Compostage: Labeaume a insulté les autres maires, dit Shoiry

Paul Shoiry... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Paul Shoiry

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le maire Régis Labeaume a «insulté tous les maires» du Québec qui ont fait le choix du compostage en qualifiant d'«incompétence crasse» l'idée de Démocratie Québec d'abandonner le projet d'usine de biométhanisation.

C'est ce qu'a soutenu vendredi le chef de l'opposition Paul Shoiry, en marge d'un point de presse. «Le gouvernement nous offre le choix, les deux options. Je pense que c'est d'être extrêmement compétent d'évaluer les deux», a-t-il argumenté.

«Quand il a dit que c'était de l'incompétence crasse, ben il a insulté tous les maires au Québec qui ont fait ce choix-là. Le maire de Lévis, les maires de la couronne nord de Montréal, les maires de Gatineau, d'Ottawa», énumère M. Shoiry.

M. Labeaume a justifié la construction d'une usine de biométhanisation à Québec jeudi en soutenant que la quantité de boues municipales dans la capitale (96 000 tonnes) était beaucoup trop grande pour être épandue dans les champs. «Pensez-vous qu'Ottawa a moins de boues dans ses stations de traitement des eaux usées?» a lancé M. Shoiry. La ville ontarienne a tout de même opté pour un centre de compostage.

Le conseiller Yvon Bussières aurait aimé que l'administration municipale présente un comparatif des deux alternatives lors d'un comité plénier. «Là, il nous en met une (alternative) dans la bouche et il veut qu'on l'avale de force», lance-t-il.

La construction d'une usine de biométhanisation, un projet de 100 millions $, est toutefois assortie d'une subvention du gouvernement provincial. «À court terme, je comprends le maire qui est séduit par les subventions, mais il faut penser à long terme dans les services publics d'une ville», argumente Shoiry.

Un contrat de cinq ans à Lévis

Il n'a pas été possible vendredi de s'entretenir avec le maire de Lévis Gilles Lehouiller, à savoir s'il se sentait insulté par les propos de Labeaume, lui qui s'est retiré du projet d'usine de biométhanisation il y a tout juste un an pour continuer à faire du compostage. «Je ne peux pas répondre pour lui, mais chose sûre, la réalité de Québec est très différente de celle de Lévis. On ne peut pas vraiment comparer», a soutenu son attaché de presse Florent Tanlet.

Récoltant déjà les matières putrescibles de ses citoyens depuis cinq ans, la Ville de Lévis vient de signer un contrat de cinq millions $ sur cinq ans avec Biogénie, qui continuera d'acheminer les matières à son centre de compostage de Saint-Henri-de-Lévis.

Quant aux boues déshydratées de la station d'épuration du secteur Saint-Nicolas, elles seront dès 2016 valorisées à 100%, c'est-à-dire qu'elles seront épandues dans les champs.

Selon le site web du ministère de l'Environnement, «l'épandage contrôlé des boues est sécuritaire et permet aux agriculteurs de réduire leur facture d'engrais importé et est souvent moins cher pour les municipalités».

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