Sainte-Brigitte-de-Laval s'entend avec ses deux cadres licenciés

La salle était divisée entre quelques partisans et... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

La salle était divisée entre quelques partisans et de nombreux opposants de l'équipe de la mairesse Wanita Daniele.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval a conclu une entente financière avec son ancien directeur général Gaétan Bussières et a réintégré son ex-directeur des services juridiques Sylvain Déry. Les deux anciens cadres avaient été licenciés au début de l'année 2014, des congédiements qui ont été annulés par la Commission des relations du travail (CRT) le 27 juillet.

La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval Wanita Daniele... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

Agrandir

La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval Wanita Daniele

Le Soleil, Erick Labbé

La salle était divisée entre quelques partisans et... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.1

Agrandir

La salle était divisée entre quelques partisans et de nombreux opposants de l'équipe de la mairesse Wanita Daniele.

Le Soleil, Erick Labbé

Devant près des 150 personnes réunies dans l'église Sainte-Brigitte pour la première séance du conseil depuis la décision de la commissaire Myriam Bédard, la mairesse Wanita Daniele a lancé lundi soir un appel au calme, annonçant qu'elle souhaitait tourner la page et qu'une entente avait été conclue avec M. Bussières.

Contrairement à Sylvain Déry, qui agissait comme greffier lundi soir, Gaétan Bussières n'était en effet pas présent à la séance du conseil, où la salle était divisée entre quelques partisans et de nombreux opposants de l'équipe de la mairesse Daniele, qui occupe six des sept sièges au conseil.

«La décision de la CRT permet à la Ville de tourner la page. Est-ce qu'elle est à notre satisfaction? Non. Est-ce que la Ville en tire des leçons? Oui», a déclaré la mairesse, indiquant toutefois que ses commentaires n'avaient pas toujours été rapportés fidèlement.

«Nous vous avons entendus. Vous voulez que les démarches juridiques qui coûtent cher cessent. On aurait pu brasser de la chicane, mais on n'en a vraiment pas envie. Une entente a été conclue avec M. Bussières, dont nous ne pouvons cependant pas dévoiler les détails», a révélé la mairesse.

Plus tard, le conseil a adopté à l'unanimité la création d'un poste d'adjoint au directeur général et à la mairie, qui a été confié à la greffière Caroline Nadeau à la suite de la réintégration de Sylvain Déry comme directeur des services juridiques et greffier.

Amertume

La mairesse a ensuite passé la parole au maire suppléant, Jean-Philippe Lemieux, qui s'est fait plus amer dans ses commentaires. «Je demeure cependant déçu, voire choqué de l'interprétation de la CRT. Cette décision représente selon moi un recul important pour la Ville», a-t-il déclaré, provoquant à la fois huées et applaudissements dans la salle.

«Je trouve dommage, voire scandaleux que, sur la place publique, les congédiements reposent sur une vengeance de Wanita Daniele. C'est le conseil et non Équipe Wanita qui a pris cette décision et même le conseiller d'opposition Louis-George Thomassin a voté pour le congédiement de M. Déry», a-t-il poursuivi.

Réintégré par la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval, Sylvain Déry... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

Agrandir

Réintégré par la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval, Sylvain Déry agissait comme greffier lundi soir.

Le Soleil, Erick Labbé

Céder sous la pression

M. Thomassin s'est par la suite exprimé à son tour et a avoué avoir à l'époque cédé sous la pression. «Au moment du vote, je me suis laissé emporter par la vague, j'ai cru à ce congédiement improvisé et sans fondement.»

La séance a été passablement houleuse, des citoyens chahutant ou applaudissant le conseil à plusieurs reprises. Des opposants avaient d'ailleurs distribué des tracts invitant les contribuables à demander la démission de la mairesse et de son équipe durant l'assemblée.

Le citoyen Jean Giroux a d'ailleurs été le premier à s'exécuter à ce sujet. «J'ai honte de vous depuis 21 mois [...]. On en a assez de cette équipe. Il faut qu'ils s'en aillent. Ça ne nous intéresse pas de payer 1,5 million $ minimum pour une question de vengeance. Quand allez-vous démissionner, vous et vos cinq conseillers?» a-t-il demandé en excluant volontairement le conseiller Thomassin.

«Vous voulez que je réponde à cela? Il n'y en a pas, de date...», a laissé tomber la mairesse en réponse à la question. Elle a ensuite été bombardée de questions par les citoyens, notamment sur la hausse de 60 % de son salaire et sur le fait que six directeurs généraux différents aient oeuvré à la Ville depuis 21 mois avant de couper court à la période de questions et de lever l'assemblée.

Rencontré par Le Soleil après la séance, Sylvain Déry n'a pas voulu commenter sa première journée de retour au travail. «Dès les premières rencontres, on m'a remis une politique qui m'impose la confidentialité dans mes communications avec les journalistes», a-t-il expliqué.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer