Québec aura sa «charte lumière»

Inaugurée le 18 juin 2008, la mise en... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Inaugurée le 18 juin 2008, la mise en lumière de l'édifice Price par la Commission de la capitale nationale vise à mettre en valeur les éléments architecturaux de cet immeuble Art déco de la rue Sainte-Anne, dans le Vieux-Québec.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La Commission de la capitale nationale se dotera bientôt d'une «charte lumière» pour encadrer la mise en lumière et l'éclairage extérieur des projets publics ou privés. L'objectif? Éviter d'illuminer à tout prix pour éclairer moins, mais mieux.

«Notre plan lumière sert à identifier des sites d'intérêt, mais la charte se veut plus macro, plus générale», explique la porte-parole de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), Anne-Marie Gauthier. «Dans la charte, on veut élaborer les grands principes.»

Le document servira à orienter aussi les promoteurs privés, institutions ou commerces, de plus en plus intéressés par la mise en lumière de leurs édifices. Il visera à assurer une certaine uniformité et un «respect de l'utilisation de la lumière» dans notre ville nordique plongée dans le noir plusieurs heures par jour, explique Mme Gauthier. «On ne veut pas éclairer plus, on veut éclairer mieux», résume-t-elle.

«Dans le tableau nocturne de Québec, la lumière met en exergue certains lieux emblématiques. Si tout est illuminé, on atteint une certaine pollution lumineuse, et le paysage n'est plus équilibré», note Mme Gauthier.

La CCNQ assure que sa future charte lumière n'aura pas pour but de taper sur les doigts des propriétaires qui éclairent trop, ou mal. «Ce ne sera pas coercitif», explique la porte-parole selon qui la future charte est avant tout un «guide des bonnes pratiques», pour orienter la mise en lumière de divers projets, et pas seulement ceux initiés par la Commission. La charte couvrira aussi tous les projets d'éclairage urbain comme celui des parcs, des oeuvres d'art, des places publiques.

Trop tard pour 2015

Le projet d'une «charte lumière» est dans les cartons de la CCNQ depuis deux ans. L'idée était à l'origine de doter la région de Québec d'un tel document pour l'année 2015, décrétée année de la lumière par l'UNESCO. Or, les discussions avec les différents partenaires comme les promoteurs, la Ville de Québec et divers experts sont plus longues que prévu. Et tant qu'à concevoir une charte, la CCNQ préfère qu'elle soit complète et prendre le temps, quitte à la dévoiler plutôt en 2016 ou en 2017, dit Mme Gauthier. «C'est un processus qu'on ne veut pas précipiter», ajoute-t-elle à propos de ce projet de charte que Le Soleil a découvert dans le rapport annuel 2014-2015 de la CCNQ.

Depuis 20 ans, la mise en lumière d'édifices publics est probablement la plus connue des actions de la CCNQ. Le Château Frontenac, l'édifice Price, la chute Montmorency, et, plus récemment, l'église de Saint-Augustin-de-Desmaures sont parmi les bâtiments mis en valeur par la lumière. Les experts de la Commission ont aussi servi de conseillers dans divers projets, comme les abat-jour lumineux sur l'avenue Cartier.

Des villes membres de LUCI, un regroupement de 70 villes qui réfléchit à l'usage de la lumière urbaine, sont déjà dotées d'une charte lumière. Le document précise les orientations en matière de qualité de l'éclairage public, de son impact sur l'environnement, l'attractivité des villes, par exemple. Paris, Lyon, Osaka, Turin, Moscou ou encore Amsterdam sont membres du réseau.

Observatoire : foule au sommet

Les nouvelles sont bonnes pour l'Observatoire de la capitale qui a connu un «achalandage exceptionnel» entre avril et octobre avec une hausse de 35 % des visiteurs comparativement à l'an dernier. Assez, dit-on, pour penser dépasser l'année record de 2008. À la Commission de la capitale nationale, qui gère l'Observatoire, on attribue la popularité du plus haut point de vue sur Québec à la multiplication des partenariats comme les bus rouges pour les touristes et le fait que le 31e étage du complexe G est un endroit pour assister aux Grands Feux Loto-Québec. Les éloges sur la scène internationale aident aussi. «On a une super belle visibilité par Trip Advisor et la revue Travel and Leisure, qui a nommé l'Observatoire comme étant la plus belle vue sur Québec», indique la porte-parole de la Commission de la capitale nationale, Anne-Marie Gauthier.

Les personnages de la Fresque des Québécois pourraient bouger

Aimeriez-vous voir s'animer les personnages historiques de la Fresque des Québécois? L'idée est venue à la Commission de la capitale nationale qui aurait bien souhaité la concrétiser dès cette année, avant d'être contrainte de le reporter. Le concept est d'utiliser la lumière et des projections de mapping 2D pour faire bouger la célèbre fresque, gigantesque trompe-l'oeil au pied de la côte de la Montagne. «À l'occasion de notre 20e anniversaire, on a lancé des idées comme voir la faisabilité d'animer la fresque», explique la porte-parole de la CCNQ, Anne-Marie Gauthier. Le projet est techniquement réalisable. Mais pour des questions de budget et de délais, la Commission a choisi de le reporter, peut-on lire dans le rapport annuel 2014-2015. «La fenêtre de réalisation était très courte. C'est reporté, mais pas abandonné», note-t-elle, sans préciser «d'horizon» pour la réalisation.

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