Pompiers: Québec n'ira pas en appel de la décision de la CRT

Contrairement au maire Labeaume, M. Gosselin assure que... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Contrairement au maire Labeaume, M. Gosselin assure que «jour après jour, nos lieutenants et nos capitaines font la preuve qu'ils sont très bien capables de faire leur travail en tant qu'employés syndiqués». À son avis, le bris dans la chaîne de commandement venait du fait que les chefs aux opérations avaient perdu le contact avec les pompiers dans les casernes, car ils accomplissaient trop de tâches administratives.

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(Québec) La Ville de Québec n'ira pas en appel de la récente décision de la Commission des relations du travail (CRT) qui a anéanti la réorganisation du Service de protection contre l'incendie, taxant au passage l'administration Labeaume d'«antisyndicalisme».

Le maire Régis Labeaume n'a pas manqué pour autant de critiquer la décision. «Bien qu'en total désaccord avec les conclusions du commissaire, la Ville ne désire pas engager de sommes supplémentaires dans cette cause. Pour nous, cette décision est déraisonnable et ne règle en rien les problèmes d'encadrement et de chaîne de commandement des pompiers en caserne», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. Aucune entrevue n'a été accordée sur le sujet. 

Le communiqué dénonce par ailleurs «les jugements de valeur exprimés par le commissaire, de même que ses propos de nature politique qui qualifiaient notamment la Ville d'antisyndicale et d'avoir agi de mauvaise foi». La municipalité lui oppose le règlement négocié de toutes les conventions collectives de ses employés, incluant les pompiers, jusqu'en 2018. 

Dans son jugement de 79 pages diffusé le 25 juin, le commissaire Sylvain Allard annulait les abolitions de postes syndiqués de lieutenant et de capitaine annoncées en 2010 et ordonnait à la Ville de Québec de «cesser toute ingérence dans les affaires syndicales» et de «cesser toute intimidation afin de forcer les pompiers requérants à cesser d'être membres de l'Association» des pompiers professionnels. Il calculait que «la réorganisation est motivée en partie par l'antisyndicalisme». 

Ironiquement, les pompiers de Québec entérinaient l'entente de principe négociée par leur syndicat le lendemain de cette décision fort attendue. Le nouveau contrat de travail, qui couvre une période de neuf ans, est en vigueur jusqu'en 2018. 

«Merveilleux», a laissé tomber Éric Gosselin, président de l'Association des pompiers professionnels, quand Le Soleil l'a contacté, aujourd'hui. «C'est un signe que la Ville nous envoie et on est très heureux», a-t-il lancé. 

Contrairement au maire Labeaume, M. Gosselin assure que «jour après jour, nos lieutenants et nos capitaines font la preuve qu'ils sont très bien capables de faire leur travail en tant qu'employés syndiqués». À son avis, le bris dans la chaîne de commandement venait du fait que les chefs aux opérations avaient perdu le contact avec les pompiers dans les casernes, car ils accomplissaient trop de tâches administratives. 

Avec les récentes décisions et la nouvelle convention collective, ces liens se reconstruisent, dit le représentant syndical, confiant que la mobilisation des employés ira en grandissant.

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