L'opposition à Lévis: pas forte, mais pas morte

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Alors qu'à Québec, l'opposition lancera mardi sa course à la chefferie en vue des élections de 2017, à Lévis, le maire Gilles Lehouillier règne presque sans embûche sur la ville. Il n'y a aucun conseiller de l'opposition pour le contredire au conseil et aucun candidat n'a jusqu'à maintenant manifesté son intérêt de le déloger.

«On doit le dire, on n'a pas énormément de prise contre lui. Depuis deux ans, il n'a pas pris de décision controversée et lorsqu'on le confronte à la période de questions, il fait l'effort de nous écouter», lance Nicolas Geraghty, chef intérimaire de Renouveau Lévis, le seul parti d'opposition reconnu dans la ville. M. Geraghty s'est fait discret ces dernières années, car il ne voulait pas donner l'image d'une opposition «qui chiale contre tout».

Lors d'une assemblée annuelle qui doit avoir lieu en mars, M. Geraghty veut absolument céder son siège en vue des prochaines élections. «J'ai toujours dit que j'étais là de façon temporaire. J'ai 36 ans, de jeunes enfants et je ne suis pas prêt à me présenter à la mairie», explique celui qui briguera peut-être seulement un poste de conseiller dans son secteur. Mais pour l'heure, il n'a trouvé personne pour le remplacer.

Gaston Cadrin raconte que dans ses bonnes années, Renouveau Lévis a déjà eu 900 membres. Le parti en compte aujourd'hui 150. «On a de la misère à recruter et à avoir des échos dans les médias. Mais surtout, on dirait que les citoyens s'intéressent peu à ce qui se passe au conseil municipal», lance ce citoyen engagé. M. Cadrin espère que la webdiffusion des conseils, qui débutera à la séance du 25 janvier, changera un peu la donne.

Élection serrée

En novembre 2013, le maire Lehouillier a été élu avec 39 % des voix, tout juste devant l'indépendante Isabelle Demers, qui a récolté 34 % des suffrages. Jointe au téléphone, Mme Demers a indiqué au Soleil qu'elle a pris la décision de complètement décrocher de la politique municipale pendant un an, soit jusqu'en avril 2016. Elle n'a pas encore décidé si elle briguerait la mairie de nouveau en 2017. «La personne qui est en poste m'importe peu. M. Lehouillier fait un bon travail, mais si je décide d'y aller, j'irai», affirme-t-elle.

Si Mme Demers se lance, Stéphane Blais pourrait bien l'appuyer. Celui qui s'est présenté à la mairie en 2013 ne pourra pas refaire le saut en 2017. D'abord parce qu'il sera papa pour la quatrième fois cet été et qu'il dirige deux entreprises en expansion, mais surtout parce que le directeur général des élections (DGE) du Québec le lui interdit. Une sanction qui lui a été imposée parce qu'il a acquitté une partie de sa dette électorale comme candidat indépendant avec son argent personnel, et non avec des dons du public. Il a toutefois retenu les services de Me Guy Bertrand pour contester cette décision, une démarche qui pourrait «servir à d'autres candidats indépendants au Québec».

«Jamais je ne ferai carrière en politique. Je me considère plutôt comme un activiste. Ce que je veux, c'est que les citoyens soient sensibilisés à la chose publique et surtout à la façon dont sont gérées les villes», explique M. Blais. Pour ce faire, il travaille à recruter au moins 100 membres pour que son parti politique, Intégrité Lévis, soit reconnu par le DGE. Son collègue et ami Michel Chantal devrait en prendre la tête, sans toutefois se présenter à la mairie. Intégrité Lévis cherchera surtout à ne pas diviser le vote et appuiera ceux qui se présenteront contre Lévis Force 10, le parti du maire Lehouillier. «Déjà que l'opposition est pas forte, je pense qu'il faut travailler ensemble et créer un momentum», dit-il.

En 2013, Lévis Force 10 a fait élire tous ses candidats, sauf un. L'indépendant Clément Genest a gagné le siège dans Saint-Nicolas, mais depuis, il travaille de concert avec le maire et n'a pas fermé la porte à un ralliement à son équipe. Zoé Couture, l'attachée de presse de Gilles Lehouillier, a confirmé au Soleil que le maire avait «un fort intérêt» à briguer la mairie de nouveau en 2017, mais qu'il n'a pas voulu accorder d'entrevue à ce sujet parce qu'il estime «qu'il est trop tôt pour en parler».

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