Féérique, la Grande Allée attire les touristes

Le buste de Camille Laurin contemple la grande... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le buste de Camille Laurin contemple la grande roue.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les courageux qui bravaient la tempête pour profiter de la Grande Allée, mardi, semblaient venir d'un peu partout, sauf de Québec. Loin d'être exaspérés par la neige, des touristes de l'Ontario, des États-Unis et même du Brésil s'émerveillaient sous les gros flocons.

Rencontrés par Le Soleil, en fin d'après-midi, alors qu'ils se photographiaient devant la grande roue, Bernardo et Bruna étaient tout sourire dans la tempête. «On a toujours vécu des Nouvel An verts, là on va vivre un Nouvel An blanc!»

C'est lors d'une session universitaire à l'étranger, en 2011, que Bernardo a fait connaissance avec Québec, lors de courtes vacances avec d'autres étudiants. Il voulait y amener Bruna depuis. En hiver, pour être réellement dépaysés. À leur arrivée il y a deux semaines, l'hiver n'était pas trop convaincant. Mardi, c'était la consécration.

Un peu plus loin sur Grande Allée, une famille de Kingston, en Ontario, se promenait les bras remplis de sacs de magasinage. «On vient chaque année pour le Nouvel An, explique la mère. Mon fils est venu le fêter, ici, il y a deux ans, et depuis toute la famille a embarqué. On aime tout. L'architecture, les restaurants, les boutiques», assure-t-elle. «Les bars aussi», glisse le fils en question.

Et la météo? «Ça nous fait sentir comme de vrais Canadiens!»

Les vrais Québécois, en tout cas, ne semblaient pas du genre à braver la tempête, mardi, en ville. «Toronto», «Missouri», «San Diego», la réponse à la question «D'où venez-vous» prenait des airs de cours de géographie nord-américaine.

Est-ce le party du 31 décembre qui fait courir les touristes? Pas spécialement, si on se fie aux personnes interrogées, même si la plupart planifiaient y être. «On ne sait pas trop qui s'y produit, mais on a entendu dire que c'était un gros party», expliquait Bernardo.

Retombées difficiles à évaluer

Jointe par Le Soleil mardi après-midi, la présidente de l'Association hôtelière de la région de Québec, Michelle Doré, avait de la difficulté à mesurer l'impact, chez les hôteliers, du party annuel du Nouvel An. Samedi, le directeur général d'Action Promotion Grande Allée, André Verreault, évaluait à plusieurs millions de dollars les retombées annuelles de son évènement de fin d'année.

«Entre Noël et le jour de l'An, ça a toujours été plein au centre-ville de Québec», explique Mme Doré, elle-même propriétaire de trois hôtels. «On sent peut-être une légère augmentation, mais c'est surtout en périphérie de Québec. Les hôtels semblent aussi être débordés, c'est peut-être là qu'on sent davantage un effet Nouvel An.»

Il est cependant vrai, admet-elle, que la clientèle au centre-ville de Québec vient, plus que jamais, de l'extérieur du Québec. «Pour vous donner un exemple, dans un de mes hôtels, j'écris à la main une carte de Noël et du Nouvel An à chacune de mes 21 chambres dans leur langue d'origine. Cette année, aucune n'était en français.»

Loin d'être rebutés par la neige, les touristes de l'extérieur en redemandent. «Ce matin, j'avais une famille d'Américains qui était collée sur la vitre, assise à côté du foyer, à regarder la neige tomber.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer