Le marché immobilier au ralenti à Québec

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Au cours de la dernière année dans la région métropolitaine de recensement de Québec, le marché de la résidentce unifamiliale avec 4618 transactions a fait un peu mieux que celui de la copropriété, qui a eu 1513 ventes.

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(Québec) L'année 2015 n'a pas été une cuvée exceptionnelle pour le marché immobilier résidentiel de la région de Québec. Alors que la province a inscrit sa plus forte croissance des ventes en cinq ans, soit de 5 %, la région a enregistré, elle, un bond de seulement 2 %.

Ces statistiques ont été présentées mardi matin à l'Université Laval par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). Une centaine de personnes étaient présentes pour l'événement.

L'an dernier, à l'échelle provinciale, 74 207 résidences ont trouvé preneur avec l'aide d'un courtier immobilier, comparativement à 70 625 en 2014. Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, ce sont 6623 transactions résidentielles qui ont été conclues, par rapport à 6469 l'année d'avant. Toutefois, il est important de mentionner que la RMR de Québec est la seule dans la province à avoir inscrit une hausse des ventes pour une deuxième année consécutive. En 2013, elle avait été de 3 %.

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Par ailleurs, les acheteurs de la RMR de Québec ne se sont pas montrés trop gourmands financièrement en 2015, puisque «25 % des ventes ont été pour des propriétés de moins de 200 000», précise l'économiste de la FCIQ, Camille Laberge, ajoutant aussi que la moitié des transactions ont été pour des résidences qui se sont vendues entre 200 000 $ et 300 000 $.

Au cours de la dernière année, le marché de l'unifamiliale avec 4618 transactions a fait un peu mieux que celui de la copropriété, qui a eu 1513 ventes. Le plex - deux unités et plus dans un même bâtiment - a quant à lui cumulé 489 transactions.

Le nombre de propriétés résidentielles mises sur le marché a aussi connu une hausse de 12 % en 2015, pour s'établir à 7206. «Si on le compare à 2010 [3130 inscriptions], c'est une hausse de plus de 50 % des inscriptions en vigueur», affirme Mme Laberge. «Si on regarde à travers les années, la copropriété est le secteur qui a connu le plus de hausses des inscriptions en vigueur.» En effet, en 2011, elle a été de 46 % et de 40 % en 2013. «Depuis 2014, c'est toutefois l'unifamiliale et le plex qui dominent», ajoute-t-elle.

Retour en ville

Alors qu'il n'y a pas si longtemps, on disait que les familles délaissaient de plus en plus les centres-villes de Québec pour s'installer en banlieue, il semblerait que la tendance soit quelque peu inversée pour 2015.

Les secteurs de La Cité-basse ville et Limoilou et Sainte-Foy-Sillery sont ceux qui ont connu la plus forte progression avec des ventes de 13 % et 12 % l'an dernier, alors que les secteurs de la MRC de La Jacques-Cartier, Cap-Rouge et Saint-Augustin-de-Desmaures et l'aéroport, L'Ancienne-Lorette et Val-Bélair ont tous connu un recul de 4 %, 8 % et 9 %.

Le prix des résidences est quant à lui demeuré relativement stable, aux alentours de 246 000 $ pour l'unifamiliale, de 197 000 $ pour une copropriété et de 286 500 $ pour un plex. Au Québec, il a atteint 230 000 $ pour une résidence unifamiliale, une hausse de 1,3 % par rapport à 2014.

Hausse de 5 %

Le marché immobilier de la vente résidentiel au Canada a généralement bien performé en 2015, avec un bond de 5 %. Le directeur analyste de marché à la FCIQ, Paul Cardinal, parle d'une année «rebond». 

La Colombie-Britannique et l'Ontario sont les provinces qui ont enregistré la plus importante augmentation, avec 22 % et 11 %. Des statistiques à faire rougir l'Alberta et la Saskatchewan, qui ont toutes deux connu un recul des ventes, de 21 % et 11 %. 

«L'Alberta et la Saskatchewan ont connu une année difficile avec notamment la baisse du pétrole», explique M. Cardinal.

L'acheteur avantagé

Le marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de Québec est actuellement à l'avantage des acheteurs, et ce, peu importe le secteur, que ce soit pour l'unifamiliale, la copropriété ou le plex.

Alors que les ventes en 2015 pour une maison unifamiliale ont grimpé de 3 %, l'offre a augmenté de 13 %. Pour de la copropriété, la demande a été de 2 % et l'offre a augmenté de 9 %. Quant au marché du plex, la demande a stagné et l'offre a bondi de 12 % en 2015.

«Pour de l'unifamiliale, nous sommes toujours dans un marché équilibré, limite avec l'avantage pour les acheteurs», affirme Mme Laberge, économiste à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). «Au rythme actuel, il faut prévoir 11 mois pour écouler toutes les résidences unifamiliales qui sont à vendre sur le marché. C'est un mois de plus que l'année dernière. Pour les copropriétés, il faut prévoir près de 20 mois.» Les vendeurs doivent donc se montrer plus patients.

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, les secteurs où le vendeur possède encore un léger avantage sur l'acheteur pour une maison unifamiliale sont La Cité-basse ville et Limoilou, Charlesbourg, le secteur de l'aéroport, L'Ancienne-Lorette, Val-Bélair et Les Rivières. Du côté de la Haute-Saint-Charles (excluant Val-Bélair), le marché est considéré comme équilibré. Dans tous les autres secteurs de la RMR, l'avantage est à l'acheteur.

Pour le marché du plex et de la copropriété, l'acheteur est aussi roi. 

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