Le Canada, «un pays arriéré» en transport collectif, dit Labeaume

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«Désolé de le dire, mais je pense qu'on est un pays arriéré en termes de transport en collectif, vraiment arriéré», a laissé tomber le maire de Québec lors d'un échange avec ses homologues de Lévis et de Montréal au colloque de l'Association du transport urbain du Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

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(Québec) Le maire Régis Labeaume estime que le Canada est «un pays arriéré en termes de transport collectif» et que la présente campagne électorale n'a pas permis de dégager les priorités nationales qui, selon lui, font cruellement défaut.

«Désolé de le dire, mais je pense qu'on est un pays arriéré en termes de transport en collectif, vraiment arriéré», a laissé tomber le maire de Québec lors d'un échange avec ses homologues de Lévis et de Montréal au colloque de l'Association du transport urbain du Québec.

«J'ai l'impression qu'on ne le réalise pas. La campagne électorale finit, et je n'ai pas entendu parler de transports, je n'ai pas entendu parler de plan national des transports. Pis Dieu sait que c'est à mon sens une des bases de l'économie, le transport des biens et des personnes. [...] Pourtant, elle a duré presque 100 jours [la campagne]», a dénoncé M. Labeaume.

Des journalistes lui ont demandé pourquoi le thème était absent de sa liste de priorités alors qu'il doit financer un système rapide par bus d'un milliard de dollars? «Je ne devrais pas avoir à demander ça. Ça devrait se faire naturellement», a-t-il répliqué, ajoutant que la facture revenait au provincial.

Les programmes des trois principaux partis fédéraux abordent la question du transport, tout comme ceux du Parti vert et le Bloc québécois d'ailleurs, mais le sujet n'a pas pris le devant de la scène.

Ce n'est pas la première fois que le maire Labeaume demande au fédéral d'investir dans le transport en commun. «Le fédéral a le fric, mais il ne veut pas s'en occuper. Le provincial a le pouvoir, mais il est cassé. Pis nous autres, on a les problèmes», a-t-il de nouveau déploré publiquement.

Le maire de Québec croit par ailleurs que le transport des biens est la prochaine patate chaude pour les municipalités. «Il y a des nouvelles mentalités qui se développent, les gens sont de plus en plus allergiques au transport des biens dans le centre-ville», a-t-il exposé.

M. Labeaume a fait référence au rapport qu'il a fait préparer sur le transport des marchandises dangereuses, qu'il rendra public prochainement. «J'ai peur de le sortir parce que le monde va penser que tous les camions sont dangereux en ville. C'est ça qui s'en vient», a-t-il soupiré.

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