Troisième veto en un mois pour le maire de Saint-Augustin

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures Sylvain Juneau... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures Sylvain Juneau

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, a une fois de plus usé de son droit de veto lundi soir pour retarder l'adoption d'une résolution par les conseillers municipaux qui lui sont hostiles.

C'était la troisième fois en un mois que M. Juneau opposait son veto à une résolution concoctée par les membres de l'équipe de l'ex-maire Marcel Corriveau. Lors de la séance extraordinaire de lundi soir, les conseillers souhaitaient obtenir un avis juridique sur l'un des éléments de l'enquête administrative et financière interne en cours à la municipalité.

« Il y a déjà un avis juridique dont les conclusions sont on ne peut plus claires. On a payé une fois, comme les citoyens paient aussi pour l'enquête que mène présentement le ministère des Affaires municipales. Là, on vous demande de claquer plusieurs milliers de dollars en pure perte, gaspillage de fonds publics et sans aucune raison », a expliqué le maire avant d'opposer son veto après le vote favorable des conseillers.

Autre proposition

Les conseillers venaient tout juste d'adopter une résolution pour laquelle le maire avait aussi usé de son veto la semaine dernière. Ils ont demandé la nomination d'un expert en fiscalité pour analyser l'entente intervenue entre le maire et la Ville de Québec concernant la quote-part à verser à l'agglomération.

Le conseiller Louis Potvin soutient que l'ajustement de la quote-part à l'indice des prix à la consommation et l'abandon de la poursuite contre l'agglomération de Québec étaient des points de l'entente qui le faisaient sourciller. 

« Ça me laisse perplexe de laisser tomber les cinq à dix millions $ qu'on pourrait aller chercher dans une poursuite », a-t-il déclaré. « On ne dit pas de rejeter l'entente en bloc, on pense seulement qu'elle est perfectible. C'est la décision la plus importante des dix dernières années, alors on a besoin d'information.»

Le maire a toutefois insisté sur l'importance d'adopter l'entente avant le mois de janvier pour que les 110 hectares de terrains pour le développement industriel qui en font partie puissent être inclus dans le nouveau schéma d'aménagement.

« Si on retire la poursuite, on laisse de l'argent sur la table, c'est clair », a concédé le maire. « Mais la « loto-procès », moi, je n'embarque pas là-dedans. L'entente n'est pas extraordinaire, mais elle vient réparer le fiasco de 2009 où il y avait du flou à tour de bras. C'est une décision qui est autant politique qu'économique, alors si vous voulez mettre une décision politique entre les mains d'experts, là on a un problème », a déclaré le maire, applaudi par les quelque 300 personnes qui prenaient place dans la salle du conseil.

Climat

Le climat est loin de s'améliorer entre M. Juneau et les autres membres du conseil, le conseiller Potvin se permettant même d'appeler ironiquement le maire « Monsieur le Pape » durant un échange avec un citoyen. 

À sa décharge, M. Potvin s'en est excusé lors d'un point de presse après l'assemblée. « C'est une erreur, c'était déplacé et je m'en excuse. Ceci dit, il faudra changer les règles de régie interne car on fonctionne comme à l'Assemblée nationale et que c'est devenu un irritant. Ailleurs, les conseillers peuvent s'adresser directement aux citoyens.»

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