Shoiry juge que l'UPAC devrait enquêter sur Équipe Labeaume

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Le maire Régis Labeaume, lors du conseil municipal de lundi soir

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'opposition à l'hôtel de ville juge que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) devrait se pencher sur le cas de financement illégal décelé par le Directeur général des élections pour des fonds amassés par le directeur général d'Équipe Labeaume, Ronald Gagnon, et le vice-président principal de la firme Pomerleau, Alain Roy.

«Je pense que l'UPAC devrait regarder ce qui se passe. C'est le mandat de l'UPAC d'éclaircir ces questions-là», a dit sans détour le chef de l'opposition, Paul Shoiry. 

Le fait que M. Gagnon plaide «une erreur de bonne foi» et un formulaire oublié ne trouve pas grâce aux yeux des élus de Démocratie Québec.

«Quels sont les liens entre Équipe Labeaume et Pomerleau? Quels sont les liens avec les contrats que Pomerleau doit exécuter pour la Ville? Est-ce qu'il y a une influence quelconque? On pose des questions», a poursuivi M. Shoiry en point de presse avant le conseil municipal.  

«Est-ce qu'on a voulu cacher un DGE le fait qu'un collecteur de fonds d'Équipe Labeaume est quelqu'un qui obtient de gros contrats à la Ville?» a-t-il aussi demandé. «On dit que c'est une erreur de bonne foi, mais à un moment donné, tu additionnes tout ça ensemble et tu te poses des questions.»

Paul Shoiry a aussi souligné qu'en entrevue au Soleil vendredi, M. Roy a nié être le Alain Roy de Pomerleau. «Il s'est caché, il a dit que c'était pas lui», a-t-il noté en montrant aux journalistes une page du cahier souvenir de la construction de l'amphithéâtre présentant Alain Roy comme l'un des principaux artisans du Centre Vidéotron.

M. Gagnon ainsi que M. Roy se sont vus servir une amende exemplaire de 5514 $ chacun.

«Crier au loup», réplique Labeaume

Le maire Régis Labeaume a pourfendu le point de vue des élus de Démocratie Québec. 

«Le problème de l'opposition, c'est qu'à force de crier au loup, ils se demandent pourquoi personne les écoute. Quelqu'un n'a pas rempli un formulaire et ils décident qu'il faut appeler l'UPAC. À un moment donné, c'est pas sérieux.»

M. Labeaume a aussi assuré qu'il ne pouvait pas connaître tous ceux qui amassent des fonds pour son parti politique. «En 2010, je ne pourrais pas vous dire, honnêtement. C'est un gars qui collecte des fonds depuis très longtemps. Et à l'époque, l'amphithéâtre n'était pas démarré. Nous, les contrats, on ne joue pas là-dedans. Ça passe par le service d'approvisionnement.»

Le maire de Québec en a aussi profité pour plaider de nouveau pour le financement public des partis politiques. Une façon de faire, dit-il, qui éviterait toutes ces questions de collectes de fonds par des individus.

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