Le budget municipal de Québec en cinq points

Maintenant que l'amphithéâtre n'est plus dans la colonne... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Maintenant que l'amphithéâtre n'est plus dans la colonne des dépenses du budget municipal, reste à voir quel sera le prochain grand projet qui sera financé par le programme triennal d'immobilisation.

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(Québec) La Ville de Québec présentera son budget lundi. Sera-t-il «ennuyeux» et «prévisible», pour reprendre les termes que Régis Labeaume utilise de plus en plus pour qualifier cet exercice annuel? Depuis 2011, surtout, alors que son administration a adopté un cadre financier qui rend les surprises plus rares. Depuis cinq budgets, la Ville de Québec effectue en effet 24 millions $ de compressions pour attribuer 15 millions $ au paiement comptant des immobilisations et 7,4 millions $ au paiement accéléré de la dette. Mais outre ce cadre établi, quelques points sont à surveiller. En voici cinq.

La dette

Depuis 2011, le maire de Québec Régis Labeaume ne cesse de promettre que la dette commencera à diminuer dès 2016. Est-ce bien ce que nous verrons dans le budget de lundi? Oui, si on en croit M. Labeaume, qui a récemment réitéré sa promesse de voir commencer à fondre cette dette nette totale de près de 1,7 milliard $. Quant au budget total présenté il y a un an, il était de 1,36 milliard $, une hausse de 2,4 % par rapport à l'année précédente.

Taxes à l'inflation

Autre promesse de Régis Labeaume : maintenir la hausse de taxes à l'inflation, ce que la Ville est arrivée à faire depuis quelques années. L'an dernier, la hausse moyenne a été de 1,8 %. En 2014, cette moyenne était de 1,7 %. Pour 2016, l'inflation prévue oscille entre 1,6 % et 1,8 % selon trois institutions financières consultées par Le Soleil, soit Desjardins, la Banque Laurentienne et la Banque Nationale. Mais tous les propriétaires ne verront pas ce taux se traduire directement sur leur facture d'impôt foncier. Cette année encore, des variations sont à prévoir en raison de l'harmonisation toujours en cours depuis la fusion de 2002. À cette époque, les anciennes villes avaient en effet «traîné» leur dette. Ainsi, les contribuables de Vanier (4,7 %), de Charlesbourg (3,2 %) et de Lac-Saint-Charles (3,2 %) ont connu l'an dernier une hausse de taxes supérieure à l'inflation. À l'inverse, ceux des anciennes villes de Loretteville et de Val-Bélair ont vu leur compte de taxes augmenter en moyenne moins que l'inflation, soit de 0,7 % et 1,7 %.

Premier budget sans l'amphithéâtre

Après des années avec un amphithéâtre aux airs de mammouth dans le budget de la Ville de Québec, voilà que l'exercice 2016 de lundi sera le premier sans colonne consacrée au Centre Vidéotron, inauguré en septembre. La Ville de Québec continue à payer cette infrastructure, mais l'enveloppe de 400 millions $ a été budgétée. Cet investissement majeur, qui s'est finalement soldé à 370 millions $, est donc, sur papier du moins, du passé. Il devrait toutefois rester dans le plan des investissements (programme triennal d'immobilisation) des dépenses prévues pour certains aménagements ces prochaines années, dont 6,5 millions $pour la place Jean-Béliveau ou encore pour le futur marché public, prévu en 2017.

Les investissements (PTI)

Maintenant que l'amphithéâtre n'est plus dans la colonne des dépenses, quel sera le prochain gros morceau dans le programme triennal d'immobilisation, le PTI, qui prévoit les investissements sur trois ans? Anneau de glace? Usine de biométhanisation? Chose certaine, ces deux importants projets d'infrastructures semblent prendre plus de place dans le discours du maire de Québec depuis que l'amphithéâtre est inauguré. La semaine dernière, M. Labeaume a réitéré faire sa priorité du projet d'anneau de glace pour lequel le fédéral devrait verser 32 millions $ sur les 65 millions $ prévus. Quant à l'usine de biométhanisation, gros morceau aussi alors que des sommes devraient apparaître dans le PTI 2016-2019 présenté lundi. La Ville de Québec déboursera plus de 40 millions $ pour ce projet de 100 millions qui comptera sur 44 millions $ du gouvernement du Québec et une quinzaine prévue du fédéral. L'an dernier, le PTI a représenté des investissements de 1,58 milliard $, incluant le Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Taxes commerciales

L'administration Labeaume a annoncé en septembre le retour de la mesure «Robin des bois», un calcul déniché en 2013 pour amoindrir l'effet du rôle d'évaluation foncière sur les comptes de taxes des petites entreprises. La Ville de Québec avait alors revu à la baisse plus de 3700 factures de taxes commerciales après une importante grogne des gens d'affaires dont certains avaient vu leur compte bondir de 100 %. Les commerçants seront-ils satisfaits? Il faut dire que la hausse globale de la valeur des immeubles commerciaux annoncée dans le plus récent rôle d'évaluation présenté en septembre est de 12,1 %. Cette croissance plus modérée devrait contribuer à contenir l'augmentation de taxes. En entrevue au Soleil en septembre, le président de la Corporation des parcs industriels, Pierre Dolbec, restait tout de même prudent, même s'il disait ne pas craindre de mauvaise surprise. «Je pense que la Ville a pris une certaine leçon de ce qui s'est passé il y a trois ans», avait-il dit.

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