Sainte-Foy: 55% des maisons neuves brisent la trame urbaine, selon des citoyens

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(Québec) À cause de l'absence d'arbres matures et de leur gabarit trop élevé par rapport au voisinage, 55 % des maisons neuves de trois quartiers de Sainte-Foy brisent la trame urbaine, selon une évaluation du Comité pour une densification respectueuse.

Les résultats de cette étude, réalisée ces derniers mois par 25 bénévoles qui ont sillonné les quartiers Saint-Sacrement, Sillery et Saint-Louis-de-France, ont été présentés aux médias mardi.

Lors de ce qu'on a appelé «l'opération peigne fin», la hauteur, les matériaux et le couvert végétal de 171 résidences de moins de cinq ans ont été analysés.

«Il n'était pas question ici de juger le style ou le design d'une maison. Mais on s'est rendu compte que dans quelques rues, il y a une rupture extrême de la trame urbaine, et ça nous préoccupe», explique Michel Fournier, porte-parole du Comité. 

Les membres du Comité se plaignent surtout de la hauteur exagérée de certains duplex par rapport aux maisons voisines et du manque d'espace sur les côtés de la résidence, souvent causé par l'ajout d'un garage fermé.

Pour M. Fournier, «importer le modèle de banlieue neuve» dans la banlieue plus ancienne qu'est Sainte-Foy n'est vraiment pas idéal. 

«On ne veut pas atteindre le point de non-retour qui, dans certaines rues, est atteint. On ne veut pas ça pour le futur. On veut garder l'harmonie qu'on a, l'attraction de nos quartiers», lance-t-il.

Le Comité demande à la Ville de Québec que la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ) se penche à l'avenir sur tous les projets de densification. On souhaite également qu'elle resserre et complète le règlement 2220, qui encadre de tels projets. 

Nouveau règlement depuis un an

Julie Lemieux, conseillère responsable de l'urbanisme à la Ville de Québec, dit ne pas avoir de problèmes avec le «travail de citoyens qui s'impliquent». Toutefois, elle soutient que l'étude porte sur les maisons bâties ces cinq dernières années, alors que le règlement 2220, adopté de façon temporaire il y a un an, n'a pas encore d'effet visible sur le terrain.

«On va sûrement le peaufiner, mais déjà, je pense que ce règlement-là a calmé beaucoup de choses. On est assez satisfaits de ce qu'on a vu», soutient Mme Lemieux.

La conseillère rejette toutefois la proposition que tous les projets soient évalués par la CUCQ, qui a déjà «pas mal de pain sur la planche». 

De façon plus large, elle rappelle que la densification des quartiers bâtis à Québec est une réalité «incontournable». «On essaie de le faire le mieux possible. Ottawa a eu à faire face aux mêmes enjeux ces dernières années et on s'inspire beaucoup de ce qu'ils font», explique-t-elle. 

Après avoir consulté les citoyens en juin, la Ville présentera au début octobre son Programme particulier d'urbanisme (PPU) final pour le site patrimonial de Sillery. Sa «vision de protection des arbres» sera également rendue publique dans les prochains mois, rappelle Mme Lemieux.

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