Québec, ville avant-gardiste dans la parité hommes-femmes

La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, fait... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, fait partie des femmes qui assurent la parité au comité exécutif de la Ville de Québec.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Tant pis pour les «dinosaures» qui ne sont pas d'accord avec la parité en politique, dit Régis Labeaume. Le maire de Québec salue la décision de Justin Trudeau et rappelle qu'il s'impose lui-même de tendre vers un nombre égal de femmes et d'hommes dans son cabinet.

«Ça existe à la Ville de Québec depuis 2008, 2009. La parité à l'exécutif et au conseil, ça existe depuis que je suis arrivé», a lancé M. Labeaume jeudi.

Le conseil municipal de Québec est présentement composé de 10 femmes et de 11 hommes, 12 en incluant le maire. Le comité exécutif d'Équipe Labeaume est pour sa part à égalité avec quatre femmes et quatre hommes, un nombre qui grimpe toutefois à cinq avec la présence de maire. 

«On a un homme de trop, je ne sais pas lequel on va pendre», a-t-il lancé à la blague.

Sur une note plus sérieuse, le maire de Québec croit que les partis politiques devraient viser systématiquement la zone de parité, tant dans les candidatures que lors de nomination à des postes-clés, comme le comité exécutif au municipal ou le conseil des ministres dans les gouvernements.

«Je suis d'accord avec ça parce que ça va inciter plus de femmes à se présenter», a-t-il commenté jeudi. La veille, le nouveau premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a annoncé un conseil des ministres comptant 15 femmes et 15 hommes. 

«Il y en a qui trouvent ça discriminatoire. Mais ça, il y aura toujours quelques dinosaures qui ne sont pas d'accord avec ça», a poursuivi M. Labeaume. Il en a aussi profité pour réfuter l'argument de la compétence avant tout. «Qui dit qu'elles sont incompétentes? Je n'ai pas vu beaucoup d'incompétence là hier, moi», a-t-il lancé à propos de l'assermentation du cabinet Trudeau. 

«Je vais vous dire une chose, si tu regardes le profil de ces femmes-là, c'est pas mal compétent. Y a bien des gars qui arrivent pas avec ça», a tranché M. Labeaume. 

Majorité masculine dans plusieurs villes

La parité atteinte à Québec et à Ottawa contraste avec la réalité dans plusieurs municipalités de la grande région de Québec. Une compilation effectuée par Le Soleil révèle que sur 10 villes (Québec, Lévis, Saint-Augustin, L'Ancienne-Lorette, Lac-Delage, Stoneham, Lac-Beauport, Sainte-Brigitte, Boischatel et L'Ange-Gardien), on compte près de deux fois plus d'hommes élus que de femmes, soit 60 élus contre 33, incluant les maires et mairesses.

Si certains conseils municipaux comme Saint-Augustin et L'Ancienne-Lorette atteignent l'égalité avec trois hommes et trois femmes, on ne peut en dire autant de Lévis qui compte 12 élus hommes et 4 femmes (lire l'autre texte). Lac-Beauport et Lac-Delage arrivent en bas de la liste avec cinq conseillers et une conseillère chacun. Ces deux municipalités ont toutefois des mairesses à leur tête.

Un objectif encore difficile à atteindre du côté de Lévis

Gilles Lehouillier aimerait voir plus de femmes siéger au conseil municipal de Lévis et à son comité exécutif. Mais atteindre une telle égalité est «encore difficile en 2015», soutient-il. «Je pense que c'est un très, très bel objectif», a commenté le maire de Lévis. 

Il explique que pour les élections municipales de novembre 2013, il a composé avec une équipe existante. «Malheureusement, il n'y avait pas beaucoup de femmes, mais j'avais 6 postes à combler sur 15 [au conseil municipal]. Je pense qu'on a eu la parité dans les nouveaux recrutements, mais je vais vous dire bien franchement, je me suis aperçu que même en 2015, c'est encore très difficile», a-t-il relaté. La société a beau avoir changé, les femmes sont encore, souvent, les responsables des tâches et des enfants, a-t-il avancé. 

«C'est encore la femme qui assume beaucoup de responsabilités dans la famille, moi, c'est le constat que je fais, et là-dessus, je crois qu'on a encore beaucoup de chemin à faire», a commenté celui qui promet d'être sensible au recrutement de candidates pour les élections de 2017. «Les énergies seront mises autant que possible», a-t-il conclu.  Valérie Gaudreau et Jean-Michel Genois Gagnon

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