Agglomération: pas question de reprendre les négos, dit Labeaume

La maire Régis Labeaume... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La maire Régis Labeaume

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Émile Loranger est mieux d'oublier l'idée d'une nouvelle ronde de négociations après le rejet massif des citoyens de L'Ancienne-Lorette de l'entente sur le partage de la facture d'agglomération. «On va laisser faire pour la négociation. On s'est fait jouer un tour une fois, on ne le fera pas deux fois», a tranché Régis Labeaume lundi.

Mardi dernier, le maire Loranger a révélé que 94 % des 6153 citoyens qui ont répondu à une consultation postale informelle ont voté contre. Le vétéran maire refuse donc de signer l'entente et continue de miser sur une victoire devant les tribunaux dans un procès qui se tiendra en 2017.

M. Loranger a toutefois laissé entendre mardi qu'il serait «ouvert» à reprendre les négociations. Pas question pour Régis Labeaume, qui doute de la possibilité de voir Saint-Augustin entériner l'entente annoncée en novembre.

Le maire Sylvain Juneau est pour l'entente, mais pas les conseillers hostiles au nouveau maire. Ils ont choisi de mandater le professeur en économie urbaine à l'Université Laval, François Des Rosiers, pour étudier l'entente avant de se prononcer.

«On prend pour acquis que l'expert va dire que c'est pas bon», a lancé M. Labeaume à propos du professeur qui doit rendre son rapport le 29 janvier.

Pourquoi? Parce que M. Des Rosiers est aussi embauché comme expert à L'Ancienne-Lorette depuis 2012, révélait Le Journal de Québec lundi.

«Tant qu'à moi, c'est réglé parce que si la majorité du conseil se fie sur cet expert qui va dire que ç'a pas de bon sens», a dit M. Labeaume. «Comment voulez-vous que lui, il juge ça objectivement et dise que l'entente a du bon sens alors qu'il se bat contre nous autres à L'Ancienne-Lorette? C'est ridicule!» a poursuivi le maire de Québec à propos de cet expert «qui a aussi travaillé pour la Ville de Québec». «Comment tu peux travailler pour différentes villes dans un cas comme ça? Me semble qu'il y a quelque chose qui marche pas.»

Pensée pour L'Allier au conseil municipal

Le premier conseil municipal de 2016 à l'hôtel de ville de Québec s'est amorcé lundi soir avec une minute de silence dédiée aux victimes de l'attentat au Burkina Faso, mais aussi à la mémoire de l'ancien maire, Jean-Paul L'Allier. Régis Labeaume a indiqué qu'il travaillera au cours de la prochaine année avec la veuve de Jean-Paul L'Allier, Johanne Mongeau, pour trouver quelle infrastructure portera le nom de M. L'Allier, décédé le 5 janvier.

«Dans la prochaine année, je suis à la disposition de Johanne Mongeau. On va faire le nécessaire pour que la mémoire de Jean-Paul L'Allier soit honorée de façon remarquable», a dit M. Labeaume en remerciant les responsables de la Ville de Québec pour l'organisation des funérailles officielles qui avaient lieu le 9 janvier. «Toute l'équipe de la Ville de Québec a été remarquable. Tout le monde a commenté la sobriété et l'aspect solennel de cette cérémonie», a dit le maire en tout début de conseil municipal. 

Le conseiller de Démocratie Québec Yvon Bussières a aussi pris la parole pour souligner le travail de M. L'Allier «qui a fait entrer Québec dans le XXIe siècle». Ancien ministre libéral, Jean-Paul L'Allier a dirigé la Ville de Québec de 1989 à 2005. Il est décédé d'une infection à la valve cardiaque à l'âge de 77 ans. 

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