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François Picard: au-delà de l'amphithéâtre, la passion intacte d'un ex-élu

«Le maire Labeaume a dit que c'est un... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Le maire Labeaume a dit que c'est un succès collectif, il a raison. C'est une vision globale de tous les services de la Ville» - François Picard, à propos du nouvel amphithéâtre

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) François Picard n'est plus en politique depuis deux ans. Il assure ne pas vouloir jouer à la «belle-mère». Reste qu'au moment où l'amphithéâtre, dont il a été l'élu responsable, est terminé, l'ex-bras droit de Régis Labeaume sent le besoin de revenir sur l'aventure vécue de l'intérieur.

«Le maire Labeaume a dit que c'est un succès collectif, il a raison. C'est une vision globale de tous les services de la Ville», lance l'ex-politicien maintenant ingénieur chez WSP.

François Picard a été le conseiller responsable de l'amphithéâtre jusqu'à l'automne 2013, moment où il a choisi de ne pas se représenter aux élections municipales de novembre. 

Il n'était donc plus en poste pour l'inauguration du Centre Vidéotron la semaine dernière. Déception? Craint-il qu'on oublie sa contribution à l'heure où l'amphithéâtre est sur toutes les lèvres? Non, assure celui qui dit avant tout vouloir parler au Soleil «au nom de tous les travailleurs». «Je me fais le porte-parole des milliers de personnes, des abeilles qui ont travaillé», dit-il. Ceux qui ont pensé, planifié et construit l'amphithéâtre. Mais aussi son voisinage : réaménagement de Hamel, de Soumande, la refonte du site d'ExpoCité. Autant de projets pour lesquels François Picard a été aux premières loges comme élu d'Équipe Labeaume de 2009 à 2013. 

Attablé au petit matin dans un café du quartier Saint-Roch, l'ancien conseiller municipal de Lebourgneuf est visiblement préparé pour l'entrevue. Liste des réalisations en main, celui qui a commencé en politique comme conseiller indépendant de Lebourg-neuf en 1997 était responsable, au moment de quitter la politique, des dossiers de l'aménagement du territoire, des transports et du fameux amphithéâtre au sein d'Équipe Labeaume. Aussi bien dire la plupart des domaines qui occupaient les esprits avec de grands chantiers en cours.

«Présentement, on voit les morceaux se mettre en place dans la ville à cause de décisions que nous avons prises il y a deux, trois ou quatre ans. Ça, c'est fantastique.»

François Picard
Ingénieur, ex-bras droit du maire Régis Labeaume

«Présentement, on voit les morceaux se mettre en place dans la ville à cause de décisions que nous avons prises il y a deux, trois ou quatre ans. Ça, c'est fantastique», dit-il.

En 2013, à l'âge de 50 ans, François Picard a décidé de quitter la politique. Sa famille avait fait assez de sacrifices. Il avait envie de rentrer à la maison.

En entrevue au Soleil sur son départ à l'époque, il avait fait jaser en dénonçant un «climat négatif» et la trop grande place laissée aux «groupuscules "anti-toute"». Pourtant, disait-il, on a «tout pour être heureux» à Québec.

Ce père de deux enfants dans la vingtaine a ensuite été un an «off», tout en restant comme membre bénévole du comité de direction de l'amphithéâtre jusqu'en octobre 2014.

À ce moment, il s'est joint à WSP (anciennement Genivar) où il occupe les fonctions de directeur des projets majeurs.

Un rôle pour lequel son passé d'élu doit être bien utile? François Picard préfère ne pas s'avancer sur cette question. Celui qui connaît de l'interne la gestion de grands projets et les processus d'appel d'offres évitera soigneusement le sujet tout au long de l'entretien.

Une entrevue au cours de laquelle on a toutefois eu par moment l'impression qu'il était encore élu, lui qui a multiplié les «nous» et les «on» en parlant de l'administration Labeaume. 

Retour en politique?

Chose certaine, à entendre parler François Picard, on ne doute pas une minute que son intérêt pour le développement urbain est intact. «Ma passion, c'est d'aimer la ville de Québec, cette passion-là demeure et elle continue de progresser», dit-il.

De quoi penser à un retour comme candidat aux prochaines élections de 2017? «Je ne pense pas», laisse-t-il tomber prudemment. 

La vie politique, dit-il, est «assez intense». «Je dis d'ailleurs chapeau à M. Labeaume, il est au front tout le temps. La pression est énorme.»

En bas de 400 millions $... dès 2013

En tant qu'élu municipal responsable du dossier de l'amphithéâtre, François Picard en a vu de toutes les couleurs. Certains moments ont été plus difficiles, la pression politique, populaire et médiatique a été forte. Mais dès la première pelletée de terre, en septembre 2012, il a senti que l'équipe et le projet étaient bien en selle. «J'ai su dès 2013 qu'on allait arriver en bas du 400 millions $», confie M. Picard à propos du chantier qui s'est finalement soldé à 370 millions $. «La clé, c'est le suivi et le travail d'équipe. Et tout le monde voulait que ce soit un succès», dit-il.

Toujours foi dans les écoquartiers

François Picard voit d'un bon oeil l'évolution des projets d'écoquartiers, un dossier qu'il a défendu en tant que responsable de l'aménagement du territoire jusqu'à ce qu'il quitte la politique municipale en 2013. Malgré les écueils et les retards après l'échec du promoteur Sébastien Leboeuf qui avait remporté les deux appels d'offres pour les écoquartiers de la Pointe-aux-Lièvres et d'Estimauville, ces nouveaux milieux de vie verront le jour, croit M. Picard. «À Pointe-aux-Lièvres, l'édifice de bois [le projet Origine] va être de toute beauté. À d'Estimauville, il y a déjà deux immeubles à bureaux. Ça va se faire. Il faut être patients.»

Le SRB, un choix logique

En tant que responsable des transports, l'ex-vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, François Picard, a longtemps défendu le projet de tramway, projet majeur de l'administration Labeaume. Il avait déjà quitté la politique depuis 18 mois lorsqu'en mars 2015, le choix s'est finalement arrêté sur un service rapide par bus (SRB) où des autobus biarticulés circuleraient sur 38 kilomètres de plateformes aménagées au centre de la chaussée dès 2025. Un choix logique, dit l'ex-élu d'Équipe Labeaume. «Ça permet plus de polyvalence. Cette position est bonne et elle va peut-être susciter davantage d'adhésion», dit-il. Le meilleur coup a été d'intégrer Lévis, croit François Picard, qui continue à suivre de près l'évolution de ce type de transport. Sur le plan technologique notamment, au moment où l'électrification des transports, par exemple, est en croissance.

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