Lac Saint-Charles : le moratoire de trois mois est adopté

Le moratoire vise la protection du lac Saint-Charles.... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le moratoire vise la protection du lac Saint-Charles.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le moratoire de trois mois sur toute nouvelle construction dans les bassins versants des prises d'eau des rivières Saint-Charles et Montmorency a été adopté jeudi malgré l'opposition de la préfète de la MRC de La Jacques-Cartier. Louise Brunet a assuré être «personnellement» pour l'arrêt de la délivrance de permis pour cette période, mais son vote, a-t-elle dit, suit la volonté de certains élus qu'elle représente.

«C'est bien malgré moi que je vote contre la proposition de moratoire», a expliqué d'entrée de jeu MmeBrunet sur la résolution au conseil de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

«Dans mon for intérieur, je suis convaincue du bienfait du moratoire. Mais mon vote doit refléter l'opinion des élus que je représente. Mes collègues se sont prononcés contre.»

Mme Brunet est aussi mairesse de Lac-Beauport dont le conseil municipal, majoritairement composé de conseillers d'opposition, a rejeté le moratoire lors d'un vote tenu cette semaine. Mme Brunet a révélé jeudi s'être abstenue de voter.

D'autres élus de la MRC, dont le maire de Stoneham, Robert Miller, se sont opposés au moratoire.

En exprimant sa propre dissidence au conseil de la CMQ, Louise Brunet ne s'est attirée que des éloges de ses collègues. Elle a aussitôt été qualifiée de «courageuse» par le maire de Québec et président de la CMQ, Régis Labeaume.

La préfète de la MRC de La Côte-de-Beaupré, Parise Cormier, a aussi salué sa collègue Brunet pour cette position dans un contexte «inconfortable».

«J'invite les citoyens de Lac-Beauport à communiquer leur appui. Vous avez été très courageuse», a ajouté la vice-présidente du comité exécutif de Québec, Julie Lemieux.

Pas de débats houleux

L'arrêt de la délivrance de nouveaux permis de construction avait été annoncé la semaine dernière par Régis Labeaume. L'objectif est de protéger la source d'eau portable du lac Saint-Charles, dont l'état de santé inquiète. Depuis, la prise d'eau du bassin versant de la rivière Montmorency s'est ajoutée au territoire touché par le moratoire.

Un comité a toutefois été mis sur pied pour analyser une à une les demandes de permis de construction. Ceux jugés non dommageables pour la qualité de l'eau du lac Saint-Charles pourront recevoir un feu vert (lire l'autre texte).

«On n'est pas contre les promoteurs. Mais à un moment donné le développement ne peut pas l'emporter sur quelque chose d'aussi essentiel que la protection de nos cours d'eau», a dit M.Labeaume.

Jeudi, certains promoteurs et citoyens se sont présentés au micro pour commenter la résolution. Ils ont fait part de leurs inquiétudes, mais le ton n'a jamais monté, la plupart se disant rassurés par les modalités permettant à des projets déjà en cours d'aller de l'avant.

Même le maire de Stoneham, Robert Miller, s'est dit «satisfait».

«Je veux rassurer les gens nous allons continuer à travailler pour la protection de l'eau, et nous allons y mettre les énergies. On va devoir analyser les détails de la résolution, mais, en partie, je suis satisfait de ce qu'il y a sur la table aujourd'hui», a-t-il dit.

Autres opposants à un moratoire, les constructeurs réunis dans l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec se sont aussi dits rassurés de voir que certains projets ne seront pas compromis.

Huit élus pour étudier les demandes de permis

Sa candidature était pressentie, elle a été confirmée jeudi. La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, devient présidente du comité chargé d'évaluer les projets de construction. Et de donner le feu vert à certains malgré le moratoire de trois mois.

Ce qui a été baptisé la Commission d'environnement intérimaire est aussi composé de la préfète de la MRC de La Jacques-Cartier, Louise Brunet, de celle de la MRC de La Côte-de-Beaupré, Parise Cormier, et des conseillers de la Ville de Québec Patrick Voyer, Julie Lemieux, Steeve Verret, Raymond Dion et Marie-France Trudel. La Commission siégera à huis clos.

On a aussi appris jeudi quelles conditions permettront à un projet domiciliaire de voir le jour malgré le moratoire. Ainsi, une construction résidentielle unifamiliale sera autorisée sur un terrain loti si une demande de permis pour effectuer des travaux de remblai ou de déblai a été déposée ou un permis délivré avant la date d'entrée en vigueur du moratoire, jeudi.

Le chantier pour une maison pourra aussi être lancé si un contrat de construction a déjà été conclu. Dans le cas d'une autoconstruction, le projet ne sera pas compromis si plus de 25 000 $ de matériaux ont déjà été achetés ou si un contrat pour le solage a déjà été conclu.

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