectue ce même mandat pour la Ville de L'Ancienne-Lorette.

«Nous pensons que nous allons économiser en ayant le même expert que L'Ancienne-Lorette si nous allons en procès», a justifié la conseillère France Hamel alors que le maire a accusé les conseillers d'improviser.

«Quotient nous a déjà facturé 215 000 $ et maintenant, on irait s'engager avec Deloitte pour

250 000 $ alors que, dans 10 jours, les conseillers se prononceront sur l'entente? C'est de l'improvisation crasse! Statuons d'abord sur l'entente, procédons dans l'ordre!» a répliqué le maire.

Rémunération additionnelle maintenue

La rémunération additionnelle d'environ 6000 $ que touchent chacun des conseillers municipaux de Saint-Augustin-de-Desmaures pour siéger dans des comités sera maintenue, même si celle-ci ne respecterait ni l'article 70 de la Loi sur les cités et villes ni la jurisprudence en la matière. Les cinq conseillers ont en effet fait rayer de l'ordre du jour une proposition du maire Sylvain Juneau qui souhaitait suspendre cette rémunération en attendant les résultats de l'enquête interne et de l'enquête du ministère des Affaires municipales présentement en cours à Saint-Augustin. La proposition du maire prévoyait aussi de verser cette rémunération de façon rétroactive pour certains cas particuliers conformes ou de la déduire d'éventuels montants versés en trop et à récupérer.

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