Labeaume et Juneau s'entendent sur la facture d'agglomération

Les maires de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, et celui... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les maires de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, et celui de Québec, Régis Labeaume, ont annoncé être arrivés à une entente sur la facture d'agglomération. Les deux hommes n'ont toutefois pas donné de détails puisque le fruit d'un blitz de négociations doit être soumis aux élus des deux villes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Après des années de chicane sur la facture de la quote-part à payer, les villes de Québec et de Saint-Augustin-de-Desmaures se sont entendues «sur une entente finale» jeudi après un blitz de négociations. L'Ancienne-Lorette fait toutefois bande à part. Insatisfait de l'entente proposée, le maire Émile Loranger préfère consulter ses citoyens.

Les chiffres proposés ne plaisent pas à M. Loranger qui a fait part de sa position en conférence de presse jeudi. L'ambiance était toutefois bien différente entre les maires de Québec, Régis Labeaume et de Saint-Augustin, Sylvain Juneau.

Forcés par la sortie de M. Loranger à 14h, ils ont a leur tour convié les journalistes deux heures plus tard. «On n'avait pas prévu faire de conférence de presse», a admis M. Labeaume, néanmoins tout sourire en compagnie de son homologue de Saint-Augustin. Une scène difficilement imaginable avant l'arrivée de M. Juneau à la mairie, il y a cinq mois.

Les deux hommes ne sont pas entrés dans les détails financiers de l'entente, qui devra d'abord être entérinée par les conseils municipaux des deux villes. Ils ont toutefois assuré qu'elle permet de mieux prévoir combien Saint-Augustin devra verser à Québec ces prochaines années pour divers service comme les pompiers, la police ou le transport en commun.

Les données dévoilées par M. Loranger parlent d'une prévision sur 25 ans, soit jusqu'en 2040.

Le fait de prévoir combien les villes défusionnées doivent verser à Québec a été au coeur d'un litige majeur depuis la précédente entente de 2009. Pour 2015, Saint-Augustin a versé à 25 millions$ à Québec. L'ancien maire Marcel Corriveau, remplacé par M. Juneau en juin, a attribué à cette facture la fulgurante hausse de taxes de 25% imposée à ses citoyens en décembre dernier.

Saint-Augustin est depuis au coeur d'une crise financière importante.

Le maire de Saint-Augustin devra toutefois faire approuver le fruit de la négociation aux conseillers issus de l'ancienne équipe de Marcel Corriveau avec qui il est en conflit ouvert.

Elle sera soumise au vote au prochain conseil, mardi.

Si elle est approuvée, l'entente fin aux procédures judicaires en cours où Saint-Augustin conteste la quote-part.

Consultation à L'Ancienne-Lorette

L'Ancienne-Lorette s'accorde pour sa part trois semaines pour consulter sa population. Le maire Émile Loranger a expliqué jeudi qu'il tiendra des séances d'informations dont les détails restent à venir.

Par la suite, les citoyens pourront voter comme ils l'ont fait en 2011, alors qu'ils avaient donné leur aval à une hausse de taxe de 33%. M. Loranger a toutefois bien pris soin de ne pas parler de «référendum» puisqu'il ne s'agit pas d'un tel type de scrutin aux yeux de la Loi. Celui qui dirige L'Ancienne-Lorette depuis 1983 a parlé de la «décision la plus importante» qu'il a eu à prendre en 32 ans au pouvoir.

Miser sur les tribunaux

Selon les chiffres présentés par M. Loranger et la trésorière de la Ville, Ariane Tremblay, l'entente permettrait à L'Ancienne-Lorette d'épargner 33 millions$ sur 25 ans en quote-part, soit 548 millions$ au lieu de 581 millions$ suivant le calcul actuel. Or, une victoire devant les tribunaux réduirait cette contribution à environ 500 millions$ sur 25 ans. En continuant la poursuite contre la Ville de Québec, le maire lorettain se dit «confiant d'aller chercher entre 16 et 23 millions$» qu'il estime avoir payé en trop ces dernières années. S'il rejettent l'entente, les citoyens de L'Ancienne-Lorette opteraient ainsi pour la poursuite du processus judiciaire.

Une entente qui permet d'oublier la fusion

Si l'entente sur la quote-part est entérinée par le conseil municipal de Saint-Augustin mardi, le maire Sylvain Juneau estime qu'elle permettra à sa ville de rester «autonome» et d'éloigner le spectre d'une potentielle fusion avec Québec. «Ce que je peux vous dire, c'est qu'en 2017, je vais me représenter je ne serai pas des gens qui prôneront une fusion avec Québec», a-t-il tenu à souligner lors d'une conférence de presse commune avec le maire de Québec, Régis Labeaume.

«Cette entente permet à Saint-Augustin d'être une ville autonome au sein de l'agglomération de Québec. C'est comme ça que je le vois et c'est comme ça que j'entend continuer si tant est qu'on veut bien me réélire en 2017», a poursuivi le maire Juneau, élu en juin après le retrait de l'ex-maire Marcel Corriveau pour des raisons de santé. Valérie Gaudreau

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