Le maire Juneau sera la cible d'une plainte

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, a rejeté... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, a rejeté les critiques à son égard, ajoutant qu'il demeurait capable de travailler avec le conseil municipal.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Les cinq conseillers municipaux de Saint-Augustin-de-Desmaures ont laissé tomber lundi leur demande d'avis juridique concernant des manquements possibles du maire Sylvain Juneau au code d'éthique et de déontologie de la Ville et à la Loi sur les cités et villes, mais ils ont toujours l'intention d'aller de l'avant avec une plainte contre le maire au ministère des Affaires municipales d'ici quelques semaines.

Après avoir été encore une fois hués à leur entrée au conseil lors de la séance extraordinaire de lundi soir, les cinq conseillers hostiles au maire ont pris par surprise les quelque 250 citoyens qui assistaient à l'assemblée quand le conseiller du district Haut-Saint-Laurent, Louis Potvin, a annoncé qu'il retirait le projet de résolution demandant un avis juridique auquel le maire avait opposé son droit de veto la semaine dernière.

Encore composée majoritairement de partisans du maire Juneau, la foule surprise a même applaudi le conseiller Potvin avant de connaître la suite des choses. Cette apparence de bonne entente a en effet été de bien courte durée puisque la conseillère du district Portneuf, France Hamel, a expliqué lors de la période de questions qu'elle et ses collègues conseillers avaient toujours l'intention de déposer une plainte contre le maire.

«On veut être clairs : nous considérons toujours que le maire aurait commis des manquements. Mais nous avons obtenu de l'information au cours des derniers jours et, maintenant, nous serons en mesure de déposer, plus rapidement que si on avait attendu l'avis juridique, une plainte au bureau du commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales», a-t-elle expliqué, provoquant des cris de désapprobation du public.

Continuité

Le maire a ensuite tenu à préciser qu'il allait continuer le mandat qu'il s'était donné lors de son élection en juin. «Peu importe ce qui arrivera avec la plainte, je vous donne ma parole que ça ne changera pas. J'ai été élu pour discuter, régler le cas avec l'agglomération et mettre de l'ordre et je vais le faire», a-t-il insisté.

Après l'assemblée, le maire a affirmé que les conseillers ne semblaient pas avoir compris le message du ministre Pierre Moreau. «Il a dit deux fois plutôt qu'une qu'ils devraient s'occuper des choses importantes», a-t-il indiqué, répétant toutefois que malgré ces tensions, il demeurait capable de travailler avec le conseil.

«Les séances du conseil sont des séances de travail où on adopte des résolutions pour que la Ville fonctionne, et elle fonctionne. Ce n'est pas la première fois en politique que des gens font des séances de "caca boudin" dans lesquelles ils ont de la peine», a-t-il laissé tomber.

Le conseiller Louis Potvin a pour sa part expliqué sa décision de laisser tomber la demande d'avis juridique par le fait que lui et ses collègues avaient rencontré des gens qui ont accepté de les conseiller et qu'ils ont réalisé qu'ils avaient déjà suffisamment d'information pour porter une plainte contre le maire d'ici quelques semaines.

Laissés de côté

Refusant toujours de dévoiler les détails des manquements reprochés au maire, France Hamel a toutefois noté que les conseillers n'aimaient pas être laissés de côté. «Il faut respecter les élus comme des élus et les consulter quand c'est le temps de les consulter», a-t-elle déclaré.

La conseillère a ajouté qu'elle n'avait pas apprécié du tout d'être informée en même temps que les journalistes du fait que le maire demandait à ses anciens adversaires à la mairie un coup de main afin de trouver des solutions pour que le coût du nouveau centre sportif pèse moins lourd sur les finances municipales.

«Appelez-vous ça de la collaboration, vous?» a-t-elle demandé, ajoutant qu'elle et ses collègues aimeraient bien participer eux aussi à cet exercice. «Nous en avons fait part au maire avant la séance, il l'a noté», a-t-elle conclu.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer