L'ex-maire suppléant demande la démission de Wanita Daniele

La mairesse de Sainte-Brigitte-Laval, Wanita Daniele... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La mairesse de Sainte-Brigitte-Laval, Wanita Daniele

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Jean François Néron
Le Soleil

(Québec) La mairesse Wanita Daniele et son équipe doivent démissionner, soutient Francis Côté, ex-maire suppléant de Sainte-Brigitte-Laval, et candidat défait à la mairie en 2013.

«J'ai lu la décision de la Commission des relations du travail [CRT] et j'ai vécu 80 % de ce qui y est inscrit. La conclusion ne m'étonne pas du tout», lance M. Côté.

Devant la CRT, l'ex-directeur, Gaétan Bussières, avait témoigné que c'était pour avoir fait du harcèlement psychologique envers des collègues que la mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, aurait quitté ses fonctions de directrice de l'aménagement du territoire en 2012. Cela expliquait les raisons qui ont motivé, selon lui, Mme Daniele à se «venger» en le congédiant le 20 janvier 2014. À ce sujet, la commissaire Myriam Bédard écrit d'ailleurs : «Plusieurs des gestes posés transpirent la vengeance [...]»

Aujourd'hui, il demande la démission de Mme Daniele. «Il n'y a pas d'autres options. Cette affaire, c'est un constat d'échec. Elle a utilisé des fonds publics pour assouvir une vengeance personnelle», plaide-t-il.

Saga de 2 millions $

M. Côté estime que cette saga pourrait coûter jusqu'à 2 millions $ aux 7500 citoyens de Sainte-Brigitte. Une somme énorme qui représenterait alors près de 20 % du budget annuel d'environ 10 millions $. D'autres sources laissent entendre que la somme avoisinerait plutôt 1 million $.

En plus des 500 000 $ pour ses propres frais d'avocats, Sainte-Brigitte devra payer ceux encourus par Gaétan Bussières et Sylvain Déry, ex-directeur des affaires juridiques, aussi congédié. À cela, il faut ajouter la perte de revenus des deux anciens employés et les dommages fixés par la commissaire Bédard en vertu du harcèlement psychologique subi. Pour l'instant, ce ne sont que des projections.

«L'image de marque de Sainte-Brigitte en a pris un coup, reproche également M. Côté. Si je mets ma maison en vente aujourd'hui, je perds 40 000 $ sur sa valeur réelle. La construction est au point mort. Ça ne va pas bien.»

L'ancien maire suppléant argue que plusieurs citoyens ont perdu confiance, d'où la nécessité d'une démission en bloc. Il compte participer à la prochaine séance régulière du conseil prévue le lundi

17 août. 

Celui qui a perdu les élections en 2013 contre cette même Wanita Daniele dit être actuellement un «citoyen concerné». Cette sortie publique ne constitue pas, selon ses dires, une stratégie pour un éventuel retour au conseil municipal.

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