Inauguration douce-amère du complexe sportif de Saint-Augustin

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(Québec) C'était journée portes ouvertes, dimanche, au complexe sportif tout neuf de 34 millions $ de Saint-Augustin-de-Desmaures. Malheureusement, les difficultés financières de la Ville et le coût du projet ont jeté une ombre sur les célébrations.

Ça devait être un jour de fête. Inévitablement, le maire Sylvain Juneau a dû répondre à des questions portant sur la nécessité d'avoir construit ce complexe et la pression qu'il exerce sur les finances municipales. «On s'est acheté un équipement, on va le payer», lance celui qui a hérité de cet épineux dossier avec son élection en juin. Il succédait alors à Marcel Corriveau qui a précipité son départ de la vie politique pour des raisons de santé.

Et s'il avait été maire à l'époque, aurait-il entériné une pareille dépense? «On avait besoin de glaces, mais ça coûte très cher», estime-t-il. «Est-ce qu'on aurait pu faire autrement... Est-ce qu'on a une étude de besoin? À cette dernière question, la réponse est non.»

Du même souffle, il reconnaît que c'est un «très bel équipement». N'empêche, il souhaiterait pouvoir diminuer la pression qu'il exerce sur le budget. «J'ai lancé l'idée de trouver des partenaires privés. C'est complexe parce qu'il y a une subvention de 15 millions $ du gouvernement. Mais tout est une question de montage financier. En fait, toute entente qui pourrait nous permettre de diminuer notre charge au niveau de la dette ou de rentabiliser l'équipement pourrait être intéressante», évoque-t-il.

En plus de l'emprunt de quelque 18 millions $, la Ville estime devoir payer des frais fixes annuels d'environ 1,4 million $, une fois soustraits les revenus de location des glaces et de la piscine semi-olympique évalués entre 700 et 800 000 $.

Tensions palpables

La tension entre les conseillers et le nouveau maire était papable, dimanche. Cinq d'entre eux se sont adressés à la presse après le mot d'inauguration du maire, qui était seul à l'avant lors de son allocution. Ces conseillers ont pris part aux décisions de l'ère Corriveau, maintenant critiquées par le maire Juneau.

«C'est un projet collectif important pour la Ville qui va nous permettre de croître, lance sans équivoque le conseiller Louis Potvin, au nom de ses collègues. On est très, très fier. Si on avait à reprendre la même décision aujourd'hui, on reprendrait la même», ajoute-t-il.

Malgré ce que plusieurs en disent, il maintient que Saint-Augustin avait les moyens de «se payer un équipement comme celui-ci». «Au moment où on a pris la décision [vers 2009], la situation financière n'était pas la même. On ne pouvait anticiper qu'on aurait 111 % d'augmentation de taxes en six ans», laisse-t-il tomber.

Pour lui, il n'est pas question de signer un partenariat avec le privé comme le suggère le maire Juneau. «On ne vendra pas l'aréna. Si elle est rentable pour quelqu'un d'autre, elle l'est pour nous aussi.»

M. Potvin, comme l'avait fait M. Juneau quelques minutes auparavant, était frileux à l'idée de discuter de la demande d'enquête du maire faite au ministère des Affaires municipales pour qu'il examine les finances de la Ville depuis 2006, en raison de dossiers «apparemment ambigus».

«Quand je me suis fait élire, j'ai dit qu'il fallait communiquer. Les citoyens ont le droit de savoir où va leur argent, qu'est-ce qu'on en a fait et comment ça s'est passé, a rappelé M. Juneau. On ne peut pas savoir où on va si on ne sait pas d'où on vient. Je ne marcherai pas sur un champ de mines en ne sachant pas trop ce qui va arriver.»

L'idée même de demander une enquête n'est pas partagée par les conseillers. Cependant, M. Potvin souligne qu'ils collaboreront si le Ministère le juge nécessaire. On pourrait en savoir davantage, mardi, lors d'une séance extraordinaire du conseil.

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