L'opposition boycottera un plénier sur la biométhanisation à Québec

Maquette de l'usine de biométhanisation de Québec... (Photothèque Le Soleil)

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Maquette de l'usine de biométhanisation de Québec

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(Québec) Les élus de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec boycotteront le comité plénier sur l'usine de biométhanisation prévu vendredi. Paul Shoiry, Anne Guérette et Yvon Bussières estiment ne pas avoir en main l'information nécessaire pour se préparer à poser les questions lors de cette séance d'information avec les hauts fonctionnaires de la Ville.

Lettres et courriels à l'appui, les trois conseillers ont montré aux journalistes leurs démarches des derniers mois pour obtenir diverses études ayant mené à la décision de faire construire à Québec une usine de biométhanisation de 100 millions $ pour transformer les boues municipales (égouts) et les restes de table en biogaz et en engrais.

Or,  les demandes d'accès à l'information et les échanges avec la direction générale de la Ville de Québec n'ont pas permis de mettre la main sur les documents souhaités. Les demandes remontent à février, mars et octobre.

«Pour faire notre travail de façon responsable, on doit avoir l'information. Là, on ne voit pas la pertinence d'être présents», a dit M. Shoiry. Il a écrit aujourd'hui une lettre au maire Régis Labeaume pour l'informer de cette décision.

«On ne sera pas là pour faire les plantes vertes», a renchéri M. Bussières.

Et même obtenir les documents demandés d'ici vendredi ne fera pas changer d'idée, a poursuivi M. Shoiry. «Si on nous les remettait aujourd'hui, on prendrait un mois pour se préparer», a-t-il dit. Seul un report de plusieurs semaines du plénier ferait en sorte que les élus de l'opposition assisteraient à la séance.

«Opération de communications publiques»

Anne Guérette a pour sa part dit voir une «opération de communications publiques» dans une telle séance d'information. De toute façon, elle estime que les jeux sont faits et que le plénier ne vise qu'à justifier une décision déjà prise par le maire Labeaume. «S'il veut faire des opérations de communications publiques, qu'il fasse un point de presse», a-t-elle lancé.

Annoncée pour la première fois en 2010, l'usine de biométhanisation devait initialement être en activité pour 2020 dans le secteur de la baie de Beauport, voisine de l'usine de traitement des eaux. Mais le gouvernement du Québec a récemment allongé l'obligation aux municipalités à la fin 2022, toujours assortie d'une subvention de 44 millions $.

Le mois dernier, l'opposition a tenu un point de presse pour sommer l'administration Labeaume d'abandonner le projet d'usine de biométhanisation de 100 millions $ et de se tourner vers le compostage, comme l'ont fait des villes comme Lévis, Sherbrooke et Gatineau.

Démocratie Québec doute que cette option ait véritablement été envisagée et c'est pourquoi elle exige de voir les études ayant mené à la décision d'opter pour la biométhanisation.

En réplique à cette sortie du mois dernier, Régis Labeaume avait dit qu'il était impossible de trouver un site pour composter les boues municipales, ce qui équivaut, avait-il dit, à «96 000 tonnes de merde».

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