Échéancier imprécis pour l'entente entre Québec et Saint-Augustin

Sylvain Juneau estime qu'une adoption rapide lui simplifierait... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Sylvain Juneau estime qu'une adoption rapide lui simplifierait la tâche, car «il faut budgéter à très court terme» et que des amendements législatifs sont nécessaires.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Combien de temps la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures peut-elle s'asseoir sur l'entente négociée avec la Ville de Québec sur le partage des frais d'agglomération? La réponse diffère selon le maire interrogé et même à l'intérieur de leurs déclarations respectives. Mais une chose est sûre : il n'est pas question d'y faire des retouches.

Les deux municipalités se sont mises d'accord la semaine dernière sur un scénario financier prévoyant à très long terme ce que Saint-Augustin doit remettre à Québec pour divers services comme la police, les pompiers ou le transport en commun. 

Mardi, les conseillers municipaux de Saint-Augustin ont refusé de l'entériner. Ils ont plutôt proposé de faire appel à un expert en fiscalité pour étudier l'entente et proposer des bonifications. Le maire Sylvain Juneau a utilisé son veto pour reporter le vote. 

Jeudi, en marge d'une séance du conseil de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), ce dernier ne s'est pas montré agacé par le délai. «Ce qui est sur la table, il n'y a pas de date. Si c'était adopté dans deux ans, ce sera dans deux ans», a-t-il lancé, précisant que le budget reflétait «l'ancienne façon de fonctionner». 

Puis M. Juneau a ajouté qu'une adoption rapide lui simplifierait la tâche, car «il faut budgéter à très court terme» et que des amendements législatifs sont nécessaires. 

Il a fait aussi référence au schéma d'aménagement de l'agglomération, qui est en révision actuellement. L'entente prévoit des modifications de zonage favorables à Saint-Augustin. «Si c'est pas dedans, ça va être quand la prochaine fois? Je n'ai aucune idée, mais ça sera sûrement pas à court terme», a-t-il insisté. 

Spontanément, le maire de Québec s'est aussi montré patient. L'entente, a dit Régis Labeaume, «va être là tant que M. Juneau sera là». 

Mais il s'est vite repris et a plaidé l'urgence. «Il va falloir que les conseillers de l'opposition se fassent [une idée]. On ne peut pas traîner ça trop longtemps cette affaire-là. À un moment donné, il va falloir fermer la porte. S'ils ne veulent pas, ils ne veulent pas», a-t-il déclaré. 

«On s'est dit [M. Juneau et lui] : on va travailler fort en fonction du budget, on va être motivés. Là, après, la motivation sera pas ben, ben là», a poursuivi l'élu, admettant que pour Québec, l'entente «ne change rien à notre situation financière». 

Quant aux possibilités de renégocier l'entente, elles sont complètement nulles, a prévenu le maire Labeaume. «C'est bien fait. On rouvre pas ça. S'il y en a qui pensent qu'on va rouvrir ça, qu'ils oublient ça, c'est terminé.» 

M. Juneau a par ailleurs profité de la présence des journalistes pour déplorer encore une fois la volonté des conseillers d'obtenir leur propre avis juridique sur l'enquête interne menée par le directeur général de la municipalité de Saint-Augustin. Selon lui, c'est un «gaspillage de fonds publics». La facture est estimée entre 5000 et 10 000 $.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer