Accès à l'information: Shoiry craint l'ingérence de Labeaume

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Paul Shoiry, le chef de l'opposition, accuse le maire Labeaume d'avoir le nez dans les demandes d'accès à l'information. Pourtant, celles-ci doivent être confidentielles.

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(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville accuse le maire Régis Labeaume d'avoir le nez dans les demandes d'accès à l'information.

Le chef de l'opposition Paul Shoiry en veut pour preuve une phrase lancée par le maire de Québec pendant l'analyse détaillée du budget du Service du greffe et des archives, jeudi. 

Lorsqu'il a été question de la Loi sur l'accès à l'information par laquelle citoyens, les médias, les entreprises ou les organismes peuvent avoir accès à des documents non publics, le maire a raconté une anecdote qui a fait bondir les trois élus de Démocratie Québec.

«Quand je fais des voyages, parfois il y a des gens qui font des demandes avant que je parte», a lancé M. Labeaume, qui souhaitait ainsi souligner l'efficacité du traitement des demandes. 

Or, Paul Shoiry y a plutôt vu une illustration que le maire s'ingérait dans les affaires du greffe, puisqu'un élu ne doit pas être au courant des demandes formulées en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. 

«Comment le maire peut faire pour affirmer ça? C'est extrêmement inquiétant», a lancé M. Shoiry, rappelant que les demandes d'accès sont confidentielles.

«Compte tenu de cette réponse, on peut se permettre de croire que de l'information transpire entre l'accès à l'information et la mairie et que le maire est mis au courant des demandes d'accès. Ça, c'est extrêmement inquiétant», a-t-il répété. Lors des échanges avec les membres du conseil municipal, le greffier Sylvain Ouellet a assuré que ni le cabinet du maire ni le comité exécutif ne sont mis au courant des demandes d'accès.

Allégations réfutées

M. Labeaume a réfuté les allégations de M. Shoiry. «On est informés lorsqu'il y a des demandes. Mais on ne sait pas de qui elles viennent. Si on nous demande des informations, il faut bien les fournir. C'est rien que normal, rien d'autre», a tranché le maire.

Or, l'argument est loin d'avoir convaincu Paul Shoiry, qui, en fin de journée, a réitéré sa position. 

Il a pris pour preuve son propre cas alors que récemment, ses dépenses d'un voyage qu'il a fait pour un congrès de l'Union des municipalités du Québec ont été publiées dans le Journal de Québec. «Je n'ai jamais su qu'une demande avait été faite. J'avais rempli mes demandes de remboursement à l'époque et tout donné ça au Service des finances. Ils ne viennent pas à mon bureau et ne viennent pas au cabinet.»

Délai grandement amélioré

La présentation du greffier Sylvain Ouellet a aussi permis jeudi d'apprendre que la Ville de Québec reçoit chaque année jusqu'à 3000 demandes d'accès à des documents en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. 

Le délai de traitement, qui a souvent été un problème pour les journalistes et les citoyens qui font des demandes, s'est grandement amélioré, a dit le greffier. De 27 jours, il est maintenant de 4 jours. Une amélioration qu'a aussitôt nuancée le conseiller de l'opposition, Yvon Bussières. «On entend souvent que même si on s'est amélioré en termes de délais, la réponse qu'on reçoit souvent est que le document n'est pas accessible», a-t-il dit. 

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