Les maires Labeaume et Loranger unis pour la rivière Lorette

Les maires Labeaume et Loranger espèrent faire avancer... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les maires Labeaume et Loranger espèrent faire avancer les travaux d'un an. Ils estiment que les terminer en 2017-2018, c'est «une année de moins de risque».

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Les maires de L'Ancienne-Lorette et de Québec, Émile Loranger et Régis Labeaume, font front commun et demandent au ministère de l'Environnement de peser sur l'accélérateur dans le dossier de la rivière Lorette. Ils déplorent tous deux les «délais bureaucratiques».

Alors que l'échéancier prévoit la fin des travaux contre les inondations et les refoulements en 2018-2019, les deux maires souhaitent sabrer l'agenda d'un an. Toutefois, pour y parvenir, ils doivent tout d'abord obtenir les autorisations du ministère de l'Environnement et aussi avoir le soutien de la population.

Afin de faire les choses comme il se doit, MM. Loranger et Labeaume ont convié les citoyens touchés dimanche à la Polyvalente de L'Ancienne-Lorette pour faire le bilan des travaux exécutés jusqu'à présent et ceux qui restent à venir. Pour une rare fois, les deux hommes abondaient dans le même sens. La priorité : terminer le chantier le plus rapidement possible.

«On est d'accord sur ce qui doit être fait, a soutenu le maire de Québec. Là où nous avons un problème, c'est que les travaux finiraient en 2018-2019. Pour nous, c'est trop tard. Il y a trop de permissions, il y a trop de délais bureaucratiques dans notre échéancier. Nous avons décidé de faire front commun pour convaincre le ministère de l'Environnement de couper dans les délais. À une situation exceptionnelle, cela prend des délais exceptionnels.»

Une opinion qui est aussi partagée par le maire de L'Ancienne-Lorette, qui aimerait voir plus de souplesse dans les procédures. «Derrière toute cette situation-là, il y a des êtres humains, des familles qui ont été éprouvées deux fois [2005 et 2013] par des inondations. Je pense que le Ministère doit comprendre que l'urgence d'agir nécessite qu'on prenne des mesures tout à fait particulières pour réduire les délais au minimum», estime-t-il.

Pression sur le provincial

Devant une foule d'une centaine de personnes, les maires ont demandé aux citoyens de les soutenir dans leurs démarches et de faire pression sur le gouvernement provincial afin de faire avancer le plus rapidement possible le dossier qui a déjà fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières années. Ils demandent aussi au ministère de l'Environnement une garantie sur la carte des zones inondables.

«Même si on dépense 55 millions $ en travaux», le Ministère ne veut pas nous garantir que «les maisons ne se retrouveront plus dans une zone inondable», déplore M. Labeaume. «L'argent est sur la table, on est capable de dépenser à partir de maintenant. C'est budgété [...] Chaque printemps, on a la crainte que cela recommence.» Avec la fin des travaux en 2017-2018, «c'est une année de moins de risque», ajoute-t-il.

«2018-2019, c'est beaucoup trop loin. À toutes les fois qu'on veut renouveler nos assurances, c'est un combat. Ce n'est pas des difficultés passagères. [...] En 2018, je veux commencer à dormir.»

Richard Thibodeau

«À 65 ans, je trouve cela extrêmement dur. On est tellement stressé. Aussitôt qu'il pleut, on se promène de long en large dans nos maisons [...] Aidez-nous, on n'est plus capable, nous sommes rendus à bout.»

Murielle Bergeron

Messages bien reçus

Le message envoyé par les deux maires et le plan présenté pour les travaux ont été généralement bien reçus par la population. Le président du Regroupement Sinistrés Entraide s'est d'ailleurs dit heureux de voir les deux villes unir leurs efforts.

«La population va être là pour supporter du moment qu'on parle d'accélérer le processus. Ça fait 10 ans que nous en parlons. C'est certain qu'on va être là, affirme Mario Dubé. Ce qui s'est passé par le passé, on peut s'en parler longtemps, mais si on commence à dire qui aurait dû faire quoi, rendu en 2020, il n'y aura rien de réglé. En date d'aujourd'hui, on voit qu'il y a une volonté. On avance!»

Depuis cinq ans, l'agglomération a investi 23,75 millions $ pour empêcher la rivière Lorette de sortir de son lit. D'ici la fin des travaux, au minimum 45 millions $ de plus seront déboursés. Au total, la facture du chantier sera d'environ 70 millions $.

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