Les bâtiments acquis pour L'Hôtel-Dieu remis en vente

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Parmi les lots à vendre, on trouve notamment la propriété de l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Vous doutiez encore de l'enterrement complet du projet d'agrandissement de l'hôpital de L'Hôtel-Dieu de Québec? Les nombreux terrains et bâtiments acquis et rénovés à coups de millions de dollars en prévision du chantier avorté sont mis en vente, a remarqué Le Soleil.

 

Déjà, la Ville a confirmé qu'elle a déposé une offre de 1,26 million $ pour l'îlot Charlevoix. C'est où? Ce sont les lots vacants voisins de l'établissement hospitalier, vous savez ceux dont les immeubles ont été démolis il y a belle lurette puisqu'il fallait faire de la place pour le mégachantier. Ils sont au coin de la rue Charlevoix et de la côte du Palais.

«La Ville est intéressée. [...] On a reçu un accueil favorable», commente la vice-présidente du conseil exécutif Julie Lemieux, conseillère responsable du patrimoine et de l'urbanisme. 

Le zonage impose des boutiques au rez-de-chaussée. «On aimerait beaucoup qu'il y ait une épicerie qui s'installe.» Mme Lemieux visualise également des halles regroupant des commerces d'alimentation.

Dans l'édifice de cinq étages rêvé par la mairie, les niveaux supérieurs seraient entièrement occupés par des logements. «On veut attirer plus de citoyens dans le Vieux-Québec.» Un appel de propositions pourrait être lancé après les Fêtes afin de dénicher un promoteur.

Cinq lots

Mais il y a plus que l'îlot Charlevoix. Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU) vend aussi les cinq lots situés au pied de L'Hôtel-Dieu, rue Saint-Vallier Est, le long de la falaise. La vaste propriété de l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague, de la rue Richelieu, est également offerte au marché. Tout comme le grand lot voisin, le centre d'hébergement Nazareth de la rue des Glacis et sa vue imprenable sur l'horizon. 

Selon le registre foncier de la capitale, ces propriétés ont une valeur combinée de plus de 11 millions $. Il ne s'agit toutefois pas de la valeur marchande.

Ici, la Ville laissera le champ libre aux promoteurs privés en soulignant qu'il faudra des logements : «La Ville favorise beaucoup le résidentiel», insiste Mme Lemieux. 

C'est la Société québécoise des infrastructures (SQI) qui a été mandatée pour piloter la vente de «trois propriétés excédentaires», indique un porte-parole, Martin Roy. La SQI vient justement de diffuser un appel d'offres pour trouver une entreprise de courtage immobilier pouvant l'aider pour la cession des propriétés étatiques.

Au CHU de Québec, on nous indique que le ministère de la Santé a pris les rênes du dossier de la vente. «C'est eux qui sont responsables du processus. Nous, on les a déclarés excédentaires. Le Ministère a fait la vérification pour voir si le réseau de la santé pouvait les utiliser. Comme la réponse c'est non [ils sont mis en vente]», raconte une des responsables des communications, Pascale St-Pierre.

Travaux d'aménagement

En 2011, le CHUQ avait payé 6,5 millions $ pour l'école Saint-Louis-de-Gonzague. Des travaux d'aménagement et de rénovation d'envergure avaient été effectués afin d'y installer les équipes de gestion du grand chantier de l'agrandissement de L'Hôtel-Dieu, confirme-t-elle. On devait même y ouvrir un centre de la petite enfance de 80 places... Mais c'était avant que le gouvernement décide finalement de plutôt agrandir le pavillon de l'Enfant-Jésus et d'y transférer des unités de L'Hôtel-Dieu.

Et la résidence Nazareth? Elle avait été acquise pour 4,9 millions $. Elle servait à quoi? «On n'a pas eu d'utilisation autre que l'entreposage.»

Propriétés patrimoniale

Les entrepreneurs intéressés par les belles propriétés mises en vente par le Centre hospitalier de Québec devront bien faire leurs devoirs : elles sont toutes classées au répertoire du patrimoine culturel du Québec puisque plantées dans le site patrimonial du Vieux-Québec.

«Le fait que ces propriétés se trouvent dans un site déclaré [...] ne signifie pas que la vente est interdite», explique Anne-Sophie Lacroix, responsable des relations avec les médias du ministère de la Culture. «Toutefois, les propriétaires doivent se conformer aux dispositions de la loi qui prévoient plusieurs mesures de contrôle.»

Une autorisation du Ministère sera requise dès qu'on voudra diviser le terrain, faire une construction, réparer la finition extérieure, démolir, excaver, changer l'affichage...

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