Émile Loranger entend voter contre le pacte fiscal

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Émile Loranger accuse le gouvernement du Québec de favoriser l'atteinte de l'équilibre budgétaire en refilant la facture aux contribuables québécois qui se logent dans une maison, un condominium ou un appartement.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a l'intention de voter contre le nouveau pacte fiscal avec le gouvernement du Québec et d'inciter plusieurs collègues à faire de même mercredi, lors de la réunion extraordinaire de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) au Centre de congrès de Lévis.

«Je vais voter contre, à moins d'une surprise de dernière minute. Mais avec les renseignements que j'ai pour l'instant, c'est non», a déclaré Loranger lundi en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Le gouvernement du Québec a déposé vendredi ce qui serait, selon Émile Loranger, une offre finale pour renouveler le pacte fiscal. Les 300 membres de l'UMQ en prendront connaissance à 16h mercredi et auront jusqu'à 18h pour se prononcer.

Refiler la facture

«L'an passé, on nous a coupé 300 millions $, ce qui a amené des hausses de taxes dans certaines municipalités alors que d'autres ont puisé dans leurs surplus pour faire face à cette coupure. On croyait que cette coupure serait temporaire, mais semble-t-il que le gouvernement aurait l'intention de la reconduire pour les quatre prochaines années», déplore le maire Loranger, qui a d'ailleurs écrit une lettre à la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy.

Dans cette lettre, Émile Loranger accuse le gouvernement du Québec de favoriser l'atteinte de l'équilibre budgétaire en refilant la facture aux contribuables québécois qui se logent dans une maison, un condominium ou un appartement. «Le gouvernement ne nous transfère plus seulement des responsabilités, il nous transfère directement des impôts à percevoir à sa place. Et ça, c'est de l'hypocrisie administrative.»

Économies

Le maire de L'Ancienne-Lorette a expliqué au Soleil qu'il serait prêt à accepter que la coupe de 300 millions $ demeure si les municipalités pouvaient réaliser des économies ailleurs, en diminuant le contrôle gouvernemental notamment.

«Avec de tels allègements, il y a des économies substantielles à faire. Dans ma municipalité, je suis convaincu qu'on pourrait récupérer les quelque 100 000 $qu'on a perdus dans le pacte fiscal.»

Il aimerait aussi qu'au lieu de régler immédiatement le dossier du pacte fiscal, il soit possible de ne pas le reconduire et de se donner jusqu'en mai pour se pencher sur la question en même temps que sur les allègements. «Ça n'a aucun sens de nous envoyer ça au même moment où nous devons compléter les budgets municipaux.»

Émile Loranger souhaite donc qu'un maximum de municipalités participent à la réunion extraordinaire de l'UMQ dans un but de mobilisation. «On ne peut dire bêtement non au pacte fiscal, il faut un plan B. Et c'est pour ça que ça prend beaucoup de monde autour de la table mercredi.»

De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, n'a pas voulu s'avancer sur la crainte de voir les compressions de 300 millions $ devenir récurrentes. «Notre présidente a tout ça dans les mains. On se voit mercredi [demain] à Lévis. On va voir ça», a-t-il affirmé en marge d'une conférence de presse lundi après-midi.

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