Stoneham: le maire Miller perd son équipe

Le maire des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury, Robert... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le maire des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury, Robert Miller.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Maire de Stoneham depuis 2009, Robert Miller vient de voir ses trois conseillers quitter son Parti Évolution Cantons-Unis, le privant de la mince majorité qu'il détenait au conseil.

Les conseillers Marie-Ève D'Ascola, Édith Coulombe et Louis-Antoine Gagné siégeront dorénavant comme indépendants alors que les trois autres conseillers municipaux font partie de l'équipe Gaétane G. Saint-Laurent, qui formait l'opposition.

Les conseillers démissionnaires semblent tous en avoir contre la «ligne de parti». Des dossiers comme celui de la mise en commun des services de prévention contre les incendies et le contrôle du développement résidentiel auraient également contribué à diviser le parti.

«Dans certains cas, j'avais voté contre mon équipe», a confié Mme D'Ascola au Soleil, indiquant que quand elle avait fait part de sa décision de démissionner à ses deux collègues, ceux-ci avaient décidé de faire la même chose.

Divergences

«La divergence d'opinions entre moi et monsieur le maire est née il y a quelques mois et s'est accrue au fil du temps. Pour moi, l'élément déclencheur aura été le projet de regroupement des services de protection contre les incendies mis sur la table la semaine dernière. Le maire nous a annoncé à une demi-heure d'avis qu'on allait adopter une résolution pour regrouper les services», raconte pour sa part Édith Coulombe au sujet de cette assemblée du conseil qui a été plutôt houleuse.

Louis-Antoine Gagné abondait dans le même sens. «Depuis le début du second mandat, on a senti M. Miller beaucoup moins à l'écoute de son équipe. Il travaillait davantage en silo. Il a aussi des positions indéfendables, notamment l'absence de parcs avec modules de jeux à Stoneham. Je ne peux défendre ça auprès de mes amis qui ont aussi des enfants. Et quant au développement résidentiel, à 100 nouvelles maisons par année, tu te réveilles un jour et c'est devenu Sainte-Brigitte-de-Laval...»

L'opposition systématique des trois autres conseillers, Claude Lebel, Paul Beaulieu et Patrick Murray, aurait aussi pesé dans la balance. «Peut-être que ça va tous nous obliger à s'asseoir à la même table et à nous concerter davantage», poursuit M. Gagné.

Déçu et surpris

Quant au maire Miller, il s'est dit extrêmement déçu et surpris de la décision de ses anciens acolytes. «Nous étions le parti majoritaire, mais il semble que trois élus ne veulent plus travailler en équipe», a-t-il déclaré, défendant du même souffle sa position quant au développement résidentiel dans sa municipalité.

«Je crois qu'il faut accepter de faire des efforts collectifs pour que nos infrastructures municipales soient rentables. Ça nous incite à densifier», a-t-il expliqué, ajoutant qu'il n'était pas nécessairement d'accord avec les balises fixées par le Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Québec.

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